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23 décembre 2005

TROIS EN UN ET QUATRE SAISONS

Un grand merci à Quel Fourbi !, pourvoyeur de sujets et d'images.


Quels sont, à votre avis, les produits que ces trois personnages sont censés nous vendre ?









Du rouge à lèvres ?




De la crème pour le visage ?




Du shampooing ?





Que nenni ! Que nenni ! Ces trois personnages nous proposent des enregistrements de la musique de Vivaldi.










Naguère, l'on illustrait les couvertures de disques classiques avec un portrait du compositeur, une toile de maître, une vue générale de l'orchestre ou du chef dans sa fosse, un plan rapproché des musiciens quand ils n'étaient pas nombreux.

Puis vint le temps où l'on décida de vendre la plastique de l'artiste.










Le site ouèbe de Deutsche Grammophon propose d'ailleurs d'intéressantes galeries de photos de ses playmates musiciennes.

Mais tout cela relève de l'arrière-garde, puisque la compagnie discographique Naïve a décidé de nous vendre désormais la musique à l'aide de mannequins comme s'il s'agissait de produits de beauté. Vivaldi ravalé au rang de la crème anti-rides.










Si d'aventure vous avez installé les Quatre Saisons en sonnerie de votre téléphone portable, alors vous apprécierez le catalogue Vivaldi de la compagnie Naïve qui n'a jamais aussi mal mérité son nom.



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Commentaires

Comme quoi tout est dans le tout comme rien ne vaut rien. On dirait du Céline Dion :-))

Si je dis, et crois, que je ne regarde aucune réclame ni ne suis sensible à aucun appeau publicitaire, suis-je un menteur ?

Ecrit par : Rato1 | 23 décembre 2005

arf, la JD est navrée, je me souviens, étant petite, je me me faufilais dans la chambre de mon frere et mon plaisir était de regarder les pochettes de ses 33 tours de musique classique, et c'est ainsi que j'ai découvert mes premieres oeuvres de peinture ou bien à quoi ressemblait un hautbois.......

Ecrit par : La Jeune Divorcée | 23 décembre 2005

LA JEUNE DIVORCÉE : Bein oui, les pochettes de disques avaient au moins cet intérêt de nous faire découvrir Caspar David Friedrich illustrant Wagner, au Claude Le Lorrain en couverture de Haendel.
Maintenant, on a des pub L'Oréal.
Parce qu'on le vaut bien ?

Ecrit par : KA | 23 décembre 2005

J'aime beaucoup ce blog. On est tellement sollicité par l'image, agressé par elle... C'est important d'apprendre à regarder et pas juste à voir.

MERCI !

Ecrit par : Defy | 23 décembre 2005

"Si d'aventure vous avez installé les Quatre Saisons en sonnerie de votre téléphone portable, alors vous apprécierez le catalogue Vivaldi de la compagnie Naïve qui n'a jamais aussi mal mérité son nom."

Mon cher KA, je trouve que pour une fois tu vas un peu vite en besogne. Je ne crois pas que la compagnie Naïve soit aussi cynique que tu sembles le suggérer et je ne serais pas étonné d'apprendre qu'il y a une certaine candeur dans leur démarche. Bien sûr il s'agit toujours de vendre un produit, de le rendre attirant. Mais l'utilisation de mannequins pour le "catalogue" Vivaldi, si elle m'a intrigué au début, ne me semble pas tout à fait hors de propos.
Vivaldi représente pour à peu près tout le monde une certaine fraîcheur, la jeunesse, la joie, la vie... en même temps qu'une certaine forme de raffinement. Or les photographies incriminées illustrent bien tout cela.
De plus, contrairement à ton intention, tes montages montrent à mon avis que ces photos ne fonctionneraient pas avec d'autres produits, et qu'elles sont donc un peu plus que de simples photos de mannequins.
Et j'ajoute encore, pour ceux qui n'auraient pas écouté ces disques, que ce sont des interprétations de toute première qualité (je conseillerais en particulier "La verita in cimento"), et sûrement pas du Céline Dion ou de la musique pour téléphone portable.

