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11 mai 2006

AUTOUR DU VERROU

Short Stories et la Boîte à Images avaient parlé, dans DON DE DOUBLE VUE et DON DE DOUBLE VUE, des photographies de Mario Sorrenti qui avait réinterprété à sa manière et en 1998 quelques tableaux célèbres pour Yves Saint-Laurent.

Parmi eux, le Verrou de Fragonard, réalisé en 1777 ou 1778.




Cliquez sur l'image pour la voir en plus grand






Oeuvrant également dans la mode, Annie Leibovitz exécuta pour le numéro de mai 2004 du magazine Vogue (version amerlocaine) une série de photos aux références éminemment picturales dont celle-ci, s'inspirant directement du Verrou de Fragonard :






On notera cependant de très notoires différences : position du lit qui a perdu son anthropomorphisme, porte ouverte à gauche, rideau banal, absence de verrou et… Depardieu en séducteur !


Mais Sorrenti et Leibovitz ne sont pas les premiers à avoir puisé chez Fragonard. En 1791, le peintre et graveur Philibert-Louis Debucourt réalisait une eau-forte intitulée la rose mal défendue, clin d'oeil direct au fameux verrou.





Cette gravure existe en deux versions : en couleurs et en noir et blanc.






Il s'agit en fait de la même planche de cuivre qui aura été encrée en noir de manière traditionnelle, ou bien en couleurs avec la technique dite de la poupée.

Cette méthode consiste à appliquer sur le cuivre des encres de couleurs différentes, à l'aide de tampons de tarlatane (la tarlatane est un tissu apprêté, à mailles très larges, servant à la confection des tutus de danseuse).

L'entreprise peut être fastidieuse, mais ça évite de graver une planche différente pour chaque couleur (les ceusses qui auront lu mon billet à propos des techniques de gravure japonaise auront tout de suite compris de quoi il retourne. Les autres, eh bein qu'est-ce que vous attendez pour jeter un COUP D'OEIL SUR L'UKIYO-E ?)

Un petit peu plus tard, vers 1800, Louis-Léopold Boilly y va de sa version en s'inspirant à la fois de Fragonard pour le thème et de Debucourt pour la mise en page inversée. Il appelle ça la douce résistance et là aussi, nous avons une gravure sur cuivre à l'eau-forte colorée à la poupée.








Deux versions de la même gravure, avec des couleurs différentes.

On notera que Boilly n'est pas un inconnu aux yeux d'Annie Leibovitz, qui s'est également inspirée de sa Partie de billard pour l'une de ses photos parues dans Vogue. Et peut-être a-t-elle louché un peu aussi du côté de Debucourt. Mais de cela, nous en reparlerons sans doute une autre fois (le pluriel de majesté, c'est trop la classe !)








En attendant, il n'est pas interdit aux lecteurs de la Boîboîte de partir à la chasse au Verrou car à n'en pas douter, il doit exister une foultitude d'autres reprises de ce chef-d'oeuvre de Fragonard. Celui ou celle qui en ramènera le plus gagnera…

Allez, je vous dis pas, ce sera une surprise, un vrai petit cadeau.


CADEAU BONUS n°1



L'estampe à l'eau-forte et au burin que fit, en 1784, Maurice Blot. Bizarrement, elle a été gravée à l'inverse ainsi que nous le confirme le texte figurant au bas.



CADEAU BONUS n°2



Affiche de Michal Batory
dont j'avais parlé par là.

06:40 Lien permanent

Commentaires

Quel plaisir de suivre votre blog jour après jour. toujours passionnant et varié! Que de découvertese et de leçon d'observation!

Merci

Ecrit par : christine | 11 mai 2006

allez je suis le premier.
Le Verrou une gravure par Maurice Blot (1753-1818), d'après Jean-Honoré Fragonard

http://www.museesdegrasse.com/MVF/fla/JHFGravures.shtml

Ecrit par : JF | 11 mai 2006

Moi j'ai une référence... littéraire (quoi je suis hors jeu ??? ;)) : Muriel Cerf a écrit Le Verrou, un récit né du tableau mais qui ... crève le tableau. C'est paru chez Actes Sud, et dans la collection poche de l'éditeur, Babel.

