« LE JEU DU 3en1 | Page d'accueil | UN CITOYEN BIEN ORDINAIRE »
01 septembre 2006
XANADU, XANADU… VOUS AVEZ DIT XANADU ?
Ce billet est cité dans la check-list du Monde.fr du 6 septembre 2006 - Édition Abonnés.
Xanadu, Xanadu…
Ce mot vous évoque peut-être quelque chose, oui mais quoi ?
Passons en revue quelques significations de ce mot mystérieux :
• La première Xanadu
Il s'agit peut-être de Shangdu (上都), capitale d'été de Kubilai Khan (1215-1294).

Petit-fils de Gengis Khan, Kubilai Khan fonde en 1271 la dynastie Yuan, déplace en 1272 la capitale chinoise vers Dadu (l'actuelle Pékin), et fait de Kaipingfu sa résidence d'été sous le nom de Shangdu, qui signifie Capitale du Nord ou Première Capitale. C'est là qu'il recevra Marco Polo, qui se mettra à son service pendant seize ans.

Plus tard, la dynastie Ming (1368-1644) abandonnera Shangdu qui tombera en ruine.
Aujourd'hui, l'ancienne Capitale du Nord est située en Mongolie intérieure dans la province de Zhenglan.

Shangdu par Sunmading sur flickr.
• La deuxième Xanadu
Shangdu - Xanadu, comment est-on passé de l'une à l'autre ?
Grâce au poète Samuel Taylor Coleridge (1772-1834), auteur du Dit du Vieux Marin (Rime of The Ancient Mariner) qui, à l'issue d'un rêve sous opium, écrivit vers 1796 un poème intitulé Kubla Khan dont voici les cinq premiers vers :
En Xannadu, lui, Kubla Khan,
S'édifia un fastueux palais :
A l'endroit où l'Alphée, la rivière sacrée, se lançait,
Par des abîmes insondables à l'homme,
Vers une mer sans soleil.

Le manuscrit de Coleridge, les cinq premiers vers
Avoir transformé Shangdu - nom chinois tout à fait banal - en Xanadu, nom dont on ne peut déterminer l'origine exacte, voilà l'idée géniale de Coleridge. Son Xanadu va faire des petits, va s'inscrire dans l'imaginaire commun anglo-saxon.
• La troisième Xanadu
Bon c'est bien gentil tout ça, mais on n'a toujours pas d'images convaincantes de cette sacrée Xanadu qui pour l'heure n'est qu'une plaine où poussent des ruines !
Eh non. Et ce n'est pas avec cette troisième version de ce lieu devenu mythique qu'on en aura.
En 1934, Lee Falk invente le personnage de Mandrake le Magicien, dont je reparlerai longuement très bientôt dans la série LES CASES DE FRED (inaugurée avec un article sur Modesty Blaise).
Falk dit que Mandrake a étudié l'hypnotisme et la magie à Xanadu, qui est cette fois située quelque part au Tibet. Phil Davis, premier illustrateur de cette BD, a-t-il dessiné Xanadu ? Je n'en sais rien mais sur un plan scénaristique, il était sans aucun doute préférable de ne pas représenter le passé du héros afin qu'il reste dans l'imaginaire du lecteur.

Or donc, pour avoir enfin droit à des images de Xanadu, il faudra attendre…
• La quatrième Xanadu
En 1933, l'écrivain anglais James Hilton publie Lost Horizon. Ce roman, mi-fantastique mi-science-fiction, raconte l'histoire d'une catastrophe aérienne en Himalaya. Les rescapés trouvent refuge auprès de moines bouddhistes dans la vallée de Shangri-La, paradis perdu à l'écart du monde.
James Hilton s'inspira en partie de Shambhala, cité mythique et mystique issue de la tradition bouddhiste tibétaine.

En 1934, Frank Capra (réalisateur, entre autres, de New York-Miami, L'Extravagant Mr. Deeds, Mr. Smith au Sénat, Arsenic et vieilles dentelles) adapte ce roman pour l'écran. Dans son film (mais je n'en ai pas trouvé la preuve), Xanadu serait le nom de la ville nichée au coeur de la vallée de Shangri-La.

