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03 mai 2006
RODTCHENKO - 2 - Affiches
À partir de 1923, Alexandre Rodtchenko réalise des affiches publicitaires.

Publicité pour le grand magasin GUM et les montres Moser, 1923

Publicité pour la compagnie aérienne Dobrolet,
Vole bien… Vole bien… Vole bien…, 1923

Affiche pour Kino-Glaz (L'oeil du cinéma),
film de Dziga Vertov, 1924

Publicité pour pour les éditions d'État de Leningrad
Lenguiz : des livres dans tous les domaines de connaissances
Lilja (Lily) Brik, qui posa pour cette affiche, était l'épouse d'Ossip Brik (voir son portrait dans le billet précédent) et la maîtresse de Vladimir Maïakovski.
Associés au sein de Reklam-Konstructor, Vladimir Maïakovski et Rodtchenko créent de nombreuses affiches commerciales.
S'éloignant peu à peu du constructivisme pur et dur qui ne fonctionne qu'en noir-rouge-blanc…

Publicité pour le grand magasin GUM,
Le plus commerçant et le mieux rangé, 1923

Publicité pour le grand magasin GUM,
Visiteurs venus des datchas, villes et villages, 1923
… le graphiste et le poète entreprennent de redonner une primauté à la couleur :

Publicité pour le trust du caoutchouc,
Tétines pareilles ne sont et ne furent,
on les téterait jusqu'à l’âge mûr, 1923

Travailleurs, la cherté et la Nouvelle Politique économique
ne nous effraient pas !, 1923

Lisez La Jeune Garde,1924

Nulle part sauf chez Mosselprom, 1925

La bière Trois Montagnes chassera pour de bon
l'ersatz et le tord-boyau, 1925
Alerte ! Alerte ! Je ne garantis pas les traductions ci-dessus. Précisions et rectifications seront les bienvenues. спасибо !
Le prochain billet traitera des photomontages de Rodtchenko.
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Commentaires
Au premier rang on s'impatiente
Ecrit par : Amazone | 03 mai 2006
Bon anniversaire!
Puissiez-vous téter jusqu'à l'âge mûr!
Ecrit par : Porco Rosso | 03 mai 2006
a voir ces travaux là, une seule reflexion me vient ( oui, c'est déja pas mal :) ) : qu'est-ce qu'on manque d'affichistes talentueux à notre époque :/ ...
je veux dire, il y en a, mais l'affiche se doit d'être efficace et lénifiante avant d'être forte, belle, ou drôle. c'est dommage.
Ecrit par : krysalia | 03 mai 2006
Moi, je trouve assez triste un tel étalage de talents perdus. En effet, quoi de plus superfétatoire que des affiches publicitaires dans un monde d'économie dirigée d'où l'idée même de compétitivité est éradiquée ???
Quel gâchis..!
Ecrit par : kalle | 03 mai 2006
KALLE : Je ne suis pas certain de comprendre ton commentaire, mais si tu parles de l'URSS des années 20, il faut savoir que malgré le système économie en vigueur, la publicité et la communication graphique en général y étaient florissantes.
C'est même là que sont nés tous les codes graphiques du XXème siècle qui régissent encore aujourd'hui la mise en page d'affiches ou de livres.
Il y a donc une espèce de paradoxe.
Ecrit par : KA | 03 mai 2006
Lily Brik etait aussi la soeur d'Elsa ("mon amour ma jeunesse") Triolet...
Ecrit par : bijou contemporain | 03 mai 2006
BIJOU CONTEMPORAIN : Oui, j'en parlerai en détail demain, ce sera le quart d'heure spécial Pipeul…
Ecrit par : KA | 03 mai 2006
Publicité pour qui ? Pour quoi ? Les totalitarismes ont toujours laissé une frange d'artistes contrôlés s'exprimer. D'où l'émergence de courants graphiques forts en URSS et en Italie mussolinienne (où la liberté artistique était somme toute bien moins contrôlée qu'en URSS ou en Allemagne). Je dis seulement que si Rodchenko et qqs autres pouvaiten montrer leurs œuvres, combien ne le purent pas... censure de toute vision critique oblige ?
Car je ne vois là que le reflet de la pensée officielle, fondée sur la joie d'être au paradis prolétarien pour... consommer.
Cela posé, je confirme : quel talent !
Ecrit par : kalle | 05 mai 2006
KALLE : Je ne suis pas d'accord, tout n'est pas si simple ! Il y eut d'abord un art qui se mit au service du communisme. Il faut bien voir que cet art était révolutionnaire, au moins autant que la politique qui se mettait en place.
Mais Lénine ne pigea pas tout, loin de là. Les ennuis commencèrent à se profiler pour les artistes.
Puis vint Staline, qui rejeta tout l'art constructiviste et suprématiste.
Et là, les choses se gâtèrent salement.
Rappelons tout de même que Malevitch fut jeté en prison où il fut torturé ; rappelons que Kandinsky dut quitter l'URSS pour s'installer dans Allemagne de la république de Weimar ; rappelons que Rodchenko fut inquiété par le pouvoir stalinien, qu'il mourut dans la solitude et la pauvreté.
L'art constructiviste n'avait plus droit de cité, et le pouvoir soviétique revint vers cet art pompier qu'on retrouvera en Chine et en Allemagne nazie.
Si les suprématistes et constructivistes furent les hérauts officiels du communisme, cela ne dura pas bien longtemps.
A propos de l'Italie : le futurisme, qui fut à l'origine de l'art moderne, fut lui aussi un instrument du pouvoir mussolinien. Bien plus servile que les Russes. Marinetti proclama officiellement son attachement, son adhésion aux thèses fascistes. Et je ne parlerai pas de tous les suiveurs, de l'architecte Piacentini créateur de l'EUR, etc.
Voir par ici :
http://laboiteaimages.hautetfort.com/archive/2005/04/12/les_etonnantes_sources_d_inspi.html
Et par là :
http://laboiteaimages.hautetfort.com/archive/2006/02/08/une-epargne-en-beton-arme.html
Ecrit par : KA | 06 mai 2006