Ecrit par : flo | 11 mai 2006

et cette reprise ... par lui-même, à moins qu'il ne s'agisse d'une version préparatoire, édulcorée, plus blonde et chaise renversée.
(National Gallery à Londres)
http://www.insecula.com/oeuvre/O0028492.html

Ecrit par : Sylviane | 11 mai 2006

et j'ai enfin retrouvé ceci, dont j'avais un souvenir vague :
Palais Garnier - chorégraphe Jiri Kylian - "Il faut qu'une porte..."
Aurélie Dupont et Manuel Legris en février 2004
http://www.imagidanse.com/francais/presse/26-Fevrier-04/JiriKylian.html

Ecrit par : Sylviane | 11 mai 2006

De Fragonard aux citations du Verrou, il est curieux que la porte passe ainsi de droite à gauche (pour l'observateur). Peut-être que les recherches auxquelles invite Monsieur Ka rétabliront l'équilibre... D'ici là, vite, je tente une analyse (risquée !). La porte et le verrou resitués au début, dans le sens de la lecture, proposent un récit dans sa linéarité : ah ah, que de belles choses nous pouvons imaginer se produire une fois le verrou tourné ! Côté Fragonard et son lit empreint de corps (qu'il les espère ou s'en souvienne), tout le récit est là, dans chacun de ses moments et de ses virtualités.

Ecrit par : nic | 11 mai 2006

un poeme ca compte ?
http://www.doublechange.com/issue4/moxley-fr.htm

une broche, ca compte ?
http://naddak.com/store/comersus_viewItem.asp?idProduct=29194

Ecrit par : bijou contemporain | 11 mai 2006

En 1787 ou 89, Fragonard a peint ce tableau :

The Stolen Kiss / Le Baiser Volé (c'ets l'avant dernier sur la page en lien ci-dessous, cliquez sur l'image pour la voir en grand) :

http://www.wga.hu/index1.html

@Sylviane : bravo !!!

Autre extension littéraire : Les Liaisons Dangereuses de Laclos (si Gallimard Poche a repris le tableau en illustration de couv, ce n'est pas un hasard, mais aussi Les Egarements du Coeur et de l'Esprit de Crébillon Fils, Le Sopha, du même.

Ambiance ciné : eh bien je ne pense pas aux liaisons dangereuses, mais... à Monsieur Hire, et aussi au cinéma de Chabrol. Monsieur Hire est comme un miroir inversé de ce que raconte le tableau ; Chabrol, c'est le drame et le non dit qui explose en huis clos. Sinon, et cela juste pour le rôle de la porte et du verrouillage symbolique, il y a Gossford Park. Mais tout cela est lointain, aléatoire.

Ecrit par : flo | 11 mai 2006

Alors si les écrits comptent :
"A-t-elle à sa porte un verrou doré, qu'on pousse du petit doigt en tournant la tête, et sur lequel retombe mollement une tapisserie sourde et muette ?"
"Il ne faut jurer de rien" Acte I scène 1 - Alfred de Musset
héhé

Ecrit par : Sylviane | 11 mai 2006

J'ai encore trouvé cette image très bizarre, d'une certaine Colette C. (?) :
http://damesaida.canalblog.com/images/reve_colette_c.jpg
sur un site qui l'est encore plus (hum).

Il me semble aussi que Louis Léopold Boilly a peint une version du verrou, mais je ne la trouve pas.
Que n'ai-je plus de temps pour chercher ! Il faut que je travaille un peu quand même.