Trois images du film :



Dans le film comme dans le livre, l'avion s'abîme dans la neige himalayenne et leurs occupants sont recueillis par des moines bouddhistes. Hergé se serait-il inspiré de Lost Horizon pour Tintin au Tibet publié en 1960 ? Ce n'est pas impossible.
Le film de Capra a connu un remake musical, réalisé en 1973 par Charles Jarrott :

Pochette du disque 33 tours

Décor du film
• La cinquième Xanadu
J'entends dans le fond des murmures : « La plus célèbre ! Enfin ! C'est pas trop tôt ! » Eh bien oui, Mesdames, Mesdemoiselles, Messieurs, la voici la voilà, la seule l'unique la vraie : la Xanadu d'Orson Welles !
En 1941, Welles co-écrit avec Herman J. Mankiewicz (le frère de l'autre) et réalise tout seul comme un grand l'immense Citizen Kane.

L'histoire est inspirée de la vie de William Randolph Hearst, magnat de la presse qui passa ses dernières années dans son château de style hollywoodien-qui-est-une-insupportable-atteinte-
au-bon-goût-mais-qui-fait-beaucoup-rire-en-même-temps, le Hearst Castle.
Dans le film, la résidence de Kane s'appelle Xanadu. Si elle est une référence au palais de Hearst, son nom vient du poème de Coleridge dont les deux premiers vers apparaissent dans le film. François Truffaut nota fort justement que le patronyme de Kane est sûrement inspiré de celui de l'empereur chinois Kubilai Khan (ou Kubla Khan).
La Xanadu de Welles en images fixes



La Xanadu de Welles en images qui bougent
Quant au Hearst Castle, le vrai, il s'élève à San Simeon, sur la côte californienne. Cette énorme choucroute de pierre et de béton qui regroupe plusieurs styles a été bâtie entre 1919 et 1947 par l'architecte Julia Morgan. Le corps principal de bâtiment compte la bagatelle de cent vingt-sept pièces et la piscine permet d'effectuer quelques brasses.



• La sixième Xanadu
À cette liste prestigieuse, Mesdames et Messieurs, il faut malheureusement ajouter un authentique nanar cinématographique judicieusement intitulé Xanadu, avec la damoiselle Olivia Newton-John en vedette.

Le film, sorti en 1980, raconte l'histoire d'un peintre sans succès qui tombe amoureux d'une danseuse à roulettes. Mais il ignore que la belle n'est autre que Terpsichore, muse de la danse, fille de Zeus et d'Héra. Alors hélas hélas, leur amour sera impossible…
Un film de roller dance, donc, où la patinoire s'appelle Xanadu. L'endroit a existé, il s'agissait du Pan Pacific Auditorium à Los Angeles. Il a brûlé en 1989.


À noter qu'un dessin animé et une bande dessinée - d'une nullité frisant le génie - furent édités afin d'assurer la promotion de ce formidable navet.

Il existe d'autres avatars bédessinés de Xanadu et de Kubilai Khan, à la mode super-héros. Je vous en ferai grâce, par pitié pour vos yeux et pour les miens.
Liens
• La première Xanadu
Un article illustré de photos (de ruines).
Un rappel historique sur cette page de l'Unesco.
Un article du China Daily avec deux ou trois photos de ruines.
• La deuxième Xanadu
Lire par là une explication du poème de Coleridge.
• La troisième Xanadu
Il y aura un lien quand j'aurai pondu l'article sur Mandrake et pas avant, faut pas croire que ça s'écrit comme par magie, hein.
• La quatrième Xanadu
L'intégralité du Lost Horizon de 1973 en 574 photogrammes.
• La cinquième Xanadu
Citizen Kane, la bande-annonce originale du film (sans intérêt, mais bon…)
Le site officiel du Hearst Castle.
• La sixième Xanadu
Pour tout savoir sur le film avec la Newton-John.
Pour tout savoir sur le Pan Pacific Auditorium de Los Angeles, merveille de l'architecture paquebot partie en fumée.
Toutes ces pages sont rédigées en idiome grand-breton.
CADEAU BONUS n°1
Cliquez sur l' image pour la voir en plus grand

