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24 octobre 2006

BRUSH STROKES AVAILABLE UPON REQUESTS








Vous avez croisé des zeuvres de ce genre sur les marchés, dans les boutiques où l'on vend de tout pas cher, peut-être même a-t-on sonné à votre porte pour vous en proposer à prix compétitif. Elles vous ont fait envie car les lecteurs de la Boîte à Images sont gens de goût, c'est bien connu.






Vous avez cependant hésité, et c'est bien normal. Combien vaut cet artiste sur le marché international ? C'est fait à la peinture ou à la pastelle ? La tonalité générale de son chédeuvre s'accorde-
t-elle avec les rideaux de mon salon ?

Pendant que vous vous posiez ces importantes questions, un acheteur plus décidé s'est emparé de votre tableau, qui trône maintenant dans son salon au-dessus de son buffet sur lequel resplendit le coquillage peint ramené de Palavas-les-Flots par sa belle-soeur (ouf ! là vous avez du pot dans votre malheur).

Afin de vous éviter de futures déconvenues, la Boîte à Images s'en va vous révéler tout ce que vous devez savoir à propos de ces magnifiques peinturlures en prenant un exemple concret.

Vous êtes en voyage à Paris pour le boulot et vous pensez ramener au fin fond de votre sinistre province des environs de Bayeux une peinturlure souvenir de votre escapade.

Vous êtes d'abord tenté par ce magnifique Moulin Rouge où vous avez emmené votre client :






puis par cette vue du Panthéon signée Antoine Blanchard parce que votre père vous a raconté son Mai 68 et votre grand frère son élection de Mitterrand :








et enfin par cette charmante boutique si typiquement parisienne qui plairait tant à votre conjoint(e) :






Mais vous avez l'oeil et cette échoppe vous paraît trop parfaite pour être honnête ! Est-elle véritablement française, authentiquement parigote ? Le doute s'insinue sournoisement, la paranoïa vous guette.

En vérité la Boîte vous le dit, Antoine Blanchard s'appelle Monsieur Zhang ou Mademoiselle Cheng :








Hélas hélas, la douce escroquerie pointe gentiment le bout de son nez et la déception s'affiche dans vos yeux hagards !

Eh ouiche, toutes ces zeuvres impérissables sont fabriquées en Chine, dans des lieux joliment baptisés Art Village ou Oil Painting Village. Monsieur Zhang, par exemple, officie au village Dafen dans la ville de Buji, province de ShenZen. Mademoiselle Cheng, elle, travaille peut-être au Wushipu Oil Painting Village de Xiamen, dans la province du Fujian. Il s'agit en fait de vastes zones industrielles où s'entassent des centaines de sociétés fabriquant ces peintures.

À lui seul, le village Dafen compte cent sociétés de production, sept cents galeries et emploie deux mille peintres.

Quelques vues des lieux :








Peut-on alors imaginer ces milliers d'artistes talentueux enchaînés à leur chevalet et barbouillant un même ciel bleu sur trois toiles, puis une mer identiquement bleu-vert sur les trois mêmes toiles avant de peindre trois petits bateaux qui vont sur l'eau, etc. ?

Ce fut longtemps le cas, ça ne l'est plus. Car la révolution technique est passée par là. Or donc, voici maintenant comment les choses s'organisent : certaines entreprises emploient des peintres pondant les merveilles qui vous font tant rêver. Elles sont ensuite numérisées, et revendues à d'autres entreprises qui les distribuent dans le monde entier par l'intermédiaire de leurs sites ouèbes. Une preuve ? En voici une parmi tant d'autres :






Ce magnifique vue de la fontaine située au bout de l'avenue de l'Opéra - avec derrière la Comédie-Française et au fond la place du Palais-Royal - est vendue, sur un site chinois, comme étant une oeuvre originale peinte à l'huile sur toile.

L'ennui, c'est qu'on la retrouve en tous points identique sur d'autres sites de l'Empire du Milieu :










La dernière présente des couleurs différentes, mais il s'agit bien de la même image.

