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24 juin 2007

LE TRIPTYQUE DU MAÎTRE DE MOULINS

Ce billet est pour l'ami Maurice Pommier, dessineur peinturiste.


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Le Triptyque de la Vierge en gloire - ou triptyque du Maître de Moulins - se trouve dans la cathédrale de Moulins qui se trouve dans l'Allier et qui a été peinturluré par le Maître de Moulins vers 1498-1500 parce que ledit triptyque a été peinturluré à Moulins qui se trouve dans l'Allier.

Quand on dit "Maître de Machin ou de Bidule", cela signifie qu'on ne connaît pas l'identité du peinturiste, même si parfois l'on parvient à lui attribuer plusieurs zeuvres. Pour ce triptyque, cependant, on avance le plus souvent le nom du néerlandais Jean Hey qui fut au service du cardinal Charles de Bourbon jusqu'à sa mort en 1488.




Portrait de Charles de Bourbon
par Jean Hey, 1488


Jean Hey se retrouvait au chômage technique ! Il se fit donc engager dare-dare par le frère du défunt, le duc Pierre de Beaujeu connu aussi sous le nom de Pierre II de Bourbon. C'est pour lui et sa femme Anne de France qu'il peignit ce triptyque destiné à orner une nouvelle chapelle de leur demeure, l'actuel musée Anne de Beaujeu.

La chapelle a disparu et la peinturlure est désormais installée dans la cathédrale de Moulins, mélange de gothique flamboyant du XVème siècle et de néo-gothique du XIXème.

Bon allez, examinons ce triptyque peint à l'huile sur panneaux de chêne et qui mesure 133 cm de long pour 159 cm de haut.

Fermé, il affiche deux peintures en grisaille imitant des sculptures.


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Le sujet est une Annonciation, c'est-à-dire la venue de l'Archange Gabriel qui annonce à Marie qu'elle va être enceinte mais qu'elle ne s'inquiète surtout pas, au début elle ne sentira rien et ça passera comme une fleur (peut-être bien que je reviendrai plus longuement sur ce sujet dans mon prochain billet, tiens !)

À propos de fleur, justement, on remarquera le vase contenant des lys, posé derrière la Vierge.





Au XVème siècle, on avait pris l'habitude de conférer aux fleurs des rôles bien précis. Les églantines, dérivées des roses, évoquaient l'image du péché de l'humanité car avant la faute d'Adam, les roses du Paradis n'avaient pas d'épines ; les pivoines, qui viennent d'Orient, rappelaient que selon la Genèse, l'Eden était situé à l'Orient, justement ; les iris, aux bords tranchants comme des glaives, rappelaient la peine de Marie devant la souffrance de son fils sur la croix ; les pâquerettes étaient symbole d'innocence et les lys, enfin, symbole de la pureté de Marie (voir à ce sujet mon billet sur la Vierge au chancelier Rolin).

La majorité des Annonciations flamandes du XVème siècle nous montrent Marie agenouillée en train de consulter un livre de prières, avec non loin un vase de lys.




Panneau central du triptyque de Mérode
par le Maître de Flémalle, vers 1427


C'est moins courant dans les Annonciations italiennes de la même époque, sauf chez Fra Filippo Lippi qui n'oubliait jamais de représenter l'Archange tendant une tige de lys à la Vierge. Histoire de faire passer la pilule…




Annonciation
par Fra Filippo Lippi, vers 1443


Revenons vers notre Annonciation, avec un p'tit coup d'œil sur Gabriel qui cause grâce à un phylactère.





Un phylactère, c'est :
- une amulette grecque (phulactérion = antidote) ;
- une bandelette de papier sur laquelle est recopié en hébreu un extrait de la Torah et, par extension, la boîte (téfilin תפילין) contenant ces bandelettes ;
- une banderole affichant les paroles d'un personnage dans une peinture du Moyen Âge ou de la Renaissance ;
- une bulle de bande dessinée.

Il y a un p'tit côté Van Eyck chez Jean Hey. Normal : il fut probablement l'élève de Hugo van der Goes, lui-même influencé par Van Eyck et Van der Weyden.

Comparons :




Le triptyque de Moulins fermé de Jean Hey, 1498-1500



Le triptyque Portinari fermé de Hugo van der Goes, 1476-1479


Position de l'Archange à peu près identique, traité similaire de l'étoffe. Rouvrons maintenant les deux panneaux du triptyque du Maître de Moulins :


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À gauche, on voit Pierre de Beaujeu alias Pierre II de Bourbon, agenouillé en grand avec saint Pierre derrière. Ce dernier, qui porte la tiare des futurs papes, semble héler l'Enfant Jésus afin qu'il accorde sa bénédiction au duc.