Matte painting de Shangri-La
pour le film Sky Captain and the World of Tomorrow, 2004
Les matte paintings sont - ou plutôt étaient - des décors de cinéma peints sur une vitre auxquels on peut incorporer des prises de vues réelles. Le procédé fut largement utilisé pour les trois premiers épisodes de la Guerre des Étoiles. Mais hélas, trois fois hélas, ces matte paintings sont désormais réalisées à l'ordinateur.
CADEAU BONUS n°2
Le poème intégral de Coleridge
KUBLA KHAN
En Xanadu, lui, Kubla Khan,
S'édifia un fastueux palais :
A l'endroit où l'Alphée, la rivière sacrée, se lançait,
Par des abîmes insondables à l'homme,
Vers une mer sans soleil.
Deux fois cinq miles de terres fertiles
Furent ainsi enclos de tours et de murailles :
Et c'étaient des jardins irisés de capricieux ruisseaux,
Où s'épanouissait l'arbre porteur d'encens ;
Et s'étaient des forêts aussi âgées que les collines,
Qui encerclaient dans la verdure les taches du soleil.
Voyez ! ce romantique et profond gouffre, ouvert
Au flanc de la verte colline, sous l'ombrage des cèdres
Lieu d'un charme sauvage ! et plus enchanté
Qui jamais sous la lune déclinante fût hanté
Par femme lamentant pour le démon qu'elle aime !
Et de ce gouffre, avec un bouillonnant tumulte,
Comme si la terre haletait lourdement,
Une puissante fontaine par instant jaillissait :
Et, parmi la ruée du flot intermittent,
D'énormes blocs sautaient comme la grêle bondissante
Ou comme le grain sec sous le fléau à blé :
Et, parmi l'éternel fracas des rocs dansants,
Par instant jaillissait la rivière sacrée.
Décrivant sur cinq miles de fantastiques méandres
A travers bois et vallon la rivière sacrée se lançait,
Puis gagnait les abîme insondables à l'homme,
Et se précipitait en tumulte vers l'océan sans vie :
Et, parmi ce tumulte, Kubla entendit au loin
Des voix ancestrales prophétisant la guerre !
L'ombre du palais de plaisance
Flottait à mi-chemin sur les vagues ;
Là où l'on entendait les rumeurs confondues
De la fontaine et des abîme.
C'était un miracle d'un rare dessein,
Ce palais de plaisance ensoleillé sur l'abîme glacé !
La Demoiselle au Tympanon
Dans une vision m'apparut :
C'était une fille d'Abyssinie,
Et sur mon Tympanon elle jouait,
En chantant le mont Abora.
Si je pouvais revivre en moi
Sa symphonie et sa chanson,
Je serais ravi en des délices si profondes,
Qu'avec musique grave et longue,
Je bâtirais ce palais dans l'air :
Ce palais de soleil ! ces abîmes de glace !
Et tous ceux qui entendraient les verraient là,
Et tous crieraient : Arrière ! arrière !
Ses yeux étincelants, ses cheveux flottants !
Tissez un cercle autour de lui trois fois ;
Fermez vos yeux frappés d'une terreur sacrée :
Il s'est nourri de miellée ;
Il a bu le lait de Paradis.
Traduction d'Henri Parisot, librairie José Corti, 1947
14:40 Lien permanent
Commentaires
Pour moi, Citizen Kane, c'est d'abord le mot "rosebud" qui me vient à l'esprit.
Il y aurait une septième Xanadu, récente celle-ci.
http://www.futura-sciences.com/news-xanadu-region-titan-geologiquement-proche-terre_9363.php
Ecrit par : Micheline | 01 septembre 2006
MICHELINE : Oui je sais, et il y a aussi un projet informatique qui est plus ou moins à l'origine du ouèbe. Mais ces deux trucs-là n'ont pas donné lieu à de la création graphique.
Je les ai donc ignorés.
Pour Rosebud, c'était, paraît-il, le nom que donnait Hearst à une partie très intime de son épouse, l'actrice Marion Davis…
Ecrit par : KA | 01 septembre 2006