Il va de soi que chacun de ces sites présente ses produits comme étant des oeuvres originales peintes à l'huile, alors qu'il ne s'agit que d'impressions numériques sur toile.

Mais certaines entreprises font encore plus fort ! Elles avouent vendre des impressions numériques telles celle-ci :






en précisant qu'il est possible, sur demande, de faire poser à la main des coups de pinceau : Hand-made brush strokes are available upon requests. Vous pouvez vérifier, c'est par là.)

Et toutes, sans exception, vendent des reproductions numériques réalisées à la main de toiles de maîtres, à moins qu'il ne s'agisse de mètres de toile (quelle calamité, même la Boîte sombre dans le jeu de mots facile, que c'en est une vraie honte !)

Monet et Van Gogh sont les champions, Canaletto se débrouille pas mal non plus, Bouguereau se défend bien. On trouve même des oeuvres d'artistes vivants dont le nom n'apparaît pas forcément : Richard Estes, par exemple (peintre hyperréaliste amerlocain dont j'ai parlé par là), ou Lorenzo Mattotti, illustrateur et dessinateur de BD italien.

Mais que tout ceci ne nous dégoûte pas de l'art, du vrai ! Voici pour finir une superbe vue de Venise, cadeau de la Boîte à Images pour M.LeChieur à qui ce billet est tout entier dédié.




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Commentaires

Oh maille gode ! Tu m'avais promis un billet coprophile, je ne suis pas déçu... Très ému aussi par la superbe vue de Venise, tu t'en doutes....

Ecrit par : LeChieur | 24 octobre 2006

LE CHIEUR : Voilà, Môssieur est servi.

Ecrit par : KA | 24 octobre 2006

Les Chinois confirment leur supériorité « numérique »…

Euh… pourrait-on casser une croûte -couverte de gros pâtés impériaux- en écoutant des chansons de toile* ?


* chansons chantées par les femmes travaillant au métier à tisser, au Moyen Âge, dans le nord de la France.

Ecrit par : MiniPhasme | 24 octobre 2006

Hé monsieur KA et si on se mettait à peindre des grandes murailles et des cités interdites pour les faire vendre aux touristes de là-bas ? (ils le font sans doute fort bien eux-mêmes (?)).
C'est le retour à l'art considéré comme artisanat (quoi qu'en l'occurrence plutôt industriel) et dépourvu de création.
J'aime beaucoup le Bell Viandier, j'y penserais comme nom le jour bien improbable où j'ouvrirais boutique.
Sacré Blanchard, si prolifique ! Pour Van Gogh en particulier je serais ravie d'un au-delà possible : j'imagine souvent sa stupéfaction, lui qui de son vivant n'avait rien vendu (ou presque ?) s'il pouvait voir ce que plus tard, bien trop tard (pour lui) ça a donné. Il serait probablement atterré par les chinoiseries, mais quelle revanche !

En attendant on s'en tient par chez nous au calendrier des postes, c'est déjà bien suffisant.

Ecrit par : gilda | 24 octobre 2006

En ouvrant la boîte, je croyais découvrir un billet sur les couleurs d'automne...
Je m'offrirais bien la deuxième, tiens, avec son ptit kiosque devant la mer. ;-))

(Je constate qu'on peut passer commande de billets, j'm'en vais réfléchir...)

Ecrit par : Micheline | 24 octobre 2006

Enfin tout ça ne vaut pas les splendides reproductions que l'on trouve sur les boîtes de chocolats à Noël.

Si vous êtes intéressé, j'ai des doubles pour des échanges...

Ecrit par : magicorama | 24 octobre 2006

Mais le Bell Viandier existe réellement. C'est une vraie boucherie, tenue par un vrai boucher qui s'appelle vraiment Serge Caillaud, au marché Saint-Germain. Certes le marché Saint-Germain est un centre commercial moderne qui ne ressemble pas beaucoup à cette peinture, mais on peut bien accorder un peu de licence artistique à l'ard-tiste, non ?