Ton commentaire est trop empreint d'ironie pour savoir si tu regrettes vraiment le temps ou la musique classique n'était illustrée que par des portraits ou des toiles de maîtres, mais il y aurait un débat à faire là-dessus aussi.
Je trouve pour ma part que les maisons de disques ont à 100% raison d'essayer de dépoussiérer ce genre et les codes qui lui sont attachés. Le style de naguère était tout simplement repoussant : qui prend plaisir à regarder un portrait de barbon en perruque, une photo médiocre d'un orchestre ou d'un musicien aux yeux globuleux, une énième reproduction de musée découpée dans un format absurde ?
Il se trouve que beaucoup parmi les jeunes musiciens sont beaux à regarder. Peut-on le leur reprocher ? Peut-on reprocher aux producteurs d'en profiter en les mettant en valeur ? Cela n'ôte en tout cas rien à leur talent.
Pour finir, Ka, je t'engage à regarder l'ensemble du catalogue Naïve ou celui d'ECM par exemple, je suis sûr que tu y trouveras quantité d'images magnifiques qui sont un réel plaisir pour les yeux et qui donnent envie d'écouter ce qu'elle vendent.

Ecrit par : RB | 23 décembre 2005

RB : Ah aah ! ça ferraille, ça ferraille :-) Ferraillons, donc.

Je ne suis pas du tout d'accord avec tes arguments, que je m'en vais reprendre un par un.

1/ "je ne serais pas étonné d'apprendre qu'il y a une certaine candeur dans leur démarche."

Travaillant dans l'édition depuis… longtemps ! je puis affirmer qu'on ne fait rien avec candeur ou légèreté. Parce que la fabrication et la promotion coûtent cher. Et convoquer des mannequins, des maquilleuses, un photographe, coûte une fortune si l'on fait la comparaison avec le prix demandé pour la reproduction d'un tableau acheté à une banque d'images telle que celle de la RMN (Réunion des Musées Nationaux), ou n'importe quelle autre photo achetée en agence. Un tel cliché doit se vendre 300 euros, peut-être. Je ne suis pas au fait des tarifs actuels, mais en tout cas cela revient considérablement moins cher que des photos réalisées spécialement en studio.
La candeur à ce prix-là, je n'y crois pas une seconde.

2/ "De plus, contrairement à ton intention, tes montages montrent à mon avis que ces photos ne fonctionneraient pas avec d'autres produits".

Mes montages ont été faits à la va-vite. S j'avais eu le temps et des images en haute résolution, je reste persuadé que j'aurais pu "vendre" des produits de beauté avec ces photographies.

3/ "ce sont des interprétations de toute première qualité".

Je n'en doute pas. Mais là n'est pas le problème. Il s'agit d'observer la forme, et non le fond. D'ailleurs on remarquera, à ce propos, que les interprètes, les formations musicales sont assez peu mises en avant dans sur ces visuels. À l'évidence, on ne vend pas du Cecilia Bartoli. Alors la question demeure : que vend-on et à qui ?

4/ "Ton commentaire est trop empreint d'ironie pour savoir si tu regrettes vraiment le temps ou la musique classique n'était illustrée que par des portraits ou des toiles de maîtres".

Avant d'écrire cet article, je me suis replongé dans un amas poussiéreux de pochettes de 33 tours. C'est vrai que voir, par exemple, Caspar David Friedrich systématiquement associé à Wagner ou Malher a de quoi énerver. Cela dit, combien de personnes ont découvert ce peintre grâce à ces pochettes de disques mal imprimées ?

5/ "Il se trouve que beaucoup parmi les jeunes musiciens sont beaux à regarder. Peut-on le leur reprocher ? Peut-on reprocher aux producteurs d'en profiter en les mettant en valeur ?"