Une recherche sur google me donne une multitude de réponses. On trouvera, entre autre:
- un jeu vidéo http://www.vgmuseum.com/scans/scans2/xanadu.jpg
- un "bel" hotel aux bahamas http://www.vacationtimesharerentals.com/Caribbean/Timeshares/Bahamas/Freeport/Xanadu-Beach-Resort-and-Marina/
- un comic http://en.wikipedia.org/wiki/Madame_Xanadu
Ecrit par : JFL | 01 septembre 2006
Des amateurs de « The Skills of Xanadu » de Theodore Sturgeon ?
http://www.noosfere.com/showcase/IMAGES/jailu_829.jpg
Ecrit par : Amazone | 01 septembre 2006
Comment fais tu, redacteur de ce blog, pour savoir tout ça ?
Vous êtes plusieurs ou quoi ?
Ecrit par : Mickael | 01 septembre 2006
J'ai vu la semaine dernière un reportage de 50 minutes sur le château Hearst et Julia Morgan, sur la chaîne Histoire.
Il repasse Mardi 5 septembre à 16h20 pour ceux que ça intéresse :
http://prog.histoire.fr/programme.php?id=2
Ecrit par : Brunehaut | 01 septembre 2006
Xanadu est un mythe profondément anglo-saxon, comme l'indique Monsieur Ka dans la préface ; rares sont donc les francophones qui connaissent le sujet - ce qui le rend d'autant plus mystérieux, comme, dans un autre style, le Necronomicon.
L'objet a bien frappé les imaginations anglo-saxonnes, au point qu'un nombre ridicule de demeures californiennes au goût local s'appellent ainsi : Xanadu et Sam Suffy, même combat.
Ecrit par : Fred | 01 septembre 2006
Pour moi Xanadu = Mandrake. Qu'est ce que j'ai pu me pâmer devant ce magicien. Par contre, j'étais toujours très frustrée car non abonnée au journal de Mickey, je n'avais jamais la fin de l'histoire (bizarrement, je sens que tu vas me vanner la dessus !).
Ecrit par : Vroumette | 01 septembre 2006
Xanadu: Film nul, certes, mais musique d'Electric Light Orchestra. Ca aurait pu être pire.
Fidèle lecteur, mais premier post. Normal on y parle de roller ;-)
Ecrit par : JRoller | 01 septembre 2006
Hé.Moi aussi je suis une fidèle lectrice!!!
Ecrit par : Galago | 01 septembre 2006
ouais moi pareil.
Pas grand-chose à voir, mais William Randolph Hearst était le fils de George Hearst, potraituré comme un personnage très très méchant, une véritable ordure comme on les aime, dans la troisième saison de la génialissime série Deadwood. Mais je parie que personne ici ne regarde cette série. D'ailleurs la dernière saison n'est même pas passée en France. Ce qui rend mon intervention parfaitement inutile.
Ecrit par : RB | 01 septembre 2006
MICKAEL : J'aimerais bien être plusieurs, ouais. Mais depuis que Paméla est partie en vacances, je suis seul. De toute façon elle foutait rien.
Voir par là : http://laboiteaimages.hautetfort.com/archive/2006/07/05/les-fonds-secrets-de-la-boite-a-images.html
VROUMETTE : A qui tu le piquais le Mickey pour le lire, hein ? A un pôvre, je parie ! Méchante fille.
JROLLER : Il faut que tu saches qu'ici se dissimule une secte de rollers. Pour de vrai. Mais chuuut !
GALAGO et RB : Ah oui désolé, j'vous zavions point vus, cachés tout là-bas dans le fond !
Ecrit par : KA | 01 septembre 2006
Il y a d'autres liens entre la BD et le cinéma que les adaptations américaines. Alain Resnais a voulu faire son Mandrake lui aussi et il avait commencé un scénario avec Lee Falk. Fellini avait tourné quelques scènes sans finir le film, c'est pourquoi on retrouve Mastroianni en costume de magicien dans Intervista.
Ecrit par : Dominique | 02 septembre 2006
DOMINIQUE : oui mais là tu dévoiles une partie de mon futur article sur Mandrakeuuuh !
Ecrit par : KA | 02 septembre 2006