Et peut-être la boucherie était-elle située ailleurs avant la construction du marché. J'ouvrirai l'œil dans les jours à venir, pour voir si je reconnais l'endroit en passant dans le quartier...

Ecrit par : thbz | 24 octobre 2006

THBZ : Damnaide ! Un coup d'oeil dans les pages jaunes me confirme cette existence !
Bon, je rectifie mon laïus…
Pfff…

Ecrit par : KA | 24 octobre 2006

=> Avis à tous les Moreaunélatons* fébriles :

Antoine Blanchard abandonne ses pinceaux…

http://pj.enroweb.com/antoine.htm

La « Pensée du Jour » chinoise ( ?) vous me la copierez 10.000 fois :
- Si tu trouves que cet art est niais, laisse la toile aux arachnides…

* collectionneurs de dessins et peintures
(pas forcément de Moreau !)

Ecrit par : MiniPhasme | 24 octobre 2006

« Mais vous avez l'oeil et cette échoppe vous paraît trop parfaite pour être honnête ! Est-elle véritablement française, authentiquement parigote ? Le doute s'insinue sournoisement, la paranoïa vous guette. »

[pouf pouf !]

Notre KA vient bell et bien de se viander contre l’échoppe d’un faux chinois !
[maudite parano]

Ecrit par : MiniPhasme | 24 octobre 2006

Récemment j'ai même vu un étalage de semblables oeuvres en tête de gondole du "Champion" proche de mon domicile. Un aboutissement logique de cette démarche ?

Ecrit par : paul | 24 octobre 2006

THOMAS : Le fait que ces peinturlures soient produites assez loin de la rue Lobineau a peut-être engendré cette légère erreur de numérotation…

MINIPHASME : Quant à la retraite d'Antoine Blanchard annoncée par Guillaume Dupont, j'en suis fort marri. Il nous manquera.

GILDA : Une seule toile de Van Gogh fut vendue de son vivant, par son frère Théo qui était marchand d'art. Il s'agit de "Vignoble Rouge à Arles".
Voir là :
http://www.ibiblio.org/wm/paint/auth/gogh/vineyards/gogh.red-vineyard.jpg

Ecrit par : KA | 24 octobre 2006

PAUL : des chromos pseudo-vénitiennes en tête de gondole, aboutissement logique en effet :-)

A part ça, je suggère aux honorables lecteurs de la Boîboîte d'aller visiter le blogue de Paul, qui va se retrouver séance tenante dans la courte liste de mes favoris car il le vaut bien.

Ecrit par : KA | 24 octobre 2006

La boîte surprend toujours. Quelle variété dans les sujets!
Celui-ci me donne vraiment envie d'en savoir plus sur la condition des peintres dans les usines à peindre chinoises.
Un reportage tv par exemple, à proposer à une chaîne en mal d'originalité.
Si on peut passer commande ici, il y a aussi la fabrique en plein air de la place du Tertre...

Ecrit par : bocca | 24 octobre 2006

BOCCA : Il y eut, de cela quelques années, un reportage télé sur ces usines à peindre chinoises. A l'époque, la repro numérique n'était pas encore apparue et les "artistes" peignaient vraiment trois ciels en même temps sur trois toiles, etc.
En ce qui concerne la place du Tertre, j'ai pas mal de souvenirs perso mais je vais les garder pour moi ;-)

Ecrit par : KA | 24 octobre 2006

Les premiers chefs d'œuvres de mauvais gout sont des bonnes entrées en la matière pour l'article bravo :).

Rue du Faubourg St Antoine (entre Bastille et Ledru-Rollin), il y avait un magasin qui ne vendait que des peintures de ce type. Il a fait glouglou, et à été racheté par un magasin, qui vent des babioles et tente de refourguer les restes de l'ancienne boutique. Des faux Vangogh, Monet et autres reproduits d'apres photo sans doute.

Le probleme des ecrans d'ordinateur voir pire, de la quadrichromie est un gamut vraiment pourri qui ne peut absolument pas reproduire du VanGogh (regarder les bouquins sur l'expo Phillips au Senat après avoir vu l'expo, les Van gogh n'y ont (presque) aucun interet.