Pierre II de Bourbon, aussi grand que la Vierge ou les saints. Normal : quitte à payer l'exécution d'un retable, autant que le sponsor y soit représenté de manière conséquente !





Avant, on représentait les commanditaires en tout petit et l'on avait l'impression qu'il s'agissait de gnomes. On peut le constater en ouvrant le triptyque Portinari évoqué tout à l'heure :


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Le triptyque Portinari de Hugo van der Goes, 1476-1479


Vers la fin du XVème, on laisse de plus en plus souvent tomber cette tradition pour peindre les commanditaires en grand. Et encore, estimons-nous heureux d'avoir échappé ici au blason. Dans cette Nativité, peinte également par Jean Hey, on a droit au portrait en grand du donateur (le fils du chancelier Rolin) ainsi qu'à ses armoiries collées en haut à droite comme un vulgaire logo d'opérateur téléphonique pendant un matche de foute :




Nativité
par Jean Hey, vers 1480


Notre copain Pierre de Beaujeu alias Pierre II de Bourbon est un peu plus malin que ça, moins premier degré que le fils Rolin : il se fait représenter en grand, certes, mais au lieu de placarder l'autocollant de sa firme il utilise deux stratagèmes :

1. il fait peindre par Jean Hey sa devise sur le manteau du porteur de clés. Cette devise, "Espérance", y est écrite deux fois dans des phylactères, au-dessous des deux portraits de chérubins :





et c'est ainsi qu'il rallie à sa cause le bon saint Pierre ;

2. il fait sculpter, au bas du panneau central du retable, les initiales P et A, Pierre et Anne, reliées par la ceinture d'espérance, emblème des Bourbons.





On retrouve cette ceinture sculptée au fronton de la demeure du couple Beaujeu :





À la droite du retable, c'est Madame qui s'affiche. Avec, derrière elle, sa fille Suzanne et sainte Anne. Madame porte une couronne, et un chapeau. Les deux couvre-chefs signifient qu'elle est à la fois l'épouse d'un duc et la fille du roi Louis XI.





La gamine, âgée d'environ huit ans, a le teint souffreteux et d'ailleurs, elle mourra en 1521 à l'âge de trente ans. La voici, la petite Suzanne, peinte par Jean Hey alors qu'elle avait trois ou quatre ans :





Passons maintenant à la partie centrale, celle qui est censée être la plus importante. Je dis "censée", parce que les portraits des commanditaires étaient, on vient de le voir, au moins aussi importants que les représentations religieuses. Et c'est tellement vrai que Jean Hey avait déjà, auparavant, exécuté un triptyque mettant en scène ses patrons. On en a perdu la partie centrale et la partie droite a été coupée pour isoler le portrait de la môme Suzanne présenté plus haut. Certains bouts de ce triptyque sont au Louvre, d'autres à la National Gallery et à l'Art Institute de Chicago. Un vrai puzzle, et ce cas n'est pas isolé.


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Assise sur un trône derrière lequel se déploie un arc-en-ciel circulaire, la Vierge tient l'Enfant Jésus bénissant et ses pieds reposent sur un croissant de lune. Au-dessus d'elle, des anges s'apprêtent à la couronner. Cet arc-en-ciel, cette lune et cette couronne trouvent leur origine dans un passage de l'Apocalypse de saint Jean qui est écrit plus bas, sur le phylactère tendu par deux anges :





On peut y lire : Hec est illa dequa sacra canunt eulogia sole amicta lunami habens sub pedibz stelis mervit coronari duodenis

soit : Un signe grandiose apparut au ciel : c'est une Femme ! Le soleil l'enveloppe, la lune est sous ses pieds, et douze étoiles couronnent sa tête.

Jean Hey a ici remplacé le soleil par un arc-en-ciel, mais beaucoup d'autres artistes respecteront la citation et représenteront un soleil.

Pourquoi cette confusion entre la Vierge et cette Femme de l'Apocalypse ? Parce que : « Sous l'influence des litanies de Lorette, la Vierge de l'Assomption est généralement figurée sur un croissant de lune, le front ceint de douze étoiles, comme la femme de l'Apocalypse. [...] Le Speculum Humanae Salvationis explique en détail cette présentation de la Vierge calquée sur la femme de l'Apocalypse, avec les pieds sur un croissant de lune et la tête couronnée d'étoiles. Le femme de l'Apocalypse qui échappe au dragon est l'image de la Vierge enlevée au ciel. La lune qu'elle foule aux pieds est le symbole des choses changeantes de ce bas monde. Les douze étoiles qui illuminent sa tête rappellent les douze apôtres pressés à son chevet au moment de sa mort (Gagnon 1976, p. 62-63, citant Réau 1955-1959, tome III, p. 617). »

Citation extraite de ce site canadien. Pour les litanies de Lorette, voir la Ouiquipédia.