Mais qu'est-ce que je fais là? Pour quoi j'ai lu ce truc sur Xanadu alors que j'en ai rien à faire!
C'est la recette des tartes aux moules que je cherchais...
Ecrit par : Glartsmoutch Ier | 02 septembre 2006
Pour les moules, ... Marcel Broodthaerts a mis au point une superbe recette: elle est visible là http://193.190.214.109/webopac/FullBB.csp?WebAction=ShowFullBB&RequestId=402403_1&Profile=Default&OpacLanguage=fre&NumberToRetrieve=20&StartValue=26&WebPageNr=1&SearchTerm1=%20.2.43&SearchT1=&Index1=Index24&SearchMethod=Find_1
Ecrit par : Didier(谢谢) | 02 septembre 2006
J'aime bien le style du bâtiment "Pan Pacific Auditorium", là où'c que Mlle Olivia Bouton Jaunes pâtinait. C'est le style paquebot ? Années 50 je dirais ?
Ecrit par : Didier(谢谢) | 02 septembre 2006
DIDIER(谢谢) : Le style paquebot, c'est années 30. C'en est.
A propos des moules. Quand je lis : « Au-delà d'un clin d'oeil à la notion de "belgitude", la sculpture constitue une sorte de rébus, la moule devenant le "moule" du sculpteur, la surabondance des coquilles pouvant se lire comme une métaphore d'un esprit créatif en pleine ébullition » j'ai envie de répliquer : et mon luc, c'est du poulet ?
Ecrit par : KA | 03 septembre 2006
Le xanadu jeu vidéo, avec toute l'histoire :
http://hg101.classicgaming.gamespy.com/xanadu/xanadu.htm
Ecrit par : bug-in | 03 septembre 2006
Edith Wharton, la grande copine d'Henry James (comme quoi on reste dans l'anglo-saxon) a écrit une nouvelle intitulée "Xanadu" - une petite merveille de cynisme caustique, voire de pure méchanceté, hé, hé... J'adore !
Dans cette nouvelle, Xanadu est par définition le lieu qui n'existe pas, voire même la/les choses qui n'existent pas.
Bref, l'indicible... dont M'sieur KA sait si bien parler;-)
Et ça existe en français aux éditions "mille et une nuits" pour pas cher m'ssieurs-dames !
Ecrit par : la_virgule | 03 septembre 2006
Très jolie nouvelle de la grande Edith, en effet.
Pour Coleridge, l'ouvrage de John Livingston Lowes, "The Road to Xanadu: A Study in the Ways of the Imagination", fait autorité.
William Dalrymple, auteur de plusieurs ouvrages sur l'Asie (dont une biograpie de Marco Polo), a aussi écrit il y a quelques années un livre de voyages intitulé "In Xanadu: A Quest".
Enfin, puis-je me permettre de signaler que la traduction française de M. Henri Parisot ne rend pas tellement justice au poème de Coleridge...
Ecrit par : Guillaume Cingal | 03 septembre 2006
Bon, Xanadu, j'ai bien compris... mais il y a un mot évoqué dans le sujet qui est encore plus mythique c'est Shangri-La.
Peut-on en savoir plus sur ce lieu mythique (où c'est ? , les horaires des trains, y-a-t-il des phramacies ouvertes la nuit...)
Ecrit par : Ph.Watrelot | 03 septembre 2006
Shangri-La
Comme KA est fort occupé ce soir et qu'il n'a plus de secrétaire, je réponds pour lui. ;-))
Début de réponse sur http://fr.wikipedia.org/wiki/Shangri-La
Le maître répondra peut-être plus amplement.
Ecrit par : Micheline | 03 septembre 2006
A propos de Shangri-La : il n'y a pas grand-chose à dire de plus que ce qui figure dans la Wikipedia, et surtout dans les trois liens externes associés.
Shangri-La est une invention de James Hilton, l'auteur de "Lost Horizon" évoqué plus haut. Pour des raisons touristiques, plusieurs villes tibétaines revendiquent à l'heure actuelle d'être la mythique Shangri-La. Alors qu'en Mongolie intérieure, on évoque souvent Shangdu (Xanadu) à des fins indépendantistes. Les autorités chinoises apprécient…