Autre problème, les copistes qui deforment l'original (comme dans la chambre de VanGogh dont la perspective est (ca peut parraitre bizzare) absolument exacte dans l'original.

Une personne du magasin m'avais bien confirmé une fabrication dans des pays du Sud (a ma question Afrique ou asie du Sud Est).

Bon la Chine, c'est l'Extrême Orient, pas l'Asie du Sud Est, mais c'est pas grave, on imagine aisément, un vendeur de chiffon, etre allé dans les usines qui sont en quantité dans les petits villages du Guangdong (pas loin de Shenzhen), tomber sur ca par hazard.

Cela dit, il y a tout de même des vrais et grands artistes Chinois en peinture à l'huile, dont on ne connait généralement qu'1 ou 2 en France. Les expositions à Pékin sont formidables (dans des zones industrielles recyclées en ateliers d'artistes comme en Europe). L'utilisation de l'huile dans la peinture chinoise est un juste retour de l'inspiration asiatique des impressionistes qui ne leur sont forcément pas insensibles donc.

Il y a un grand musée d'art, à Pekin, sur la Place Tiananmen (pour ceux qui y vont visiter la Cité interdite), je pense qu'il doit y en avoir, l'utilisation de l'huile commence à dater en Chine, mais je n'ai malheureusement pas encore eu le temps de le visiter.

Sinon, parfois le Centre Culturel Chinois organise frequement des expos d'artistes chinois en France, mais ca reste malheureusment tres discret. Il y a parfois des expos de peintres à l'huile au milieu de la foison d'arts chinois (sculpture, papier decoupés, bonsai, lavis, calligraphie, peinture sur verre, arts décos etc...)

Ecrit par : Paupe Aulon | 24 octobre 2006

POPOLON : Je connais cette boutique du Fbg St Antoine !
Pour ce qui est des peintres chinois, tous ne font pas dans la production industrielle, heureusement.
J'ai souvent parlé ici de la peinture traditionnelle chinoise, de l'illustration et autres trucs du genre (affiches) et aussi de Zao Wou-Ki. Je reviendrai probablement un de ces jours sur d'autres contemporains.

Ah ! j'avais aussi parlé de Chen Shaofeng…
http://laboiteaimages.hautetfort.com/archive/2005/09/03/500-portraits-de-chen-shaofeng.html

Ecrit par : KA | 24 octobre 2006

Sans aller jusqu'en Chine, j'ai la très grande chance d'avoir, dans mon village, un pâtissier qui expose ses toiles au-dessus de ses baguettes industrielles, de ses vieilles meringues cartonneuses et de ses pizzas glauques et désséchées. Johnny Halliday, la laitière ou un caniche aux couleurs criardes s'y côtoient.

Ecrit par : Thomas | 24 octobre 2006

Moi, je les préfère en puzzle, c'est trop la classe !

http://www.rue-des-puzzles.com/catalogue/1500_pieces_-_arc_de_triomphe_nathan.php

Et chais pas comment on fait un lien sur ton bloug, y'a pas de barre ouiqui !

Ecrit par : Vroumette | 24 octobre 2006

"Le Bell Viandier, 45 rue Lobineau" (air connu)

- oh pardon j'ai pas pu m'empêcher :-) ! -

Peindre trois ciels en même temps, quel cruel aspect du taylorisme.

Si les Van Gogh avaient été des livres et moi un homme contemporain d'alors, j'aurais aimé ou pu être ce client précurseur. Mais mes petits-enfants jugeant la toile hideuse et d'un goût douteux s'en seraient débarrassés le jour de mes obsèques.
Le caniveau aurait fait fortune. ;-) ;-)

Ecrit par : gilda | 24 octobre 2006

Bell Viandier: ce boucher sait-il seulement que son échoppe est célèbre dans ces contrées lointaines?
J'espère qu'il ne sert pas du chien ;-(

Ecrit par : Micheline | 24 octobre 2006

Le titre du tableau est non pas « Au Bell Viandier », ce qui est un peu dommage, mais « Serge Caillaud ». Vous pouvez l'acquérir pour 1250 € (http://www.elainefineart.com/pradzynski/serge_caillaud.htm). On peut voir ici que le numéro de la rue est le 25 : http://www.artbrokerage.com/artretail/pradzynski/pradzynski_3859.htm. Reste à savoir de quelle rue il s'agit.

