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25 septembre 2006

LES CASES DE FRED - MANDRAKE

Il tend ses mains, et la belle vahiné lévite en l'évitant.






Ou bien le grand méchant se retrouve réduit à la taille d'un Lilliputien de Swift.



Qui est capable de tels prodiges ?
Mandrake le Magicien !




Ce séducteur à fines moustaches gominées vêtu d'une tenue de soirée, d'une cape noire doublée de rouge et d'un haut-de-forme, tient son nom de la célèbre mandragore (mandrake en idiome grand-breton), plante herbacée de la famille des solanacées riches en alcaloïdes aux pouvoirs hallucinogènes. Ouais.






La mandragore a (ou aurait) une forme vaguement humaine et l'on prétend qu'elle poussait au pied des gibets grâce à la semence ultime des pendus…


A la fin, les anges du guet
M'auraient conduit sur le gibet.
Je serais mort, jambes en l'air,
Sur la veuve patibulaire,
En arrosant la mandragore,
L'herbe aux pendus qui revigore,
En bénissant avec les pieds
Les ribaudes apitoyées.


Georges Brassens, Le moyenâgeux.


C'était la séquence culturelle mortelle de la Boîte, revenons maintenant aux petites cases qui enchantèrent mon pote Fred pendant son enfance.







Lee Falk inventa le personnage de Mandrake en 1924, alors qu'il n'avait que dix-neuf ans. Il attendra juin 1934 avant de le proposer au King Features Syndicate*, qui acceptera aussitôt les aventures de ce magicien redresseur de torts. Lee Falk confiera alors le dessin à Phil Davis, dessinateur publicitaire.

Mandrake paraîtra d'abord dans la presse en comic strips quotidiens, puis en pages complètes hebdomadaires à partir de 1935 dans les suppléments dominicaux. À la mort de Davis en 1964, c'est Fred Fredericks qui reprendra le crayon. Au grand désespoir des véritables aficionados.

__________
* Voir dans mon article intitulé LES CASES DE FRED - MODESTY BLAISE ce que je disais à propos des syndicates.



Un célèbre illusionniste canadien des années trente s'appelait également Mandrake, Leon de son prénom. Il ne s'agit là que d'une coïncidence, et l'on dit que lorsque Lee Falk s'en aperçut, il demanda à Phil Davis de modifier les traits de son héros afin qu'il ressemble au magicien de cabaret.





Leon Mandrake



D'un autre côté, l'épouse de Leon Mandrake prit le pseudonyme de Narda, la fiancée du héros de papier.

En France, il y eut également dans les années 50 un illusionniste surnommé Mandrax qui, lui, s'inspira directement de la BD de Falk et Davis :








Mais revenons au plus célèbre des illusionnistes, Mandrake, le seul, le vrai.






Il est accompagné de deux personnages : Lothar et Narda.






Lothar est un ancien prince africain vêtu d'une peau de léopard, qui abandonnera ses fonctions pour entrer au service du magicien.

Copine de Mandrake, Narda est la princesse du royaume de Cockaigne situé quelque part dans les Balkans. Il s'agit, bien sûr, du célèbre pays de Cocagne où l'on trouve de tout en abondance. Ce mythe populaire généra nombre de contes, de peintures, etc. Mais ceci est une autre histoire, à propos de laquelle on trouvera quelques éclaircissements par ici.

Tout ça pour dire que Mandrake, à la classe internationale, ne pouvait être accompagné que par un prince et une princesse. Cette éternelle fiancée fait partie d'une longue lignée dont la plus célèbre est peut-être Dale Arden, compagne de Flash Gordon. En France et en Belgique, Flash s'appelait Guy l'Éclair et Dale devint Camille. La BD d'Alex Raymond vit le jour en janvier 1934, quelques mois avant la naissance de Mandrake. J'ai déjà évoqué ce passionnant sujet par-ci par-là, j'y consacrerai un article entier un de ces jours…






Bon allez, trêve de bavardages, voici de bien belles images de notre magicien favori avant de refaire dans le blabla historique.