A titre perso, je me souviens d'un flipper des années 60-70 qui était décoré aux motifs de Shangri-La.
Ecrit par : KA | 03 septembre 2006
Et la chanson du groupe RUSH : "XANADU", à quoi fait donc t'elle référence ??...
Ecrit par : sponz | 03 septembre 2006
heu, pour la remarque finale.... je trouve qu'il y a des matte paintings numériques aussi belles que des mattes tradi...
Il y a toujours quelqu'un pour les faire derrière l'outil et seul le talent fait l'image, pas l'outil.
Ecrit par : calirezo | 03 septembre 2006
Pour répondre à SPonz :
jettes un oeil au poème de Coleridge et compares avec les paroles de la chanson de Rush --> les termes sont presque les mêmes, notamment la fin : "Il s'est nourri de miellée ;
Il a bu le lait de Paradis."
reprise dans la chanson en anglais dans le texte par :
"Oh, I will die on honey dew,
And drink the milk of Paradise."
ou encore lorsque Coleridge écrit : "A l'endroit où l'Alphée, la rivière sacrée" et que le groupe chante :
"To seek the sacred River Alph."
Les membres du groupe Rush font donc référence à la "deuxième Xanadu"...
Voilà, voilà... @+
Thomas V.V., 17 ans et curieux d'en apprendre un peu plus sur cette légende.
PS : la version la plus belle et la plus "fondée" des Xanadu, d'après moi, est celle, à la fois de Kubla Kanh et de Coleridge.
Ecrit par : tivivi | 03 septembre 2006
CALI : Voui bien sûr, qu'il y a des matte-paintings numériques aussi chouettes que des peintes sur verre.
Sauf que moi-personnellement-je, chuis capable de faire un matte sur du verre, mais infoutu de le réaliser sur écran.
Autrement dit, je fais dans l'incompétence alliée à la mauvaise foi avec option jalousie ;-)
J'ai prévu un billet sur les matte. A lire d'ici quelques jours, cette semaine ptêtre.
Ecrit par : KA | 04 septembre 2006
Pour revenir sur Xanadu il y a aussi un site en français créé en Mongolie qui propose de découvrir la Mongolie, guide, voyage, achat de yourte etc.
Voici l'URL : http://www.xana-doo.mn/francais.htm
Ecrit par : Jack | 06 septembre 2006
Ce billet est cité dans la check-list du Monde.fr du 6 septembre 2006 - Édition Abonnés.
Merci à l'ami Peter Gabor qui me l'a signalé !
Son excellent blogue est par là :
http://paris.blog.lemonde.fr/
Ecrit par : KA | 06 septembre 2006
Bravo pour ce dossier très intéressant et très bien mis en image !! Je connaissais "Xanadu" par le film d'Orson Welles et m'étais souvent demandé d'où venait ce nom - tout en étant pris d'un grand coup de flemme à l'idée d'investiguer davantage.
Cet article est cité dans le courier électronique du 06/09 envoyé aux les abonnés, c'est ainsi que j'en ai entendu parler.
Bonne continuation
Ecrit par : RenaudD | 06 septembre 2006
Correction par rapport à mon commentaire précédent pardon : "Cet article est cité dans le courier électronique du 06/09 envoyé aux les abonnés ^^de l'édition électronique du Monde^^ , c'est ainsi que j'en ai entendu parler."
Ecrit par : renaudD | 06 septembre 2006
il y a aussi xanadu dans l'imaginaire des internautes français, cet état de rêverie qui guide les typos et autres fautes de frappes ou lapsus du clavier : j'ai vu ces derniers mois un nombre non négligeable de personnes, parmi celles ayant du mal à taper sans faute ni redoublement mal placé leur adresse email @wanadoo.fr, qui l'orthographient... xanadoo.fr
aaaargh!
Ecrit par : JJ | 11 septembre 2006
Nous pourrions allonger la liste avec son anagramme Daxuan, petite ville chinoise du Guangxi, entre Liu- zhou et Wuzhou.
Ecrit par : Thomas | 19 septembre 2006