Je n'ai jamais reproché ça ! Il ne faut pas tordre mes propos, nonmaididonc. Je suis bien heureux de contempler Hélène Grimaud et j'aimerais bien être un loup…

6/ "je t'engage à regarder l'ensemble du catalogue Naïve ou celui d'ECM"

Ah mais non !!! Je ne veux surtout pas voir le reste du catalogue Naïve et encore moins celui d'ECM ! Là n'est pas le sujet, et je ne te laisserai pas détourner mon attention, nonmaiho !

Et puis de toute façon, je les connais déjà, ces catalogues (amateur de jazz je suis).

Je persiste à dire qu'avec ces images, Naïve veut vendre de la musique comme de la lessive ou des cosmétiques, en espérant toucher un public qui n'est pas forcément mélomane. Et je prédis (je me mouille, là) que cette tendance va se confirmer dans les mois et années à venir.

Parce que le classique ne se vend pas bien. Alors les compagnies discographiques vont prendre des enregistrements amortis depuis des lustres, et vont tout investir dans des emballages façon Nivéa, L'Oréal ou Jean-Paul Gaultier.

Ecrit par : KA | 23 décembre 2005

Je débarque à l'instant et je croyais que Ka voulait nous faire acheter les parfums à offrir demain soir!
Ajoutons un peu d'huile sur le feu!

Quand j'achète un CD de musique classique, mon critère est d'abord le choix des musiciens, mais je suis aussi très sensible à la qualité de la pochette. Et c'est vrai que j'aime les reproductions de tableaux qui présentent des musiciens ou des instruments.pour la musique baroques.

Un jeune label de musique classique a par contre des pochettes très sobres et la qualité musicale s'y trouve aussi.

Voir http://www.ramee.org/catalogue.html#4

Allez, joyeux Noël à tous.

Ecrit par : Micheline | 23 décembre 2005

Dépoussiérer les codes, quelquefois cela ne fait pas de mal, mais le choix de ce genre de photos ne m'apparaît pas comme le plus judicieux pour réveiller, intriguer ou susciter.
Je m'explique: est-ce que vous trouvez ces images originales ? Non, franchement ? Parce que moi, j'ai effectivement la désagréable sensation d'avoir ingurgité des centaines de ces frimousses glacées, tirant des gueules que l'on veut photogéniques alors qu'elles ne sont que...déprimantes.
On pourra toujours recouvrir un manequin d' écorces d'arbre pour illustrer un concerto pour hautbois, je trouve que ces clichés sont d'un académisme...rien ne déborde, tout est bien sage, lissé, ,poli...même les cheveux qui bouclent finissent par accuser la symétrie d'une gentille vague qui n'éclabousse plus personne.
Je ne suis pas un amateur de ce genre de musique et je ne connais pas les anciennes pochettes "au style repoussant et aux portraits de barbons en perruques", mais le conformisme, la superficialité de ces images conforte l'idée reçue (et que je sais pertinemment fausse) d'une musique sans surprise, sans folie, classique dans le mauvais sens du terme. On peut mettre les cheveux en bataille, personne n'est dupe...c' en est presque ridicule tellement cela sonne faux. C'est de l'attitude, du maquillage, du fixateur pour cheveux qu'on nous vend ici, plus qu'une expérience musicale.
La singularité aurait pu se loger ailleurs, avec plus de finesse, d'intelligence, de classe finalement. Mettre au goût du jour c'est bien, définir le goût c'est mieux.

P.S: toutefois j'aime bien les pochettes qui nous montrent les artistes. Même si ils ne sont qu' interprètes (mais quels interprètes !), ce sont eux qui donnent vie et corps, réhumanisent les oeuvres du passé, les ressuscitant au présent. Voir la chair cachée derrière ces enregistrements, c'est donc un juste retour des choses. C'est vrai, la belle gueule prend un peu le pas sur l'instrument, sur la virtuosité...mais là...je dis oui ! (Anna Netrebko...je vais peut-être m'y mettre au classique là. Une sorte de révélation ! Aouuuuuuuuuuuu !)