Quelques planches traduites en français :









Quelques couvertures amerlocaines datées de 1966 et dessinées par Fred Fredericks :












Finie la rigolade, examinons - de manière désordonnée - quelques aspects de Mandrake.

J'avais consacré deux articles aux Daleks (LES DALEKS ATTAQUENT et DALEKS ET CYBERMEN). Dans le second, j'évoquais leur postérité dans Star Wars, sous la forme de R2D2.





Quant aux Daleks, leur origine est peut-être (sûrement) à rechercher chez Mandrake :








Notre ami justicier, qui reçut ses pouvoirs d'un lama
de Xanadu ( voir mon récent article sur cet autre lieu mythique), s'allia un temps avec une association luttant contre le crime, j'ai nommé l'Inter-Intel.

Et attention, cette asso c'est pas de la gnognotte, vu qu'elle dispose d'un moyen de communication révolutionnaire qui va peut-être vous évoquer quelque chose :





Une ligne téléphonique, mise au point par l'Inter-Intel, permettant d'échanger des informations. Trop fort, non ?


Mandrake a été plusieurs fois adapté à l'écran. Douze épisodes furent réalisés par la Columbia en 1939 sous la direction de Sam Nelson et de Nordman Deming. Un certain Warren Hull incarnait notre hypnotiseur favori.










On remarquera la disparition de la moustache. Si c'est pas de la magie, hein !

En 1965, Lee Falk souhaita qu'une nouvelle adaptation cinématographique fût filmée par Alain Resnais, grand amateur de BD. (Il me semble, d'ailleurs, qu'il existe un lien graphique entre le parc de l'année dernière à Marienbad et quelques images de Mandrake. Mais je n'ai pas le temps de me lancer dans cette recherche, ni de relire des ouvrages sur Alain Resnais.

Un an plus tard, Lee Falk concluait l'affaire avec Federico Fellini. Mandrake devait être interprété par le superbe, le génial, le fantaaassstique Marcellllooo. Le film ne vit jamais le jour.

On retrouve néanmoins Marcellllooo en Mandrake décati dans Intervista, avant-dernier film de Fellini tourné en 1987 :






Lee Falk créa en 1936 une autre BD-culte, dont je parlerai d'ici avant longtemps. Ah mais j'en vois dans le fond qui s'excitent ! Bein oui, il s'agit du Fantôme du Bengale…






Lien
La liste détaillée de tous les personnages de Mandrake le Magicien est ici.

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Commentaires

Ah Mandrake, que de rêves d'enfance...
Mais faut pas rire à le confondre avec Flash Gordon. Si ce dernier n'hésite pas à procéder à un examen approfondi des amyg - Dale(s Arden) de sa copine, Mandrake, il ferait jamais ça avec la princesse Narda, nanmého... La prendre dans ses bras parce qu'elle est évanouie, à la rigueur, mais la pelle baveuse, z'avez vu jouer ça où, vous ???
Mais au fait, je me suis toujours posé la question, y'a un truc ?

Ecrit par : Isidore | 25 septembre 2006

Même en Mandrake décati, Mâârcellôô garde la classe, n'est-il pas?

Ecrit par : la bacchante séduite | 25 septembre 2006

Z'avez remarqué que Marcello, lui, avait gardé la moustache!

Pour "L'année dernière à Marienbad", les prises de vues du parc ont été prises au château de Schleissheim, en Bavière.
http://www.cineclubdecaen.com/realisat/resnais/anneederniere.htm

Je comprends pourquoi, il y a 6 ans, j'ai vainement cherché ce parc à Mariánské Láznĕ (nom actuel de Marienbad en Tchéquie.

Ecrit par : Micheline | 25 septembre 2006

ton billet me rappelle brutalement que fellini est mort, il y a treize ans déjà. Mais j'ai tellement grandi avec ses films, que c'est une réalité que j'avais occulté. Et Dieu sait si son regard manque à notre société de dingues…

Ecrit par : akynou | 25 septembre 2006

AKYNOU : Non non, il n'est pas mort… et Marcello non plus.