L'auteur est Thomas Pradzynski, né en 1951, un Polonais qui s'est spécialisé dans ce genre de vues parisiennes. A-t-il représenté la boucherie avant qu'elle vienne s'installer dans le marché Saint-Germain ? Ou bien l'a-t-il réinventée ? Mystère.

C'est incroyable toutes les choses inutiles qu'on peut trouver sur Google...

Ecrit par : thbz | 24 octobre 2006

Cette année, je suis passé dans ce quartier de ce village de cette ville, Dafen est en fait complètement intégré dans la megalopode de Shenzhen (ma ville préférée en Chine)

Il faut être accompagné de quelqu'un parlant chinois et aller dans les HLM (très blèmes à quatre ou cinq étages) derrière la petite rue principale où sont les vitrines des marchands : eux ils baragouinent un peu d'un mauvais anglais, pas les peintres ; seuls quelques uns d'entre eux ont une carte de visite ... en Chinois.

Les peintres vivent et peignent dans ces HLM.

Ils travaillent sur quelques photos, ont quelques beaux livres (type Tachen ...)

Quelques bus de touristes commençaient à s'y arrêter cette année ...

J'ai rencontré le spécialiste local de Van Gogh, sur "la Plaine de la Crau", à la question pourquoi sa palissade a-t-elle si peu de pieux par rapport à l'original de chez Tachen que nous avions sous les yeux, il répond : "c'est mieux comme ça", pareil pour les couleurs : l'essieu isolé rouge était en bleu ou vert chez lui.

En fait il passait une demi-journée par reproduction, répartie en plusieurs tranches sur sa petite chaîne tayloriste de fabrication : ça laisse le temps de sécher entre les couches, les touches et les retouches.

Pour faire un reproduction fidèle, il demandait deux jours, plus que je ne pouvais en passer sur place et je n'ai pas pu continuer l'expérience ; ça m'aurait coûté 10 euros ...
le prix de deux ou trois bons repas (NB : il préférait 10 euros plutôt que 15 dollars ... amis spéculateurs c'est un signe)

Tu peux demander ce que tu veux, mais il ne faut pas être exigeant sur le détail.

En revanche certains ont un style très personnel, souvent très coloré, à l'image des images de ton billet, un style ma foi joli et plaisant. Ils doivent avoir un succès mérité dans les intérieurs Amerlocains.

A ma prochaine mission là-bas j'essaierai de ramener un échantillonage de la production : ça te fera des lots de remplacement de la fraise tagada.

Ecrit par : Froussard Anonyme | 24 octobre 2006

C'est bien que le goût délicat de l'amateur d'art contribue à élever le niveau de vie en Chine. Ah, si nous étions tous comme Mr KA, l'ouvrier chinois irait en col mao défraîchi et roulerait à vélo.

la bobby lapointerie du jour sera donc
"otes ta toque et troque
Ton tricot tout crotté
et ta croûte au couteau
qu'on t'a tant attaqué
contre un tacot coté..."

Ecrit par : anita | 24 octobre 2006

THBZ : Le dénommé Thomas Pradzynski sait-il que sa boutique sérigraphiée se vend comme des petits pains en Chine ? Bein non, vu qu'il n'est pas crédité de son oeuvre. Dommage pour lui…

FROUSSARD : J'ai vu en effet sur un des sites chinois une photo de touristes occidentaux à Dafen, je crois, qui contemplais de ces oeuvres dans la rue.