Ne nous laissons pas avoir, cependant. Comme souvent, le caractère sacré de cette peinture n'est qu'un prétexte. Prétexte à montrer la trogne des puissants du coin tout en ayant l'air d'afficher sa religiosité, de servir l'Église et de participer à cette œuvre pédagogique que sont les retables dont le but est d'enseigner au peuple les grands épisodes de la religion catholique. On voit par là que la notion de sponsorigne n'est pas toute neuve.


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Quelques mots sur la conservation de ce triptyque de Moulins. Le guide de la cathédrale affirme que ce retable n'a jamais été restauré et que son éclat est originel.

Cela dit, il est impossible de s'en approcher à moins de trois mètres afin de vérifier la véracité du propos. L'encadrement, lui, a bel et bien été restauré, ainsi que le révèle l'Inventaire général du Patrimoine de France à cette adresse : « traces de restauration sur la traverse inférieure et sur l'angle supérieur droit du panneau central ; système de fermeture des panneaux restauré ».

Signalons enfin - et la chose est d'importance - que la visite du triptyque du Maître de Moulins est entièrement gratuite. Et puis tant que vous y serez, rendez-vous à l'Hôtel de Mora qui est situé à deux pas et abrite le superbe Centre de l'Illustration qui vaut très largement le détour.


Liens
Le site de Maurice Pommier, dessineur peinturiste.
D'autres zeuvres de Jean Hey.
À propos des blasons et logos, voir mon billet intitulé Biznesse et blasons.
Le Centre de l'Illustration de Moulins.

11:40 Lien permanent

Commentaires

Un arc en ciel circulaire? tiens, tiens... ;-)
Nous ne sommes point sur terre, ici, l'arc n'est donc pas limité par l'horizon.
C'est bien là une preuve de divinité.

Ecrit par : kelticlago | 24 juin 2007

Ce triptyque est superbe ! La Vierge avec les anges disposés en mandorle (?) me fait un peu penser à "Agnés Sorell de Fourquet
J'aime beaucoup aussi le portrait de Suzanne enfant .

Très beau billet, M'sier Ka ;-)

Ecrit par : Micheline | 24 juin 2007

Euh...je voulais dire Jean Fouquet, bien sûr
http://www.wga.hu/frames-e.html?/html/f/fouquet/madonna.html

Ecrit par : Micheline | 24 juin 2007

Saint Pierre : Regarde moi cette tête de faux-cul ! J'y fous un coup sur la tronche?

Sainte Anne : Et moi ! T'as vu la trombine de la mienne ?

Bon, sans déc' ! Encore une découverte.

L'arc-en-ciel circulaire me fait penser à ce phénomène de halo que j'ai déjà observé :
http://www.astrosurf.com/~buil/gallery/conjonction/cloud.jpg

Ecrit par : untel | 24 juin 2007

"Le Triptyque se trouve dans la cathédrale de Moulins qui se trouve dans l'Allier ... ledit triptyque a été peinturluré à Moulins qui se trouve dans l'Allier."
Merci M'sieur Ka pour ces précisions géographiques ;-)

A propos d'arc-en-ciel circulaire, il semble que ce phénomène existe et qu'on peut l'apercevoir d'un avion par exemple.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Arc-en-ciel

Ici une autre explication du mythe de l'arc-en-ciel
http://galileo.cyberscol.qc.ca/InterMet/mythe/mythe_arc_en_ciel.htm


Il ne faut pas manquer d'aller voir les zeuvres du dédicataire. J'aime beaucoup ses ombres chinoises, l'histoire du "Coffre du marin" et "Livia, Paul et le stradivarius"

Ecrit par : Micheline | 24 juin 2007

>micheline: un arc en ciel est circulaire... effectivement d'un avion on doit pouvoir le voir. Si pour nous il a des pieds où se trouvent des lutins gardiens de trésor, c'est à cause de notre position qui limite le cercle à l'horizon... entre autres.
il est même souvent deux: un dont les couleurs se déclinent dans un sens et un autre avec les couleurs dans l'ordre inverse, suivant que l'on a deux réflexions ou une dans chaque goutte.
un bel exemple se trouve là: http://www.ipernity.com/doc/10223/34405?from=34410

Ecrit par : kelticlago | 24 juin 2007

Un arc-en-ciel circulaire, d'accord.
Mais une question mérite d'être posée : Jean Hey (ou le Maître de Moulins qu'on a appelé comme ça parce que son tableau est à Moulins dans l'Allier où il y avait des moulins), Jean Hey, donc, avait-il son brevet de pilote ?
http://www.animations.ch/junior-aviation/images/brevet.jpg

Ecrit par : KA | 24 juin 2007

J'rêve pas ! La phôte sur le phylactère !