En parlant de pochettes reproduisant des oeuvres d'art...dans le pack de photos de Naive, y en a pas une qui vous rappelle quelque chose ?
Vaguement...

Ecrit par : Joseph Pujol | 23 décembre 2005

> KA - dans le fond je ne suis pas loin d'être d'accord avec toi et avec les autres. Mais connaissant le souci pédagogique de ce site, je voulais surtout rétablir un équilibre : ceux qui liraient cet article sans connaître les disques en question pourraient facilement s'imaginer que le fond y est dénigré autant que la forme, que Naïve est une maison de requins sans scrupules, qu'elle vend de la musique aseptisée, qu'Anne-Sophie von Mutter et autres Hélène Grimaud ne sont que des "playmates musiciennes" (expression qui ne me paraît pas être un compliment).
Moi aussi je trouve ces pochettes trop lisses, trop proches de ce qui se fait dans la pub, et le concept du mannequin continue à m'intriguer, mais, et c'est ce que j'entendais par "candeur", je ne crois pas que Naïve fomente ici le projet de vendre du classique comme on vendrait du rouge à lèvres. C'est la raison pour laquelle j'invitais à regarder l'ensemble du catalogue : il me semble que cette maison de disques possède tout de même une certaine intégrité artistique. Et je doute qu'ils étendent le procédé à d'autres compositeurs que Vivaldi, puisque comme je le disais, cela convient pas mal à Vivaldi, mais cela ne conviendrait pas à d'autres. Mais bon, moi aussi je peux me tromper.

> Joseph Pujol : pour la dernière question, je donne ma langue au chat.

Et Joyeux Noël en effet !

Ecrit par : RB | 23 décembre 2005

Bon allez...jetez un coup d'oeil à ça et regardez à nouveau les photos. Personnellement, ça m'a sauté à la figure, mais je me fais peut-être des idées...

http://www.cssh.qc.ca/ecoles/simon/museedesenfants.quebec/Peintres/Botticelli/Posters/Botticelli_big/Venus_detail.jpg

je sais pas faire les liens...

Ecrit par : Joseph Pujol | 23 décembre 2005

c'est amusant, ce sujet, ça me fait penser à une amie, alors que je lui laissais feuilleter une revue culinaire pleine de recettes que j'avais bien l'intention de mettre en pratique au péril de ma vie et de ma cuisine (et en fait, surtout de la vie d'un lapin ou d'un poulet, ou d'un cochon, enfin, les trucs habituels,quoi), je la vois devenir rouge de colère, outrée, étranglée d'étre ainsi roulée dans la farine.
Elle se tourne alors vers son sac (un sac de fille, plein de choses absolument extravagantes, comme par exemple, une revue de recettes de cuisine concurrente de celle que je lui avais présenté plus tôt) et là, elle me montre la même photo, mais pour une autre recette.

Du coup, en guise de protestation, on a mangé des maqueraux au barbeque. Pas très élaboré. Mais absolument fameux, pour ne pas dire divinement délicieux.

Ecrit par : GM | 23 décembre 2005

JOSEPH PUJOL : Pas besoin de savoir faire un lien, dans les commentaires. Il suffit d'indiquer l'adresse comme tu as fait et ça fonctionne.

Bien vu, le rapprochement avec la Vénus de Botticellli !

RB : Je sais que Naïve fait des choses de qualité, mais là je trouve que c'est mal venu. Sinon, comme je le disais précédemment, je ne parle jamais du fond, me contentant de regarder la forme. La seule fois où j'ai parlé du fond en deux mots, à propos de Franz Ferdinand, oulalah ! les fans me sont tombés dessus ! Il faut dire que je les avais cherchés.

Sinon, ravaler les Mutter et Grimaud au rang de playmates Pirelli, bah ! c'est de l'humour ;-)

Reste à voir, en effet, si ce procédé va être appliqué à d'autres compositeurs.