Ecrit par : KA | 25 septembre 2006

Il semble qu’Alain Resnais ait fait référence à "Mandrake le Magicien" à travers les arbres "coniques" de la propriété où se passe le film "L’année dernière à Marienbad" .

Le magicien Larsan interprété par Pierre Arditi dans "Le Mystère de la Chambre jaune" et "Le Parfum de la Dame en noir" de Bruno Podalydès serait inspiré de Mandrake….

Renseignements disparates glanés sur le ouèbe

Ecrit par : Micheline | 25 septembre 2006

@Micheline : vouiiiiiii maintenant que tu le dis (c'est toujours comme ça), j'ai trouvé effectivement qu'il y avait un peu de cette ambiance "à la Mandrake" dans les films de Podalydès (peut-être davantage dans le premier d'ailleurs).

@KA : hmm hmm bien sur, et ils vivent tous ensemble avec Elvis Presley !

J'ai toujours adoré Mandrake. Par contre, je n'ai vu aucune adaptation cinématopgraphie. Elles valents quoi ? Tu les as vu ?

Ecrit par : Vroumette | 25 septembre 2006

VROUMETTE : J'ai pas vu les "serials" amerlocains des années 40, non, car contrairement à ce que tu supposes, je n'étais pas encore né. Mais Elvis m'a murmuré à l'oreille qu'ils n'étaient pas terribles et que l'absence de moustaches était sacrilège.

Ecrit par : KA | 25 septembre 2006

Mmmh... Le nom de Flash Gordon n'était pas francisé en Belgique dans Bravo (les dernières pages sous l'occupation ont été dessinées par Jacobs himself), Guy L'Éclair n'existait qu'en France dans les séries diffusées par Opera Mundi (et aussi pour une version belge francophone du Journal de Mickey, mais alors après-guerre). Il me semble qu'il existe encore une autre version du nom dans un journal français qui prenait les bandes quotidiennes et pas les planches dominicales (à la différence du Journal de Mickey). Il faut dire que comme pour Mandrake, il y a deux séries parallèles, parfois avec des dessinateurs différents : les strips et les planches. En outre, ce qui complique tout dans le cas de Mandrake, c'est qu'il y a eu dans les années 60-70 tout un atelier en Italie qui fabriquait du Mandrake pour les petits formats (une spécialité italienne et lyonnaise) en adaptant les cases des histoires anciennes au format nouveau ou bien en fabriquant de nouvelles histoires. On peut tomber ainsi sur une histoire qui est bien de Falk-Davis, mais qui a été complètement reformatée ou bien dont il y a quelques cases d'origine seulement ou dont toute l'histoire a été inventée à Turin. La base est en général les dayly strips.

Ecrit par : Dominique | 25 septembre 2006

DOMINIQUE : J'ai, dans mon jeune temps, travaillé pour Arédit-Artima (basée à Tourcoing) qui publiait en "illustrés" des BD amerlocaines. Je complétais les dessins, découpés et collés dans des cases plus grandes que les cases originales.
Plus tard, j'ai fait le même boulot pour J'ai Lu.
Même pas honte. Fallait bien bouffer…

Ecrit par : KA | 25 septembre 2006

Ah ! ce Léon Mandrake et sa femme pseudonommée Narda et Davis pompant allègrement son physique. Heureux temps où on pouvait se servir les uns des autres sans se voir traîner devant les tribunaux !...
Bientôt, on aura des copyright, trade mark et autre registered derrière chaque mot de chaque phrase.

Cela dit, Larsan, sorti de la tête de Gaston Leroux, n'a certainement rien à voir avec Mandrake.

Merci pour ce blog que je feuillette depuis un certain temps déjà.

