« MAGIE DE L'INACHÈVEMENT | Page d'accueil | RICOTA SOLUTO »
17 mai 2006
MIROIR, Ô MON MIROIR
Ce billet, plus spécialement pour Samantdi et Vroumette.
Pierre Bonnard ne traitait qu'un nombre limité de sujets dans sa peinture, et ce choix restreint lui suffisait à explorer tous les domaines qui l'intéressaient.
Parmi eux, le thème de l'encadrement avec, par exemple, des paysages inscrits dans une fenêtre ou une porte-fenêtre.

On pourrait parler là de thème albertien ; dans son traité intitulé De la peinture publié en 1435, Alberti, théoricien de la perspective, énonça l'idée selon laquelle le cadre du tableau est une fenêtre fabriquée par l'homme, ouverte sur une portion du monde. Le peintre représente et donne à voir cette portion capturée d'un monde qu'il possède, dont il est le maître absolu.
Sauf que pas loin de cinq cents ans ont coulé sous les ponts et forcément, au début du XXème siècle l'affaire prend un tour légèrement plus complexe. À propos de l'intérieur formant cadre et de l'extérieur encadré, Bonnard déclarait :
Ils ne font qu'un dans mon esprit.
On est loin d'Alberti tout en en restant très proche. Le problème vaudrait largement la peine d'être étudié à fond, mais reviendons à nos moutons.
Outre le thème du paysage encadré, on trouve celui du personnage - le plus souvent nu - réfléchi par un miroir qui est une autre sorte de cadre.


Ou encore, le thème du nu dans une chambre avec un miroir accroché au mur.

Outre le nu et le miroir, on notera dans cette oeuvre la fenêtre fermée qui n'est rien d'autre qu'une multiplicité de petits cadres, également présents dans les vues de paysages encadrés par une porte-fenêtre. Cette fenêtre fermée se reflète dans le tub. Ajoutons à cela le petit triptyque accroché au mur (peinture ou miroir encore), et on comprend qu'on est là face à un discours qui n'a rien du hasard.
Le miroir et la femme nue. En voici encore deux exemples où la femme qui pose a disparu, on ne voit plus que son reflet dans le miroir. La toile devient une fenêtre albertienne dans laquelle est enchâssée une autre fenêtre albertienne. Rien n'est simple, comme aurait dit Sempé !


Et pour continuer dans la citation : Tout se complique ! Car voici que maintenant, le cadre de la toile serre tellement celui du miroir qu'on a peine à distinguer ce dernier :

Pourtant, il s'agit bien d'un miroir nous reflétant une image en plongée (Bonnard adorait les vues en plongée, ce qui est logique quand on considère qu'il a peint un nombre important de baignoires…)
L'artiste a réalisé plusieurs autoportraits, dont certains sont aussi des vues réfléchies par un miroir. Tous les peintres qui s'autoportraiturent utilisent un miroir. Ou une photo, ce qui revient au même. Mais le plus souvent, ils ne peignent ni les bords du miroir ni ceux de la photo. Bonnard, si. Il se peint dans le miroir de sa salle de bain, et tient à ce qu'on le sache.


On voit par là que le miroir et le personnage dont on ne distingue que le reflet sont des thèmes importants dans son oeuvre. La toile la plus significative dans ce domaine est sans aucun doute cette Femme à mi-corps se regardant dans une glace aussi intitulée la cheminée (1916).

Si la chose était déjà compliquée plus haut, on atteint ici un niveau de difficulté supérieur. Qu'y voit-on ?
Une vue en contre-plongée, pour changer. Avec :
- un miroir, posé sur la tablette d'une cheminée
- sur cette tablette, différents objets dont on peut entre-apercevoir le reflet dans le miroir (le pot brun à droite, le tissu à gauche)
- le reflet d'une femme nue
- le reflet d'une toile accrochée au mur, représentant une femme nue allongée ; il s'agit d'une oeuvre de Maurice Denis, que Bonnard possédait ; le bras levé de la femme reflétée est un écho de celui de la femme du tableau de Maurice Denis
- une psyché derrière la femme reflétée, qui nous permet de distinguer un bout de son dos.
Que n'y voit-on pas ?