GM : Je me demandais où tu voulais en venir avec ton histoire de cuisine, et finalement t'as raison, c'est du pareil au même ! Est-ce à dire qu'à la place de Vivaldi nous allons devoir nous rabattre sur Lorie ? Je m'y refuse. A moins qu'on la fasse rôtir au barbecue.
Bein oui, t'as encore raison ;-)

Ecrit par : KA | 23 décembre 2005

oh !

"barbecue" et pas "barbeque", maintenant, ça me saute aux yeux et c'est horrible ! (mais diantre et sacrebleu, comment donc ai-je pu écrire une horreur pareille !)
(Quant à mettre Lorie au barbeCue, si j'en crois l'affiche que je peux croiser matinalement dans le métro (http://www.lorieonline.net/page_attente/1.jpg), il n'y a qu'un tout petit pas à franchir....

Ce qui est amusant finalement avec ces images, c'est qu'elles prennent sens dans leur contexte (aussi bien la photo du superbe civet de lapin qui est en ralité un sauté de mouton que du rouge à lèvre qui illlustre Vivaldi)
Mais avec les images, nous (en tout cas moi, j'y croyais vachement à ce fichu civet de mouton) avons tous beaucoup moins de recul, d'esprit critique spontanément. J'imagine qu'il y aurait des thèses à écrire sur la question...

Ecrit par : GM | 23 décembre 2005

encore et toujours une histoire d'invasion du profane... dans le sacré. Laissez nous rêveeeeer....

Ecrit par : monnomsaisi | 23 décembre 2005

Les photos de cette collection de Naïve sont effectivement à gerber.

La première fois que je les ai vues en rayon, je me suis fait avoir: je pensais que c'étaient les interprètes, et j'ai cherché leur nom. Brave con.

C'est moderne, maintenant, les pochettes: parce que, comme chacun sait, la musique classique, ça attire la poussière, et le plus urgent pour la promouvoir, ce n'est pas de faire découvrir des oeuvres immortelles par des interprètes de talent à des prix raisonnables, c'est de les dé-pous-siér-er.

Cette démarche est d'autant plus imbécile, de la part de Naïve, qu'il s'agit d'une collection relativement savante d'enregistrements systématiques d'oeuvres de Vivaldi redécouvertes, et rarement ou jamais gravées sur disque.

En plus, les photos sont aussi moches que prétentieuses. Si au moins les filles étaient mignonnes... Mais non, ce sont d'ignobles pouffiasses poseuses. J'aime particulièrement l'hystérique avec une croix sur la poitrine, genre sous-Madonna.

A noter qu'il existe des éditeurs de disques classique qui font un travail remarquable au niveau de l'iconographie et de la présentation du livret, ce qui est un exploit vu le format, calamiteux à cet égard, du CD comparé au disque noir. La maison Alpha, par exemple.

D'ailleurs, un petit post sur les chefs-d'oeuvre graphiques du 33 tours, que ce soit en classique, en rock ou en chanson, je suis sûr que ça aurait de la gueule...

(Gros appel du pied à peine discret.)

Ecrit par : Robert Marchenoir | 24 décembre 2005

ROBERT MARCHENOIR : Faire quelque chose sur les pochettes de disques, j'y ai déjà pensé, oui. Mais difficile de trouver sur le ouèbe les images auxquelles je pense.
En attendant, en guise de cadeau de Noël, un récapitulatif des notes de la Boîte à Images consacrées aux disques et CD :

TRANSFORMER, TRANSFORMER
laboiteaimages.hautetfort.com/archive/2005/11/19/transformer-transformer.html

LES PETITS CARRÉS DE FRANZ FERDINAND
laboiteaimages.hautetfort.com/archive/2005/11/17/les-petits-carres-de-franz-ferdinand.html

BEVERLY ET MILTON
laboiteaimages.hautetfort.com/archive/2005/08/08/beverly-et-milton.html

JIM FLORA
laboiteaimages.hautetfort.com/archive/2005/06/08/jim_flora.html

PETIT JEU "RICK GRIFFIN"
laboiteaimages.hautetfort.com/archive/2005/03/05/c_etait_demain.html

Et ma toute première note, datée du 15/12/2004 :
LE PLAGIAT DE DAVE
laboiteaimages.hautetfort.com/archive/2004/12/15/le_plagiat_de_dave.html

Ecrit par : KA | 24 décembre 2005

Merci du cadeau et joyeux Noël à tous!