Ecrit par : jean-louis | 25 septembre 2006

Je n'ai pas vu les deux films de Podalydès. Mais sans doute faut-il chercher l'origine de l'aspect de Larsan chez :

Fantômas :
http://www.genovalibri.it/fantomas/immagini/fantomas_1g.jpg

ou chez

Rocambole :
http://www.maldoror.org/Rocambole.jpg

Ecrit par : KA | 25 septembre 2006

@KA : quoiiiiiiiiiiiiiii t'as pas vu les films de Podalydès. Chuis sûre que tu aimerais (au moins le mystère le Chambre Jaune, le deuxième est moins bien à mes yeux).

Disons que c'est le côté "mystère magic" à la fois de Mandrake (parce qu'on ne connaît jamais le "truc" dans les histoires de Mandrake) que l'on retrouve dans ce film.

Ecrit par : Vroumette | 25 septembre 2006

Jean-Louis : je n’ai pas dit que Larsan ressemblait à Mandrake. Gaston Leroux, mort en 1927, n’a peut-être pas connu Mandrake dont les premiers dessins remontent à 1924.
Mais ce que je voulais dire, c’est que Bruno Podalydès (comme Alain Resnais) est sensible à l’allure de Mandrake au point de peut-être la donner à Larsan.

Voici ma source
"En fait, avec Le Mystère de la Chambre jaune, Podalydès réalise un rêve longtemps caressé par Alain Resnais : celui de réaliser un film tiré d'un roman populaire de mystère et d'aventures (Arsène Lupin de Maurice Leblanc, par exemple) ou d'une bande dessinée lue dans son enfance (Mandrake le magicien) auquel le cinéaste faisait référence, il y a quarante ans, à travers les arbres " coniques " de la propriété où se passe une part importante de L'Année dernière à Marienbad."

http://www.cinergie.be/critique.php?action=display&id=97

Et tant qu’on y est, une belle vue sur le parc de "L’année dernière à Marienbad"
http://home.tiscali.be/christian.henneuse/france/resnais/anneederniereamarienbad00.jpg

Et une pensée pour la belle Delphine Seyrig aussi disparue.

Ecrit par : Micheline | 25 septembre 2006

MICHELINE : Juste une petite erreur dans le commentaire que tu cites : ce n'est pas Arsène Lupin de Maurice Leblanc que Resnais voulait réaliser, mais Harry Dickson de Jean Ray. Sauf qu'en vérité, il n'avait même pas inventé ce personnage, le Jean, mais bon, passons sur ce détail.

Jean Ray, alias Jean Raymond Marie de Kremer. Ecrivain belge, auteur de "Malpertuis", "la Cité de l'indicible peur", etc.
Il signa également des bouquins sous le pseudo de John Flanders.
Dans les années 70, ses oeuvres étaient publiées par les Éditions Marabout.

Ecrit par : KA | 25 septembre 2006

Les Editions Marabout (avec ce chouette logo du marabout lisant, l'oiseau bien sûr!) Toute une époque! Toi, tu essaies de me faire dire mon âge ;-)
Dans la collection Marabout, il y avait bien sûr Jean Ray, Henri Vernes (Bob Morane) , Thomas Owen, Alexandre Dumas aussi et bien d’autres. Il y avait aussi Marabout Mademoiselle, mais cette collection-là je la snobais, trop nunuche à mon goût…


Hautetfort filtre tous les messages depuis ce matin, je ne suis jamais sûre que mon commentaire passe.

Ecrit par : Micheline | 25 septembre 2006

A l'époque de leur sortie chez Marabout, j'étais fan de Jean Ray; j'ai vraiment tout lu! Que de souvenirs ton blog ressuscite!

Ecrit par : artelier | 25 septembre 2006

ARTELIER : Moi pareil. Tous lus sans exception à la bibliothèque. Et d'autres chez le même éditeur. Jacques Sternberg, par exemple. Mais pas les Bob Morane, ah ça non !

MICHELINE : Tous mes commentaires sont également filtrés, que c'en est une honte !
Et que je ne peux rien faire contre, hélas.

