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10 mars 2006
CHU TA, LE SOUFFLE DE L'UNIVERS - 2
Le pinceau chargé de pensée printanière
rêve d'éclore en fleurs au point du jour.
Chu Ta

Branche de magnolia
Nous fouillerons les entrailles
Du dragon disloqué
À la recherche du sang mâché
du souffle bu
Tout devient voie
Tout devient don.
Ya Ting (né en 1929)

Oisillons picorant sur un rocher
Toutes fleurs exhalent leur parfum,
toutes feuilles servent de coupe à boire.
Une vie dure cent ans ; que faire sinon s'enivrer ?
Déjà coule à flots le vin nouveau couleur d'ambre…
Chu Ta

À l'invite des feuilles de lotus…
Mariée jeune à un marchand de Chü-t'ang :
Jour après jour, en vain, attendre son retour…
Si j'avais su comme la marée est fidèle,
J'aurais épousé un joueur de vagues.
Li I (748-827)

Le joueur de vagues
Les citations ci-dessus sont extraites du magnifique ouvrage de François Cheng, Chu Ta, le génie du trait, Éditions Phébus.

00:05 Lien permanent
Commentaires
Ca devrait être interdit de tels coups de pinceau. Otez-moi ce joueur de vagues de devant les yeux. Pfffffff.
Ecrit par : s_cl | 10 mars 2006
Hé hé, ça tombe bien ça... Moi qui était justement plongé dans le livre de François Cheng. ^^
Ecrit par : Denis | 10 mars 2006
(Tiens, j'avais pas vu qu'il y avait un "1".
Je file le lire de ce pas.)
Ecrit par : Denis | 10 mars 2006
Que c'est beau !
Ecrit par : Paul | 10 mars 2006
J'ai un faible pour le joueur de vagues :'-)
Ecrit par : Micheline | 10 mars 2006
sans charge..
le Tout flotte.
fébrile instant
ou l'encre respire..
Ecrit par : bénédicte | 10 mars 2006
Je t'ai envoyé un mail ce matin, en réponse au tien, mais les caractères déformés qu'il faut copier comme barrage anti-robots l'étaient tellement (déformés) que j'ai dû m'y reprendre à 4 ou 5 fois avant d'obtenir un résultat...
Ecrit par : fuligineuse | 10 mars 2006
Je suis étonné de voir comment cette peinture, dans sa simplification extrême, m'évoque visuellement d'autres choses et pas seulement ce qui est représenté :
Le rocher des oiseaux m'évoque une tête de femme à chignon.
Je vois plusieurs décors possibles (ciel, marécage ?) dans A l'invite des fleurs de lotus".
Le poisson (cachez les yeux de vos doigts pour voir) est aussi un chemin qui serpente, bordé d'arbres.
Les rochers et les arbres (voir Chu Ta 1) prennent parfois des formes de corps.
Que ce soit "voulu" ou non, je me retrouve dans la troublante ambiguité visuelle que j'avais, gamin, à deviner des formes dans les motifs aléatoires du carrelage brun de la cuisine...
Ecrit par : Sébastien Bonifas | 13 mars 2006
"Le vide et le plein", première lecture, puis les autres, au fur et à mesure, toujours aussi prenantes, vraies... et puis lorsque le pinceau se met en route, l'imprégnation de ces textes qui se fait sentir... On n'est plus la même personne après. Merci M. Cheng
Ecrit par : Lilou | 09 septembre 2006
Merci Anne Gavalda ( " Ensemble, c' est tout " ), sans laquelle je n' aurai pas connu ce peintre et cet auteur; bref, ça ouvre les horizons.
Ecrit par : Elodie | 11 septembre 2007
Merci Anne Gavalda ( " Ensemble, c' est tout " ), sans laquelle je n' aurai pas connu ce peintre et cet auteur; bref, ça ouvre les horizons.
Ecrit par : Elodie | 11 septembre 2007







