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11 août 2005
MARTIN LEWIS

Subway Steps, 1931,
gravure à la pointe sèche sur cuivre
Les dessinateurs et graveurs étazuniens du début du XXème siècle sont fort peu connus dans nos contrées, et c'est bien dommage. Qui a jamais entendu parler de Martin Lewis ? Il est l'un de ces artistes qui sut porter un regard neuf sur le monde, et plus particulièrement sur la ville.
Né en Australie en 1882, il débarque à San Francisco en 1900. Neuf ans plus tard, il est enfin à New York où il mène une carrière d'illustrateur commercial avant de se consacrer à la gravure sur cuivre à partir de 1915. Influencé par Edward Hopper dont il est l'intime, il enseigne à ce dernier l'art de la gravure.
Le succès de Martin Lewis sera très grand pendant les années 20 et 30. On admirera en particulier ses vues d'un New York souvent nocturne, dans lesquelles il se passe toujours quelque chose aux arrière-plans.
Puis il tombera dans l'oubli au lendemain de la Seconde guerre mondiale et non vraiment, c'est trop injuste ! Martin Lewis est mort en 1962.

Chance Meeting, 1941,
gravure à l'eau-forte et à la pointe sèche sur cuivre
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Spring Night, Greenwich Village, 1930,
gravure à l'eau-forte et à la pointe sèche sur cuivre

Glow of the City, 1929,
gravure à la pointe sèche sur cuivre

Stoops in Snow, 1930,
gravure à la pointe sèche et papier de verre sur cuivre

Night in New York, 1932,
gravure à l'eau-forte sur cuivre

Boss of the Block, vers 1939,
gravure à l'eau-forte et à l'aquatinte

Shadow Dance, 1930,
gravure à la pointe sèche et papier de verre sur cuivre
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Relics, 1928,
gravure à la pointe sèche sur cuivre
Il existe plusieurs techniques de gravures, dont voici décrites les plus courantes.
Le burin
Le principe est très simple : à l'aide de petits burins, on creuse dans la planche de cuivre les traits qu'on désire imprimer. On recouvre ensuite la planche avec une encre qui a la consistance d'une pâte, puis on enlève l'excédent afin que seules restent encrées les parties gravées. On pose la planche de cuivre sur une presse, on la recouvre d'une feuille de papier humide et on imprime un exemplaire. L'opération d'encrage sera répétée pour chaque exemplaire à imprimer.
La pointe sèche
Au lieu d'utiliser des burins, qui ont des sections carrées et creusent des sillons propres et nets, on utilise des espèces de crayons dont la mine est une pointe de métal. Les creux sont moins profonds, les barbes qui se forment à la surface du sillon retiennent l'encre, le trait imprimé ressemble plus à un dessin effectué rapidement à la plume avec de l'encre de Chine. Mais la fragilité des barbes ne résiste pas bien longtemps au passage de la presse à moins que l'on pratique un aciérage, c'est-à-dire le dépôt d'une couche d'acier protecteur par la technique de l'électrolyse (balaise, hein ?)
L'eau-forte
Ce procédé fut inventé au XVème siècle pour concurrencer la gravure au burin. On recouvre de vernis une planche de cuivre. Quand il est sec, on dessine sur le vernis à l'aide de pointes (les mêmes que celles utilisées pour la gravure à la pointe sèche). Ces pointes ôtent le vernis, mettent le cuivre à nu. On plonge ensuite la plaque dans un bain d'eau-forte (acide nitrique ou perchlorure de fer). L'acide va creuser le cuivre là où il n'est plus protégé par le vernis. ENsuite, on imprime de la même manière que précédemment.
L'aquatinte
On répand sur la planche de cuivre de la résine en poudre qu'on fait ensuite fondre en chauffant la planche avec un réchaud. Chaque grain de résine va se coller sur le cuivre, le protéger des attaques de l'acide (comme dans la technique de l'eau-forte). Mais si on plonge la planche telle quelle, l'acide fera son office entre les grains et le résultat, après impression, sera un gris plus ou moins foncé en fonction de la quantité de résine collée et du temps d'immersion dans l'acide. Un fond gris, ce n'est pas très intéressant… Alors après que la résine ait collé à la planche, on dessine dessus avec un vernis protecteur déposé au pinceau. L'acide attaquera le métal là où il ne sera recouvert ni par la résine, ni par le vernis.
Ces quatre procédés (mais il en existe d 'autres) peuvent être combinés entre eux : eau-forte + pointe sèche, eau-forte + pointe sèche + aquatinte, etc.
Liens
Vingt gravures de Martin Lewis sur le site du Smithonian American Art Museum.
Le MOMA (Museum Of Modern Art de New York) présente une intéressante animation en Flash sur la technique de la gravure à l'eau-forte.
Quelques explications concernant les techniques de la gravure sur le site de Bruno Groensteen.
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Commentaires
Une fois de plus lumineux...
La femme dans "Subway Steps" est beaucoup plus vive que celle du tableau du Vrai Parisien...
http://vraiparisien.hautetfort.com/archive/2005/08/10/le-vrai-parisien-connait-le-monde-entier.html
L'une monte, l'autre descend...
Les autres oeuvres me font penser au quartier de Carry Bradshaw dans Sex and the City et aux effets de lumière d'Hopper....
Joli cocktail !
Ecrit par : Quel Fourbi ! | 11 août 2005
j'aime beaucoup subway steps!
Ecrit par : penglobe | 11 août 2005
j'aime !
il a un côté intimiste qui me touche
je pense aussi à Hopper
Ecrit par : sophiegda | 11 août 2005
C'est bien aimable à Quel Fourbi ! de faire un lien vers une de mes pages... Pour la peine, je le pardonne d'avoir gagné le concours d'hier.
Ecrit par : Vrai Parisien | 11 août 2005
Vrai Parisien> Je pense à ton rank, très Cher.......
Ecrit par : Quel Fourbi ! | 11 août 2005
Magnifique, en effet.
Ecrit par : Robert Marchenoir | 11 août 2005
Je découvre et le site et l'artiste.
Que voulez-vous: on apprend chaque jour et c'est très bien...
"Subway Steps" est l'expression même de l'urbanité.
Ecrit par : Shaggoo | 11 août 2005
des photos sperbes...vous jouer avec la lumière tu peux voyager on les regardant...et bon contuniation dans vos créations
Ecrit par : chouchane ali | 27 septembre 2005
Rien a voir.......mais les commentaires sont fermés pour "Le peintre et la petite fille".
Les mots sont magnifiques surrement autant que les images. Un tres agreable moment. Merci de cette telle envie de faire découvrir.
Un papa, musicien et heureux.
Ecrit par : Eric | 04 août 2006
ERIC : ??? Sauf erreur, je n'ai pas de billet intitulé "Le peintre et la petite fille". Pourrais-je avoir des précisions ?
Ecrit par : KA | 04 août 2006