J'arrive un peu après la tempête certes, mais il y a tout simplement www.xanadu.fr : cabinet d'architectes lyonnais.
On trouve sur le site des références à Coleridge et forcément à Citizen Kane.
Ecrit par : (Rose)Bud | 19 octobre 2006
Merci d'avoir élucidé pour moi le double mystère de Xanadu e de Shangri-la.
Je ne connaissais pas la connexion entre les deux.
Je découvre tout ça le matin de Noel.
C'est un petit cadeau que vous me faites!
Amitiés
Régis
Ecrit par : Régis | 25 décembre 2006
Mais comment vous faites pour savoir tout ça?????
Ecrit par : parisienne exilée | 26 février 2007
ah! le pouvoir des mots. j'ai pas lu jusqu'au bout !
ça fait un peu club de ceux-qui-parlent-pour-se-faire-plaisir.
c'est-y pas un peu snob ces conversations ?
Ecrit par : bobine bobine | 28 février 2007
BOBINE : Ouais c'est trop snob, ici. Pas pour toi. Allez, au revoir.
Ecrit par : KA | 01 mars 2007
ben dis donc, c'es comme ça que tu causes à ceux qui te lisent, et qui te font par ailleurs des compliments ?
déçue de ta réponse, ton mépris enrobé d'humour laisse entrevoir un narcissisme de taille, mon bon ka !
Ecrit par : bobine bobine | 01 mars 2007
BOBINE : Si tu trouves qu'ici est un endroit où l'on tient des discussions snob (nom d'une manivelle en skaï, c'est bien la première fois qu'on me fait ce reproche !), qu'est-ce que je peux répliquer, hein ? Sinon te dire que t'as raison et que si ça ne te convient pas, tu peux aller ailleurs vu qu'il n'y a pas d'obligation à traîner ici ?
(Voilà. Je m'énerve tout seul devant le clavier. Parce que c'est typiquement ce genre de commentaire à la noix qui me donne parfois envie de fermer l'bazar. J'demande pas des compliments, ça me gêne toujours, j'sais pas comment y répondre et les trois quarts du temps, je m'abstiens au risque de passer pour un malpoli. Mais les critiques de ce style, fondées sur rien d'autre que sur le plaisir stupide de dire du mal, ça m'exaspère carrément. Et merdre.)
Ecrit par : KA | 01 mars 2007
ça n'était pas mon intention de faire du mal - j'étais sur le point de te filer du fric pour que tu continues - tu avoueras quand même que ta réponse à la snob-attitude supposition était expéditive et plutôt choquante, si toi tu t'es énervé, moi j'ai pas aimé du tout, comme quoi on se représente souvent les gens comme ils ne sont pas
tu sais, entres autres trucs, je fais des images, du cinoche et j'enseigne à des jeunes gens, alors je vais te dire, si ça te fais du bien de t'exprimer sur ce mode, fais comme tu sens - j'aurais mieux fait de me contenter de regarder ce que tu proposes sans intervenir - sans rancune
Ecrit par : bobine bobine | 01 mars 2007
mais bon d'un autre côté je ne vois pas pourquoi je commence à te parler de ce que je fais - vu que tu m'as clairement montré le chemin de la sortie, tans pis !
Ecrit par : bobine bobine | 01 mars 2007
Very nice website. Keep up the good work.
Great pictures, (but I'm sorry, I do not speak French, only English and Spanish.)
Ecrit par : John Froelich | 14 mars 2007
XANADU me fait rêver, c'est une chanson de Bernard Lavilliers "Citizen Kane " et un homme mythique :
"Mister Charles Foster Kane "
ville... résidence onirique... c'est un peu mon Amérique à moi
criolla
Ecrit par : CRIOLLA | 23 mai 2007
pour moi, le Xanadu, c est le magnifique théatre où Swan produit son dernier opéra rock, "the Fantom of the Paradise"... film culte de Brian De Palma avec les fameux écrans splittés !
et une musique rock monstrueuse !!!
Ecrit par : franck | 27 août 2007