Le reflet du peintre. On a souvent mentionné cette absence en lui attribuant une signification qui serait à dénicher dans son histoire amoureuse. Il me semble que plus simplement, l'artiste ne s'est pas représenté parce qu'il n'était pas le sujet de l'oeuvre.
Un tracé perspectif approximatif nous dit que son oeil était situé à hauteur du cadre du miroir. On aurait donc dû voir son crâne, devant le bras abaissé de la femme.

Passons ces considérations, et posons-nous la question de savoir ce qu'a voulu dire Bonnard en peignant cette toile et d'autres.
Joue-t-il sur l'illusion, comme ont pu le faire d'autres artistes traitant le thème du miroir ? Se délecte-t-il de cette mise en abîme afin de tromper nos sens ?
Non. Car pour que cette illusion soit efficace, il aurait fallu utiliser des procédés picturaux plus convaincants : peindre comme un primitif flamand du XVème siècle, ou comme un hyperréaliste amerlocain du XXème.
La réponse est sans doute à chercher dans les propos de Bonnard lui-même :
Si vous voulez, en peinture, rendre la vie où elle est déjà parfaite, vous ne réussirez jamais. Il ne s'agit pas de peindre la vie, il s'agit de rendre vivante la peinture.
Tout est dit, ou presque.
Ajoutons à cela que Bonnard ne peignait pas sur le motif. Quand il représentait son salon avec la table dressée et la porte-fenêtre qui ouvre sur le jardin, il peignait cette toile non pas sur un chevalet disposé dans ledit salon, mais dans son atelier.
Avec la toile déclouée de son cadre et punaisée sur un mur recouvert de papier peint bariolé, à confortable distance du sujet.
Une distance encore accentuée quand il s'agissait de représenter, dans le cadre de la toile, le reflet qu'un miroir renvoie d'une femme avec, dans ce miroir, un autre miroir renvoyant un autre reflet pendant que le premier oublie de refléter le peintre.
Toute cette distance, dans le seul but de servir le principe selon lequel il ne s'agit pas de peindre la vie, il s'agit de rendre vivante la peinture.
11:40 Lien permanent
Commentaires
Juste pour te féliciter pour ton travail et l'analyse que tu apportes dans tes notes.
Ecrit par : Osmany | 17 mai 2006
Le deuxième tableau fait penser à celui d'Edgar Degas "Madame Jeantaud devant un miroir". 1875
http://www.insecula.com/us/oeuvre/photo_ME0000051805.html
Ecrit par : Micheline | 17 mai 2006
MICHELINE : Oui, et les femmes à leur toilette avec le tub sont aussi inspirées de Degas (je n'en ai pas mis dans le billet qui y font directement référence, mais il y en a plusieurs).
Ecrit par : KA | 17 mai 2006
Tout autre chose, à propos de miroir qui reflète une personne qu’on ne voit pas, voici une estampe d’Ippitsusai Bunchô (actif vers 1765-1792 ) représentant Yamashita Kinsaku II tenant un miroir dans lequel se reflète l’acteur Ichikawa Danjürö V.
http://kabuki.ifrance.com/kabuki/lib/k480.jpg
Ecrit par : Micheline | 17 mai 2006
Pour moi cette histoire de miroir me fait écho à "La Dame de Shalott", amoureuse de Lancelot, et condamnée à ne regarder la réalité qu'au travers de son miroir ...
Ici illustrée par J.W. Waterhouse :
http://www.pathguy.com/shalott7.jpg
"I am half-sick of shadows"
Ecrit par : Sylviane | 17 mai 2006
Cette histoire de miroirs me passionne. Et notamment pour ce qui concerne Bonnard qui est un peintre qui n'est pas parmi mes préférés. J'ai fait cet exercice de regarder dans les miroirs de Bonnard et beaucoup de choses sont apparues. Si l'on s'intéresse au tableau intitulé "La Cheminée", la femme qui est représentée buste nu n'est pas Marthe (la femme de Bonnard), c'est Renée Monchaty, ce modèle amoureux de Bonnard alors qu'il connaissait Marthe depuis treize ans. Bonnard décide d'épouser Marthe ; quelques semaines après, Renée se suicide. Le miroir est menteur. Bonnard a disparu (comme Marthe qui est en train de disparaître dans le coin droit du tableau) et, comme la toile de Maurice Denis que Bonnard possédait et qui a réellement disparu : on ne sait toujours pas où elle se trouve, encore aujourd'hui.