"Ave gratia plena dUominus tecum".

Serait-ce une allusion au couple Pierre et Anne, un duo minus ?

Ecrit par : untel | 24 juin 2007

Un arc-en-ciel à 360° visible depuis le plancher des vaches :

http://www.trekearth.com/gallery/Europe/Switzerland/photo449694.htm

Ecrit par : untel | 24 juin 2007

>Ka: il aurait pu être pilote de Seine, mais Moulins c'est dans l'Allier!... ah, les boules!
yark, yark....
mdr comme il est parait-il d'usage.

Ecrit par : kelticlago | 24 juin 2007

Dis, ton billet il est beau comme une homélie (vengeaaaaaaaance !)

Ecrit par : Vroumette | 24 juin 2007

VROUMETTE : Homélie plus lentement, tu verras, c'est beau comme une patère austère !

Ecrit par : KA | 24 juin 2007

Bon, j'avoue, ma "vierge" préférée est celle du retable de Martin Schongauer à Colmart (m'enfin bon, y'en a des tripotées).

http://fr.wikipedia.org/wiki/Image:Martin_Schongauer_003.jpg

Ecrit par : Vroumette | 24 juin 2007

Damenaid, tu es derrière ton ordi ! Quelle rapidité. Rooooh les jeux de mots (ils me manquaient), même que je les ai compris (chuis en pleine forme).

Ecrit par : Vroumette | 24 juin 2007

VROUMETTE : KA ize ouatchigne iou.

Ecrit par : KA | 24 juin 2007

Untel: Ave Untel, plenus scientiae, Pamelae tecum.

Ecrit par : bacchante | 25 juin 2007

plene scientiae... gloups

Ecrit par : la bacchante qui s'impatientait | 25 juin 2007

La bacchante: Gratias tibi ! Benedicta tu in mulieribus.

AAAAAmeeeeen !

Ecrit par : untel-quidam | 25 juin 2007

Sanctus, Sanctus, Sanctus Untel et Pamelas.
Pleni sunt caeli et terra gloria tua.
Hosanna in excelsis.
Benedictus qui venit in nomine KA.
Hosanna in excelsis !


Et youplà, que je vous asperge tous ! Bon, on annonce la venue de benoit XVI en ces lieux d'ici deux jours.

Ecrit par : Vroumette munie d'eau bénite | 25 juin 2007

Vroumette: à peine de retour que déjà ça part en testiculi!

Pour ceux qui auraient oublié leurs déclinaisons ou qui désireraient une initiation en latin, je propose un passage par là:http://lesilesindigo.hautetfort.com/archive/2007/06/25/album-album-album-albi-albo-albo.html

Ecrit par : la bacchante qui ne recule devant aucune promo!!! | 25 juin 2007

Le site du dédicataire de ce billet, Maurice Pommier, n'est pas à jour. Voir par là pour son dernier chédeuvre:
http://lsj.hautetfort.com/archive/2007/05/22/dans-l-atelier-de-pepere.html

Ecrit par : la bacchante à nouveau très sérieuse | 25 juin 2007

La bacchante : rhooo ! profiter de la BàI pour faire sa promo :-D

Vroumette : je verrais bien les Pamélae tenant à bout de bras des phylactères au-dessus de la tête de KA (plutôt que de lui arracher la chemise façon groupie). Et pourquoi pas Untel agenouillé en donateur (mais en petit hein!) ?

Pardon m'sieur Ka de nous défouler sur votre blogue!

Ecrit par : Micheline qui se défoule | 25 juin 2007

mich.: untel en scripteur de phylactères serait mieux!

Ecrit par : la bacchante | 25 juin 2007

Je suis très très déçu. Non par le billet, excellent, mais par le fait que les visiteurs ne cliquent pas religieusement sur chacun des liens hypertextes amoureusement et pédagogiquement glissés par Maître Ka. Si bien que je suis semble-t-il le premier à détecter (en tout cas à le dire ici) que *le lien vers l'inventaire général du Patrimoine de France est kaputt*...