Ecrit par : KA | 25 septembre 2006

Ouais! Mandrake c'est bien mais il n'arrive pas à la cheville de l'oncle Félicien!

Ecrit par : Jean Butet | 25 septembre 2006

Au sujet de Resnais et de la BD, on peut trouver un récapitulatif presque complet ici :
http://www.filmdeculte.com/portrait/portrait.php?id=31
Pour moi, I Want to Go Home est un film totalement raté (et Depardieu est lamentable dedans), mais c'est le cas de tous les derniers films de Resnais qui sont de plus en plus catastrophiques depuis 25 ans. Il avait fait partie du premier Club des Amis de la BD (celui qui a créé les premiers fanzines dont le fameux Phénix) vers 65. Il a voulu intégrer la BD au cinéma, dans le langage du cinéma, et on peut dire que tout le monde ne peut pas être du niveau de Tim Burton ou de Jeunet.

Ecrit par : Dominique | 25 septembre 2006

Superbes les débuts de Mandrake, et étonnante cette histoire de jumeau réel.
Je connaissais le site à Léon, mais je me demandais si ce n'étais pas un canular ; difficile de trier le vrai du faux ; et qui précède l'autre ?
Ceci dit ça rajoute une couche d'étrangeté au(x) personnage(s).
(La femme de Léon avait tout de même le beau prénom de Velvet)
http://www.angelfire.com/ca2/mandrake/index.html

Je crois me souvenir que le Mandrake (de papier) avait un frère ennemi jumeau, et magicien aussi, tombé du côté obscur.
Dans mon souvenir c'était dans le style des débuts (qui me fait un peu penser à une autre série atypique : "le petit Duc")
Par la suite le style de Davis est devenu plus sec, bien dans l'esprit de cette image tirée de "L'année dernière...", véhiculant un imaginaire onirique parfois surréaliste, "Magrittien" ou Daliesque", exacerbé par ce dessin de personnages aux allures raides de mannequins de cire.
Mais j'adore aussi !

La troisième image de Mandrake est de qui ? Elle me paraît bien décalée, voire ratée.

Hé, Ka, doucement ! dans la flopée de Bob Morane il y a tout de même quelques bijoux de l'étrange.
Ah ouais, Sternberg !!! qui a d'ailleurs participé au scénario étonnant de "je t'aime, je t'aime" de Resnais.

Ecrit par : didierG | 25 septembre 2006

DIDIERG : Le troisième Mandrake est de Fred Fredericks, le successeur de Davis.

Le "vrai" Mandrake, le Leon, a précédé le héros de papier, je crois bien.

Le frère jumeau de Mandrake, son âme noire, s'appelle Derek.

Je mets un lien au bas du billet, renvoyant vers un site contenant la liste de tous les personnages de cette BD.

Ecrit par : KA | 26 septembre 2006

Mon premier smok était presque aussi impeccable que celui de Mandrake évoluant dans la jungle. C'est sans doute le premier trait de caractère des vrais héros modernes, ils sont infroissables.
Mandrake l'est à bien des égards : chacun de ses traits, y compris la fine moustache empruntée à Clark Gable et l'accroche-coeur gravé dans la masse, l'ancre dans une redoutable ringardise à laquelle aucun ennemi ne résiste.
Plus fort encore, Mandrake est sans cesse immobile : les rares cases où il est en mouvement ont visiblement été truquées avec un faux vent pour faire voler la cape, mais on voit bien que le personnage est à l'arrêt.
Ses compagnons sont aussi étranges : Narda évolue avec peine entre blonditude et transparence, et Lothar a la finesse et la réflexion du marteau de Thor.
Et pourtant, tout cela fonctionnne à merveille : Mandrake [b]fait un geste hypnotique[/b] et le monde est transformé - et c'est sûr qu'à dix ans on a envie d'y croire, et de faire la même chose au prof de gym.

Merci M'sieu Ka pour cette nouvelle remontée du temps... et à bientôt pour Pim Pam Poum ?