J'ai eu la faiblesse de commettre quelques petites réflexions sur le sujet :
http://holbein.free.fr/TRANSIT/BLOG-LR/BObox.htm
Bonnard n'est pas spectaculaire mais nous pose beaucoup de questions.
Ecrit par : holbein | 17 mai 2006
@Holbein
Ta réflexion sur le paravent, notamment sur le tableau du couple nu dans l'intilmité de la chambre, est très intéressante ; le paravent "sépare", le miroir "révèle", mais chacun de façon paradoxale, puisque le paravent révèle (la solitude ? une intimité individuelle retrouvée ?) et que le miroir "cache" (il s'interpose entre le sujet, l'oeil, le peintre, il fait concurrence au tableau -et là nouveau retournement, on peut aussi penser qu'il révèle que le tableau fonctionne comme un miroir). Le miroir comme le paravent ne sont pas seulement des choses qui figurent dans la représentation faite par le tableau : ce sont des outils de représentation, des "sursignes", mais dans une sorte de simplicité.
Au début je pensais qu'il y avait chez Bonnard une mise en abyme. Mais en fait ce n'est pas ça. Parce que penser cela revient plus ou moins à croire qu'il y a un récit dans le récit, une image dans l'image. Ce n'est pas exactement ce qui se passe, parce que cela supposerait une hiérarchie des contenus et des "contenants". En fait, le miroir n'est pas plus mise en abyme vs le tableau que le tableau n'est mise en abyme vs le "monde réel" ou vs son sujet, son "situ". de même que le tableau ne "reproduit" pas le réel, le miroir n'est pas réduit à quelque chose qui reflèterait ce qu'il y a dans le tableau.
Ecrit par : flo | 17 mai 2006
Je pense qu'ici, Bonnard veut exclure complètement le spectateur de sa toile (Bonnard s'exclut lui aussi du tableau où il aurait dû apparaître), afin de laisser la peinture se poser en tant que ce qu'elle est, tout simplement une image.
je suis persuadé que Bonnard aimait beaucoup la toile "Les Menines" de Velasquez...
Ecrit par : Le citadin | 17 mai 2006
Merciiiiiiiiiiiiiiiiiii. Voilà qui me console de n'avoir pu y aller. Le tout agrémenté des explications "comme je les aime". Je crois que "La cheminée" m'aurait tout spécialement plu. Disons que c'est cette toile que j'aurai emporté sous le bras (je commence virtuellement à avoir une collection fort intéressante).
Je suis toutefois frappée par une chose juste en regardant les tableaux que tu as mis pour illustrer ce billet, à savoir les couleurs utilisées par Bonnard pour ses deux auto-portraits. J'ai la sensation qu'il y règne une toute autre atmosphère que dans les autres tableaux, est-ce mon imagination ou y-t-il une raison à cela ?
Ecrit par : Vroumette | 17 mai 2006
VROUMETTE : La sélection d'oeuvres que j'ai mise ici ne rend pas compte de la diversité des thèmes abordés par Bonnard, ni de ses couleurs.
Il est plutôt connu pour avoir fait des choses très colorées.
L'une de ses dernières toiles, représentant une vue à travers la fenêtre de son atelier, est très jaune. Comme les autoportraits.
Quelques exemples :
http://www.columbia.edu/itc/barnard/arthist/wolff/march%2018%20images/bonnard/bonnard_la_toilette.1932.jpg
http://www.columbia.edu/itc/barnard/arthist/wolff/march%2018%20images/bonnard/bonnard_outofthebathnodate.jpg
http://www.columbia.edu/itc/barnard/arthist/wolff/march%2018%20images/bonnard/bonnardthebathroom1932.gif
http://www.artchive.com/artchive/b/bonnard/window.jpg
Ecrit par : KA | 17 mai 2006
Merci encore KA. Par contre, je trouve qu'elle a une drôle de position celle qui sort de sa baignoire !
Ecrit par : Vroumette | 17 mai 2006
Que n'y voit-on pas ?