Ecrit par : Sylviane | 11 mai 2006

SYLVIANE : La version de Boilly est en deux exemplaires dans le billet ci-dessus ! A moins qu'il en ait fait encore une autre mais là j'avoue ne pas savoir.
Quant à l'autre image (je vois qu'on surfe vers des endroits extrêmement louches !), elle est plutôt la citation d'un collage de Max Ernst issu de "Une semaine de bonté", dont j'avais causé par là :
http://laboiteaimages.hautetfort.com/archive/2005/05/30/une_semaine_de_bonte.html

Ecrit par : KA | 11 mai 2006

pour Boilly : oups ! Où ai-je la tête ?
pour "Une semaine de bonté" : oui c'est vrai.

Et ça, ça compte ?
Couverture de Bruce Mau :
http://images.amazon.com/images/P/0942299418.01._SCLZZZZZZZ_.jpg

Ecrit par : Sylviane | 11 mai 2006

SYLVIANE : Nan nan nan ! si on sort toutes les couvertures de livres qui ont utilisé le Verrou, on n'a pas fini, hein ;-)

Le but du jeu, c'est de dénicher des images autour du Verrou. Plagiats, copies, inspirations, citations, etc.

Ecrit par : KA | 11 mai 2006

Oui je comprends bien. Euh désolée pour le triple hoquet de mon message précédent, je ne sais pas ce qui s'est passé.

Ecrit par : Sylviane | 11 mai 2006

Saisi cet autre dessin préparatoire sur une publicité pour le "Palette" d'Alain Jaubert consacré à Fragonard.
http://pic.aceboard.net/img/14766/6743/1147364139.jpg
Je n'ai pas trouvé de source plus "propre".

Ecrit par : Sylviane | 11 mai 2006

Pour revenir à Boilly et croiser ça à "l'ambiance ciné" évoquée dans un des commentaires, il me semble qu'on pourrait faire référence au beau film d'Eric Rohmer, L'Anglaise et le Duc. Tout le monde se souvient sans doute que pour la première fois dans l'histoire du cinéma français (en langue française...) un cinéaste fait déambuler ses acteurs dans des tableaux, dans de vraies toiles peintes. Le peintre qui a fait ces décors s'est inspiré très scrupuleusement des toiles de Boilly (les costumiers aussi d'ailleurs). Je ne me rappelle plus exactement toutes les scènes de ce film mais l'intimité décrite par Rohmer dans laquelle évoluent Jean-Claude Dreyfus et Lucy Russell fait penser à cette ambiance du verrou. Les lumières, notamment qui sont admirables et très proches.

Ecrit par : holbein | 11 mai 2006

J'ai trouvé une bonne repro de la gravure du Verrou par Blot, que je viens d'ajouter à la fin de l'article. Bizarrement, elle a bien été gravée à l'inverse ainsi que le confirme le texte figurant au bas.

Ecrit par : KA | 11 mai 2006

Par curiosité : de quand date l'étude qui est à la National Gallery ?

J'ai cherché du côté des fils Fragonard, mais sans rien trouver

Je trouve qu'avec la référence à Kilian Sylviane se place Hors Concours et Grand Gagnante :)

Kiian (comme Balanchine) est le chorégraphe du duo, j'ai parfois l'impression que Fragonard est le pientre du duo. Bien sûr il a fait des trucs avec plusieurs personnages ou avec un seul... mais dans les portraits par exemple, j'ai toujours l'impression qu'il y a un deuxième personnage hors cadre ou une interaction suggérée. Mais ce n'est qu'une impression. Comme son style est très "badinage", c'est un peu comme dans Marivaux : on lit en créant le duo.

Sur l'interprétation du Verrou : violence ou badinage ? L'ambiguité reste, je crois que le tableau met en suspens ; le Baiser volé, peint quelque 17 ans plus tard, n'éclaire pas forcément Le Verrou de façon définitive. Mais il y a 2 autres tableaux, dont il est dit sur le site du Musée de Grasse qu'il forment une suite vs Le Verrou : L'Armoire et Le Contrat. Si c'est vraiment le cas, on peut penser à 2 amants consentants, on peut même imaginer que l'intensité dramatique de l'action dans le Verrou vient de ce qu'ils craignent d'être surpris dans la chambre (disons alors qu'il y a des gens, les parents, de l'autre côté de la porte). "Ciel, quelqu'un derrière la porte qui peut entrer, dit l'homme, je me précipite pour fermer ce verrou ; arrête tu fais du bruit dit la femme et en fermant le verrou tu vas tout de suite montrer qu'il se passe quelque chose de pas net dans la chambre." Fermer ou pas ? Choix qui relève du tragicomique. Et si on pouvait en faire une lecture vaudevillesque après tout ? ça cadrerait avec l'exagération des formes du lit, celles-ci fonctionneraient comme une farce.