ANITA : Ya aussi
"La peinture à l'hawaïle
C'est bien diffic'hawaïle
Mais c'est bien plus beau
Dalida la di a dadi
Que la peinture à l'eau

Ah ! A lo a
Ra pe ti pe ta pe ti pe ti pe to
Ra pe ti pe ta pe ti pe ti pe to"

Ecrit par : KA | 25 octobre 2006

Antoine Blanchard + Monsieur Zhang ou Mademoiselle Cheng Voilà un bien 'bell' exemple de copro-duction sino française !

Ecrit par : Didier(谢谢) | 25 octobre 2006

Sans même aller jusqu'en Chine, on peut aller faire son marché là. http://www.repro-tableaux.com/a/liebermann-max.html. D'ailleurs c'est une vraie mine d'or en ce qui concerne les oeuvres de peintres.

Ecrit par : tungstene | 25 octobre 2006

TUNGSTENE : Des sites de vente de reproductions de tableaux célèbres, il en existe des tonnes.
La particularité des sites chinois (qui vendent aussi, par ailleurs, des reproductions de tableaux célèbres), c'est qu'ils commercialisent des chédeuvres tels ceux signalés ci-dessus.
Voir par là :
http://www.google.fr/search?q=oil+painting+suppliers+China&start=0&ie=utf-8&oe=utf-8&client=firefox-a&rls=org.mozilla:fr:official

Ecrit par : KA | 25 octobre 2006

Au fond, tout cela est-il vraiment pire que l'aaaaaaart contemporain ?
A la foire d'Art brussels, je me souviens d'une machine à brûler les tartines, d'un chat gonflé à l'hélium et flottant, d'une boule géante de popcorn, d'une vidéo (en musique) montrant le perçage d'un point noir (avec tortillon de pus sortant), de faux bras amputés dans une flaque de faux sang, d'animaux empaillés enveloppés de gaze médicale...
mais là évidemment, c'est de l'art contemporain, in situ, qui questionne notre regard sur la question de la représentation.
Tandis que Wang ou Li, dans une zone industrielle de Wuhan, on n'en dira jamais "Wang Je vit et travaille à Wuhan, et expose depuis 1996 en Chine et dans les grands musées internationaux. Courtesy Galerie Walter Vasconcelos, Paris-VIème".

Ecrit par : nuages | 25 octobre 2006

NUAGES : croûtes chinoises / art con-temporain : l'un n'excuse pas l'autre !
Ce n'est pas parce que des zozos accrochent des petites culottes illuminées sur des ceintres qu'il faut se prendre de passion pour les peintures représentant un sous-bois avec une biche qui s'abreuve que c'est tellement mignon qu'on va l'offrir à tante Martine…

Ecrit par : KA | 25 octobre 2006

Nous n'avons pas attendu les chinois pour commettre de tels chefs- d'oeuvre, la nouveauté est qu'ils sont sortis des couvercles des boites de chocolats et des carte de voeux de nos grands-mères.

Ecrit par : tungstene | 26 octobre 2006

KA & MiniPhasme > Bon, c'est pas un peu fini de profiter ignominieusement de mon homonymie pour se moquer, merci !! :-p

Je m'en fous, je suis aussi homonyme d'un des deux héros du Dahlia noir, bientôt sur vos écrans...

Ecrit par : Enro alias l'homonyme | 31 octobre 2006

Je ne sais pourquoi, ça me fait terriblement penser à la scène du film Mina Tannenbaum où Mina (romane bohringer) n'arrivant pas à percer dans la peinture se résigne à faire de l'alimentaire en réalisant des copies de toiles de maîtres, d'ailleurs très bien payées. Bref comme déjà cité plus haut, l'originalité des chinois est surtout de faire aussi des copies de tableaux très moches, et d'avoir surement cassé au niveau des prix le marché pour les toiles de maîtres qui existait à l'époque de ce film.

Ecrit par : jmdesp | 15 novembre 2006

Je vais chicaner mais c'est "La vigne rouge" et non "le vignoble rouge" que Van Gogh a vendu dans son vivant. (ah les traductions venant de l'anglais !).

Ecrit par : Ego | 05 janvier 2007