Ecrit par : Robert Marchenoir | 24 décembre 2005

Les pochettes sont immondes et le "Stabat Mater" en particulier, superbe, ne méritait pas une telle horreur (1ère pochette de la 2ème rangée).
Reste que le rapprochement entre les publicités pour des parfums ou des produits de l'industrie du luxe en général et certaines oeuvres du répertoire classique me paraît assez conforme à l'air du temps : dans les deux cas, il s'agit de vendre un produit correspondant à un art de vivre lié à une certaine idée de raffinement. Il y a beau temps que ces mêmes oeuvres sont utilisées comme fond sonore de ces publicités, le retour est assez cohérent.
Que ces oeuvres musicales soient ainsi réduites à du joli, ayant sa place au salon à côté du "beau livre", revient peut-être à les dénaturer mais, s'agissant des Quatre Saisons, c'est fait depuis longtemps. Bach (déjà en sonnerie de portable), Mozart (itou) et Haendel (dans les projets de Naïve) ne devraient pas tarder à suivre un chemin similaire, Ligetti devrait résister plus longtemps.

Ecrit par : Zorglub | 26 décembre 2005

En découvrant la "ligne" des pochettes sur http://www.ramee.org/catalogue.html#4 , je ne peux m'empêcher de penser à celle des livres d'informatique publiés par O'Reilly (voir par exemple ftp://ftp.ora.com/pub/graphics/book_covers/hi-res/0596006489.jpg).

Fond blanc dépouillé, typo très classique, illustration sans rapport direct avec le sujet. Dans le cas d'O'Reilly, la plupart sont des illustrations d'animaux, apparemment d'anciennes gravures sur bois. Résultat, un produit qui se reconnaît au premier coup d'oeil, avec une connotation de qualité ...et d'un certain élitisme.

Ecrit par : gvdm | 27 décembre 2005

GVDM : Intéressant ! Les gravures du XIXème sont en effet asez souvent utilisées en ce moment pour des couvertures de livres, de disques, etc.
Faudra que j'en cause un de ces jours, de ça aussi !

Ecrit par : KA | 27 décembre 2005

A lire, pour le passage évoquant ces fameuses pochettes – mais pas seulement —, le point de vue d'Yves Riesel, (fondateur d'Abeille Musique) dans Le Monde : http://www.lemonde.fr/web/article/0,1- href="mailto:0@2">0@2-3232,36-727245,0.html

Ecrit par : Kozlika | 05 janvier 2006

KOZLIKA : Je remets le lien vers le Monde, qui était vérolé :
http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0,36-727245,0.html

Ecrit par : KA | 05 janvier 2006

Juste un commentaire à propos des pochettes de Ramée : je les trouve absolument magnifiques, d'une rare originalité (ras-le-bol de l'iconographie baroque!) et elles ne sont pas du tout sans lien direct avec la musique enregistrée : c'est du second degré, mais c'est toujours très bien trouvé. C'est donc une photographie d'un objet (qui se décline sous d'autres vues à l'intérieur de la pochette, ce qu'on ne voit pas sur le site).
Allez voir http://www.ramee.org/catalogue.html#1.
Catherine

Ecrit par : Cath | 11 janvier 2006

Certes il est dommage que la beauté musicale soit achetable par le biais de la beauté plastique... Mais il faut avouer que ces couverturessont belles !

Ecrit par : Bra | 15 septembre 2006