C'est ça qui est fort dans ce tableau : il ouvre la voie à plein de scénarios possibles. Violence physique, heurts de la conscience, drame de l'amour, érotisme ou sentimentalité extrême, complicité, vaudeville... à l'oeil nu, il se situe sur tous les registres.

Ecrit par : flo | 11 mai 2006

FLO : Le Verrou, comme son étude de la National Gallery, datent de 1777-1778.
En vérité, on n'en sait pas plus.

Ecrit par : KA | 11 mai 2006

oups, la date est donnée sur lapage du site pour la fameuseétude de la National Gallery (http://www.insecula.com/oeuvre/photo_ME0000096931.html) : 1777 ou 1778

mais il ya un truc qui m'échappe, Le Verrou est daté de 1770 ? donc ce n'est pas une étude, sauf difficulté à dater. (reprise ? toile retrouvée plus tard ? est-ce que ça pourrait être un de ses fils ?). Il y a un mystère dans cette histoire de Verrou, moi je vous dit.

Ecrit par : flo | 11 mai 2006

FLO : J'avais indiqué 1770, puis j'ai trouvé ailleurs 1777 ou 78…
Ya un mystère, ouais.
Pendant un temps on a même pensé que ce n'était pas un vrai Fragonard tellement la rupture stylistique était énorme.

Ecrit par : KA | 11 mai 2006

Je vous met ce que j'ai trouvé de mon coté pour faire avancer les recherches ! :)

http://www.lafoliedix-huitieme.com/sutra1260.php
Quelques mots trouvés sur un forum avec notemment un super zoom sur les protagonistes !

http://www.planetexpo.fr/murielcerf/image2.gif
Une couverture de livre qui utilise un morceau du tableau

Et puis tant que j'y suis, je vais faire le liens entre notre fameux "Verrou" de Fragonard avec "Les Licteurs rapportent à Brutus les corps de ses fils" de Jacques Louis David et "La malédiction paternelle" de Jean-Baptiste Greuze.

hoplà une image de chaque :
http://wwwiutp.univ-poitiers.fr/COURS-DOCS/cours/powerpoint/im_site/verrou1.jpg
http://marius70.no.sapo.pt/OsLictores.jpg
http://www.educnet.education.fr/louvre/greuze/fingrat.jpg

Dans ces 3 oeuvres on retrouve l'ambiguité entre rejet et attirance (aller vers quelque chose ou s'en enfuir) la composition qui amène également le personnage principal en avant de tout le reste et le halo de lumière par dessus tout ça !

Ecrit par : Freddo | 11 mai 2006

nos posts se sont croisés !

sur la note "double vue", tu as mis 1770 je crois

je viens de trouver ce lien avec du texte
http://www.nationalgallery.org.uk/cgi-bin/WebObjects.dll/CollectionPublisher.woa/wa/work?workNumber=L926

où il y a l'explication de dates et sur le nom du tableau (1778 env. en effet), qui vient de la gravure réalisée en 1784 :
"The painting is a preliminary sketch for a larger picture on canvas and with the same title in the Musée du Louvre, Paris. The Louvre painting is of around 1778, and derives its title from that of the engraving made after it in 1784. The panel on loan to the National Gallery probably just precedes the Louvre canvas, although Fragonard's known drawings on the theme are a few years earlier."

d'après le texte sur le site de la NG.

on apprend qu'il y a eu des dessins préliminaires, visiblement Fragonard y a pensé sur plusieurs années. Ils sont où ?