Ecrit par : Yepok | 25 juin 2007

Yepok : non seulement je clique "religieusement" sur tous les liens donnés par Maître Ka (c'est vrai, je me suis dit que le lien était inaccessible momentanément) mais je vais même le redonner ici ;-)
http://www.culture.gouv.fr/public/mistral/palissy_fr?ACTION=RETROUVER&FIELD_98=LOCA&VALUE_98=%20Moulins&NUMBER=5&GRP=0&REQ=%28%28Moulins%29%20%3aLOCA%20%29&USRNAME=nobody&USRPWD=4%24%2534P&SPEC=1&SYN=1&IMLY=&MAX1=1&MAX2=200&MAX3=200&DOM=Tous

Ecrit par : Micheline | 25 juin 2007

YEPOK & MICHELINE : J'm'avais gouru dans le lien, c'est réparé. Il ne s'agit pas du même que celui de Micheline, enfin pas tout à fait. C'est la même notice mais la page donne accès à d'autres œuvres patrimoniales sises à Moulins qui est dans l'Allier au bord duquel y'avait des moulins.

Ecrit par : KA | 25 juin 2007

Ce billet de propagande pro-Russe est tout bonnement un camouflet pour l'occident libre.
Et ne me dites pas que vous n'avez pas vous même habilement donné les traits de Vlad Poutine (http://www.france-cei.com/catalog/images/badge_poutine1.jpg)
à Charles de Bourbon.

Ecrit par : paul | 25 juin 2007

PAUL : Nom d'un blini avarié ! Je suis démasqué ! Et mon prochain billet va me condamner encore plus…

Ecrit par : KA | 25 juin 2007

Encore un lien "Poutine" qui marche pas !!!

Ecrit par : Micheline déçue | 25 juin 2007

MICHELINE : Si si (comme disait l'impératrice), il faut juste ôter la parenthèse fermante.

Ecrit par : KA | 25 juin 2007

Ils étaient tous glabre à cette époque réculée ?

sinon j'aimerais bien connaitre la marque / blason de leur rasoir.

Ecrit par : Froussard Anonyme | 25 juin 2007

FROUSSARD : M'est avis que ces gars-là en connaissaient un rayon sur l'art du rasage gratis de très très près. Parfois ils faisaient des concours, à Bouvines ou ailleurs. Paraît même qu'une de ces compétitions a duré cent ans, tellement c'était difficile de les départager.

Ecrit par : KA | 25 juin 2007

Ouaip, mais là pas une coupure, du rasage net, encore un savoir-faire qui se perd.

Ou peut-etre un onguent, ou le peinturlureur qui avait inventé la retouche numérique à la main ?

Ecrit par : Froussard Anonyme | 25 juin 2007

FROUSSARD : En bas à gauche de la photo (voir lien ci-dessous) un couteau-rasoir du VIIème siècle :
http://www.saint-denis.culture.fr/fr/1_2b3_ville.htm

Ecrit par : KA | 25 juin 2007

Merci !

Mais avec ça à la ceinture, je ne passe plus les controles z'aéroportuaires.

Ecrit par : Froussard Anonyme | 25 juin 2007

FROUSSARD : De toute façon t'aurais pas pu passer le portique anti-métaux avec ton choual et ton armure, alors hein.

Ecrit par : KA | 25 juin 2007

@La bacchante : ah ah, tu croyais quand même pas que j'allais restée sagement assise derrière mon ordi sans pianoter des conneries quand même !

@Paul : namého (comme dirait notre god in this place), c'est quoi ces liens foireux (faut qu'on les rectifie nous même maintenant, pfffffff c'est que je suis un peu faignasse sur les bords moi).

@Micheline : ouaih une reprise en main de la famille me semble nécessaire hein !

@Yepok : ouah l'autre, j'y crois pas qui nous fait de la délation comme si nous n'étions pas de grands afionados de la boiboite. Mais si on clic, on cliclic comme des fous même. C'est pour ça que parfois il nous faut des jours entiers pour lire des billets de mister à force de nous laisser tenter par tous ces liens.


@Froussard : nan, mais les poils c'est long à peindre ! Alors youplà, ils ont réglé le problème : tous imberbes.

@KA : bon ben voilà hein, j'ai repris mes marques moi ! J'ai la patate !

Ecrit par : Vroumette | 25 juin 2007

je trouve cette oeuvre superbe & ton commentaire savoureux

Ecrit par : Eric LOW | 25 juin 2007

Bonjour,

Je n'y connais rien mais en vous lisant j'ai l impression d'etre moins ignare ! et meme je me surprends à en découvrir plus!!!! je vous remercie des explications sur le phylactere, j'en savais une seule;et des traductions des locutions latines,je n'en pige que pouic en VO ! Cordialement

Ecrit par : jahier | 17 juillet 2007