"Le reflet du peintre. On a souvent mentionné cette absence en lui attribuant une signification qui serait à dénicher dans son histoire amoureuse. Il me semble que plus simplement, l'artiste ne s'est pas représenté parce qu'il n'était pas le sujet de l'œuvre."KA
Exactement, pourquoi le peintre devrait-il être le pendant d’un narrateur omniprésent ?
Ecrit par : Amazone | 17 mai 2006
"aujourd'hui, il pleut
... nuages,
... beau soleil,
... les amandiers sont en fleur,
..."
de ces petites anotations sont remplis ses carnets de croquis,
sans dessins,
pour moi c'est la concision d'un philosophe de la simplicité
Ecrit par : nomad | 18 mai 2006
d'accord avec Amazone. En fait, c'est la même question que pour auteur/narrateur en littérature. On a souvent tendance à projeter des contenus autobiographiques dans une ouvre (ce qui dans certains cas correspond à une réalité, encore que : l'autobiographie ne rend pas compte de l'oeuvre, même s'il y a dans l'ouevre des "morceaux de vie"). si le peintre chosit de ne passe donner comme "sujet de l'oeuvre", c'est peut-être aussi pour dire ça. Il y a la personne qui vit, la personne qui peint ou écrit (auteur), l'instance qui narre, le sujet de la narration/de la peinture. Elles sont à la fois liées et superposées, et pourtant pas les mêmes.
D'ailleurs, l'autoportrait est un truc très étrange, mais très révélateur aussi à cet égard. "qui" est le sujet de l'autoportrait ? (et d'ailleurs est-ce que le peintre se prend la tête et se pose toutes ces questions ? ;) )
Les autoportraits de Bonnard le montrent : via le miroir ; en traine de peindre. Donc c'est non-biographique pour moi, c'est de l'ordre de la narration. "Il ne s'agit pas de peindre la vie"...
Ecrit par : flo | 18 mai 2006
fascinant tou ca....cette obsession de peindre le reflet dans un miroir...sorte de cadre dans le cadre....ou de recadrage sur une autrs réalité, une facon intéresabte de brouilé les pistes de l'image classique...
sinon ka,cela n'a rien a voir, mais sais tu ou est conserver ce magnifique tableau par hasard? http://korkos.club.fr/bonn-06.jpg Il est tellement beau, j'aimerais tant pouvoir le voir "en vrai" un jour ^_^"
Ecrit par : Léo | 18 mai 2006
"Tous les peintres qui s'autoportraiturent utilisent un miroir. Ou une photo, ce qui revient au même."
je suis pas tout à fait d'accord avec ça, peindre d'après modèle ou d'après photo est très différent et je suis sûr que l'on peut voir la différence. Essayez un autoportrait dans un miroir et un autoportrait d'après photo, le premier sera sans doute plus vivant que le second (on en revient encore à rendre vivante la peinture...)
Ecrit par : samuel | 19 mai 2006
utiliser une photo comme réf ce n'est pas forcement plus vivant ^^' degas utiliser frequemment des photos par exemple, or, je ne pense pas que l'ont puisse lui reprocher une peinture figé etc... et c'est loin d'être un cas isolé
Ecrit par : Léo | 19 mai 2006
LEO : je te donnerai la localisation de cette peinture de Bonnard lundi...
Ecrit par : KA | 20 mai 2006
LEO et KA
http://korkos.club.fr/bonn-06.jpg
Musée Pouchkine à Moscou
Ecrit par : Micheline | 20 mai 2006
J'arrive un peu tard : j'ai retrouvé ici tout le plaisir pris à visiter cette exposition en ta compagnie :-) Merci !