Ecrit par : flo | 11 mai 2006

décidément les posts se croisent à toute vitesse. Et pendant ce temps, la recherche avance !!! :)

Ecrit par : flo | 11 mai 2006

J'ai trouvé ceci : la bio de Fragonard sur le site de la national Gallery dit qu'en 1771 il avait réalisé une série de commande intitulée "Les Progrès de l'amour". La thématique était donc là, soit au moement où i la fait Le Verrou si celui-ci date de 1770, soit préalablement si Le Verrou date de 1777-78.
Voici le lien vers la page de la NG en question :
http://www.nationalgallery.org.uk/cgi-bin/WebObjects.dll/CollectionPublisher.woa/wa/artistBiography?artistID=244

Une petite recherche simplette sur google avec en mots clé "progress of love fragonard" permet de voir qq tableaux :
http://images.google.fr/images?q=the+progress+of+love+fragonard&hl=fr&btnG=Recherche+d%27images

Ecrit par : flo | 11 mai 2006

Mort
Et que je te sens froide en te touchant, ô mort,
Noir verrou de la porte humaine !

Victor Hugo, Paroles sur la dune (XIII), Livre cinquième En Marche in Les Contemplations

Ecrit par : MiniPhasme | 12 mai 2006

Ébindidonc, il fait causer, ce Verrou ! La semaine prochaine, je chercherai des infos complémentaires, tenterai de dénicher des esquisses s'il en existe toujours.

Ecrit par : KA | 12 mai 2006

Moi, j'aime pas les verrous...

Ecrit par : Kozlika | 12 mai 2006

il y a une vielle chapelle sur le mont Ceix (Chamberet) en Corrèze où les dames qui veulent avoir un enfant doivent agiter vigoureusement le verrou ancien (assez sugestif) de la porte.

Ecrit par : ivon | 13 mai 2006

Ce soir, proclamation officielle des résultats de la Grande Chasse Internationale au Verrou (on se demande qui va être déclaré gagnant, quel suspense !)
Et aussi, on connaîtra la nature du superbe lot gagné qui vaut le détour…

Ecrit par : KA | 15 mai 2006

Ouf! c'est pas moi qui recevrai un gros cadenas en cadeau! :-P

J'étais pas là et j'ai donc pas pu chercher.

« Qui sait bien garder ferme sans verrou et personne ne peut ouvrir. »
Lao Tseu (Tao Te King)

Ecrit par : Micheline | 15 mai 2006

Je suis ravie d'avoir gagné ! Ces marque-pages sont ravissants et comme je lis beaucoup cela me sera très utile !
Il me semble qu'ils sont plastifiés ... dommage ! j'aurais bien demandé une dédicace de Monsieur Ka moi !
Je vous communique mon adresse de ce pas.

Ecrit par : Sylviane | 15 mai 2006

Dix mille ans plus tard :
http://images.google.fr/imgres?imgurl=http://www.monhebergement.fr/aelc/banque_images/verrou.jpg&imgrefurl=http://www.monhebergement.fr/aelc/banque_images/&h=489&w=800&sz=110&tbnid=p0pptJ4C4EiztM:&tbnh=86&tbnw=142&hl=fr&start=8&prev=/images%3Fq%3DLe%2BVerrou%26svnum%3D10%26hl%3Dfr%26lr%3D%26sa%3DN

Just for fun !

Ecrit par : Vroumette | 25 mai 2006

VROUMETTE : Ah ! t'as enfin identifié le caractère sexy du verrou ! Que je ne te surprenne pas à traîner au rayon serrurerie du BHV, hein…

Ecrit par : KA | 25 mai 2006

c'est fantastique de pouvoir se cultiver et en savoir d'avantage, grâce à vous, sur ce sujet qui m'interesse beaucoup. c'est un commentaire sur arte, il y a très longtemps, qui m'a ouvert l'esprit sur cette oeuvre de fragonard, et sur l'univers érotique, sensuel et suspendu qui tourne autour du verrou. merci encore!

Ecrit par : petra | 16 février 2007