Ecrit par : Fred | 26 septembre 2006

Woah, j'ai adoré ce billet!

On oublie trop souvent que bon nombre de cinéastes aiment et s'inspirent de la BD...

Et si quelqu'un pouvait m,aider ici: il y a eu un film d'Hitchcock qui, semble-t-il, avait été très inspiré de l'Affaire Tournesol, mais j'ai oublié le titre du film...

Ecrit par : Le citadin | 26 septembre 2006

Même si Mandrake à souvent l'air compassé, il sait aussi faire un geste !
http://ad.20six.fr/gromy/img/mandrak2.gif

Ecrit par : didierG | 26 septembre 2006

Le citadin:
"Dans L’affaire Tournesol, Tintin devient espion et traverse le rideau de fer pour aller délivrer le professeur, comme le héros d'Alfred Hitchcock dans Le rideau déchiré"

http://pageperso.aol.fr/FLORENTLORIOL/depeche.htm

Ecrit par : Micheline | 26 septembre 2006

MICHELINE: Merci beaucoup!!!

Ecrit par : Le Citadin | 26 septembre 2006

Alors c'est qui la bécassine béate qu'elle savait que mandrake signifiait mandragore mais qu'elle avait jamais fait le rapprochement, ni non plus vraiment avec Intervista je dois dire (à cause du "vieillissant" sans doute) ?
20 ans "d'usine" m'ont complètement esquinté les connexions neuronales dirait-on et les infos dans ma tête voisinent longtemps en parallèle sans faire l'effort du recoupement.

Sinon, de même qu'Akynou, je n'ai toujours pas intégré que Fellini était mort (pourtant je ne connais pas si bien ces films, j'en ai loupés plein, je n'étais pas assez née). C'est curieux comme y en a comme ça qu'on veut pas.
Enfin, bientôt 43 et d'ailleurs j'en reviens pas (j'ai complètement explosé mes faibles prédispositions génétiques), même que je connais Pim Pam Poum, c'est dire !

Ecrit par : gilda | 01 octobre 2006

Amusante la deuxième image où les personnages s'expriment en finnois ! Le méchant bégaie "ky-kyllä !" ( = non !). A prononcer exactement " cul-cul laid ".

Ecrit par : untel | 26 octobre 2006

Ce blog a la grâce : on y apprenait déjà le Belgicain et c'est le Finnois à présent.
merci untel.

(finalement les images ne seraient-elles qu'un prétexte à l'étude des langues étrangères :-) :-) ?)

Ecrit par : gilda | 26 octobre 2006

"(…)des créatures que l’on ne pourrait tuer. Leur force est horrible, presque sans limites, et ils commandent aux tigres de la montagne.
- Comment ?
- Par la racine giseng…l’herbe à tigres, ou la mandragore. La seule vraie mandragore est celle qui croît dans la montagne d’Ankiran… (Harry Dickson dans "La terrible nuit du zoo" par Jean Ray - Marabout 283)
:-)

Ecrit par : Micheline | 26 octobre 2006

On parlait de lui un peu plus haut.
Jacques Sternberg est mort la semaine dernière.
C'était un auteur qui aimait beaucoup les images.
Il m'a fait découvrir ("dans vivre en survivant" ou dans "le dictionnaire de idées revues") énormément d'artistes, dont ceux du New Yorker, et d'autres gravitant dans les sphères du fantastique ... et puis Topor illustrait souvent ses textes.

Ecrit par : DidierG | 26 octobre 2006

Mandrake : héros de ma jeunesse, comme le "Fantôme"...
très sympa de lire ces article & ces commentaires savants...
quant à Jean Ray : je suis fan ! des aventures d'"Harry Dickson" (le Sherlock Holmes américain) écrits à partir des couvertures d'1 magazine américain, je crois, jusqu'aux "histoires de fantômes" & aux "contes noirs du golf" sans oublier "Malpertuis" !

Ecrit par : Eric LOW | 02 juin 2007