Hélas pour ceux qui n'ont pu la voir, les couleurs originales ont une toute autre richesse que dans les reproductions
Ecrit par : samantdi | 20 mai 2006
merci micheline ^^
le musée pouchkine...ca fais un peu loin, c'est bien dommage T_T enfin, peut être un jour aurais je la chance d'y passer ^^"
Ecrit par : Léo | 21 mai 2006
Pour répondre à Holbein, à propos du tableau de la cheminée, l'identité de la femme vue en buste n'est pas certaine, il pourrait s'agir non pas de Renée Montchaty mais de Lucienne Dupuy de Frenelle, autre modèle aimée de Bonnard, les traits du visage semblent lui correspondre, et Renée M était très blonde avec des yeux bleus, celle-ci semble brune avec des yeux noirs. Sinon tout ce que j'aie pu lire ici à travers tous ces textes me parait assez juste et bien observé. ( signé: un spécialiste de Bonnard)
Ecrit par : Fréchet | 04 juillet 2006
Ami avec la famille du peintre, (la famille Terrasse) j'ai eu dernièrement le bonheur de visiter la maison de Bonnard au Cannet, c'est extrêmement émouvant d'entrer ainsi dans les lieux encore habité par l'âme de l'artiste, car rien ou presque n'a changé dans cette maison modeste depuis la disparition du peintre en 47. Que ce soit la salle à manger, l'atelier ou la célébrissime salle de bain ou bien encore la chambre du peintre, tout est tel quel, à peu de choses près. La pièce la plus émouvante est la salle de bain, elle est minuscule, la baignoire en place est celle d'origine, et la vue qu'offre la porte-fenêtre ouverte sur le jardin est déjà une toile de Bonnard, on est subjugué! On pénètre dans le motif, on "entre dans des tableaux" au fur et à mesure que l'on visite la maison. Ici tout à été peint, chaque porte, chaque fenêtre, chaque cheminée, chaque radiateur, jusqu'aux interrupteur! Bonnard n'a rien oublié. Les autoportraits ont été réalisés dans la chambre de Bonnard où se trouve un petit lavabo surmonté d'un miroir, les sortes de lambris que l'on voit derrière lui sont des portes de placards. En ce moment je fais des recherches sur Renée Montchaty, si une personne sur ce site a des renseignements la concernant, merci d'en donner quelques indications.
Ecrit par : Fréchet | 04 juillet 2006
Comme le remarque justement Micheline, les nus au tub de Bonnard puisent leur origine dans ceux de Degas, en fait l'inventeur du thème est Degas lui-même, à partir de 1873, première apparition du tub dans la peinture, Degas en fera beaucoup, mais pas autant que Bonnard qui sera le plus prolifique sur ce thème, l'objet tub est assez rare, j'en collectionne quelques-uns, et les artistes qui ont travaillé sur ce thème sont assez nombreux, en plus des deux précités il faut ajouter les oeuvres de Manet, Lautrec, Valadon, Picasso, Duchamp, Rops, Forain, Matisse, Jean Puy, van Rysselbergue, Vallotton plus un grand nombre d'illustrateurs de l'époque.
Ecrit par : Fréchet | 04 juillet 2006
Oh. J'aime énormément Pierre Bonnard. J'ai pu visiter l'expo rétrospective, au musée d'art moderne... Je crois que Bonnard m'a beaucoup marquée, même si je n'explore pas beaucoup le côté composition... (Hum, quand je regarde une toile au musée, je vois les "zones" de la composition, mais je ne sais pas encore faire de grands traits rouges ou verts dans mes livres...) J'avais traité aussi ce sujet, le sujet bonnard dans mon ancien blog: http://pivoineblanche.skynetblogs.be et j'avais fait pas mal de recherches. Lire cet article m'en apprend encore davantage. "bonnard ne peint pas sur le sujet"... Notre prof (de peinture) nous parlait souvent d'un bouquet de fleurs de bonnard, qu'il avait fini par mettre dans la pièce à côté, pour ne pas se laisser influencer. Il allait le regarder de temps en temps, pour retrouver l'émotion provoquée par ce sujet.
Ce que j'ai particulièrement aimé chez bonnard, c'est la couleur. Quand je suis rentrée à bruxelles, ma première peinture était un déferlement de couleurs... (Une série d'aspirateurs...)
Ecrit par : Pivoine Blanche | 18 septembre 2006
Fréchet pourrait-il me joindre à propos de ses recherches sur Renée Montchaty ?
Ecrit par : A.J.J. Cure | 18 novembre 2006
Bonsoir A.J.J. Cure, je viens de recevoir votre email concernant mes recherches sur Renée Montchaty, je vous laisse mon adresse hotmail sur laquelle vous pouvez me contacter: turquoise47@hotmail.fr
A bientôt j'espère.
Fréchet
Ecrit par : Fréchet | 18 novembre 2006






