« RODTCHENKO, L'EXPO | Page d'accueil | JEUNES DU MONDE, LE FOOTBALL VOUS APPELLE ! - réédition »

28 juin 2007

L'USAGE DE LA CALCULATRICE N'EST PAS AUTORISÉ

Un aimable correspondant m'a transmis l'épreuve d'arts plastiques du Brevet des collèges. Il semblerait, précise-t-il, qu'il s'agisse d'une matière optionnelle en série professionnelle, c'est-à-dire pour les élèves de 1ère année de BEP. Jetons-y un zœil, et voyons comment nous nous en serions tirés.


Durée : 1 heure 30
1 heure pour la pratique
30 minutes pour les questions

Coefficient 1

Barème :
I. PRATIQUE : 14 points
II. QUESTIONS : 6 points

L'usage de la calculatrice n'est pas autorisé


ARG ! Damnaide ! Pas de calculatrice ! Mais à quoi pourrait nous servir la calculatrice ? Nous le verrons par la suite…


Première partie : pratique
1 heure

Sujet :
Séquence visuelle

En partant du document proposé, vous inventerez une suite de trois images. Ces trois images devront reprendre des éléments du document dans une séquence visuelle cohérente où la variation des cadrages et des points de vue — éloignement, rapprochement,… — nous fera découvrir un contexte événementiel inattendu.

Les moyens d'expression sont laissés au choix du candidat. Le travail sera réalisé directement sur le support calibré fourni.





L'image proposée en plus grand :




Mouais. C'est pas de la tarte, hein. Une mauvaise image en noir et blanc, une planche à voile démodée et un slogan ringard avant même que d'avoir été imprimé. Et avec ce truc, il faut faire une espèce de bande dessinée. Parce que c'est bien de cela dont il s'agit :

une séquence visuelle cohérente où la variation des cadrages et des points de vue.

Allez, vous avez une heure.

Tic-tac… Tic-tac…

Ça y est ? C'est terminé ? Bon. J'espère que vous avez bien relu l'énoncé, qui précisait :

une séquence visuelle cohérente où la variation des cadrages et des points de vue — éloignement, rapprochement,… — nous fera découvrir un contexte événementiel inattendu.

Alors les ceusses qui ont dessiné le planchiste tombant à l'eau ou se faisant bouffer par un requin, c'est pas sûr qu'ils obtiennent leurs 14 points ! Parce que dans le genre inattendu, on a vu mieux. En plus, je parie qu'il y en a au moins un ou une au fond de la classe (je ne donnerai pas de nom mais j'me comprends) qui n'a même pas pigé ce que voulait dire un contexte événementiel inattendu.

En français, un contexte événementiel inattendu ça s'appelle un coup de théâtre, voire un gag. Voilà donc ce qu'ils voulaient probablement, les gens qui ont conçu ce sujet. Une petite bédé de quatre cases (un comic strip, comme on dit) qui se termine par un gag.





Un truc genre Peanuts de Schulz, avec Snoopy qui menacerait sa boîte aux lettres :


Cliquez sur l'image pour la voir en plus grand




Quatre cases de format identique, avec un gag final. Sauf que, si l'on examine à la loupe n'importe quel comic strip :


Cliquez sur les images pour les voir en plus grand



Andy Capp par Reg Smythe



WIzard of Id par Brant Parker and Johnny Hart


… on s'aperçoit que la variation des cadrages et des points de vue n'y court pas les rues. La caméra est toujours placée à hauteur d'œil humain et les plongées et les contre-plongées ainsi que les champs et les contre-champs sont inexistants.

Si le but était bien de réaliser une espèce de comic strip, il me semble qu'il y a comme une contradiction entre l'énoncé et la mise en page proposée : la bande dessinée en trois ou quatre cases de format identique avec gag final n'est pas adaptée à des cadrages et des points de vue décoiffants.

Ah mais j'y pense soudain ! L'énoncé ne dit pas d'où vient l'image de départ. Alors voici :






Il s'agit d'une boîte d'allumettes, issue d'une série
publiée en 2002 :







Une boîte d'allumettes. Avec la loi anti-tabac ! Pas très politiquement correct, tout ça, hein !

•••


Passons maintenant à la seconde partie de cette épreuve.

Seconde partie : questions
30 minutes


Première question (0,5 point par bonne réponse)

Attribuez à chaque siècle un des sculpteurs cités en reliant par une flèche le siècle au nom du sculpteur.


XXe siècle       XIXe siècle       XVIIe siècle       XVIe siècle
Giacometti       Michel-Ange       Rodin       Le Bernin


Seconde question (0,5 point par bonne réponse)

…plan …maquette …esquisse …édifice…


Replacez ces quatre mots dans le texte qui suit :

L'architecte est une personne capable de tracer le…………d'un…………et d'en diriger l'exécution. Il peut commencer par une…………pour schématiser le fonctionnement des espaces intérieurs ; il peut aussi réaliser une…………en trois dimensions.


Troisième question (2 points pour la bonne réponse)

Dans ces trois œuvres, laquelle est une œuvre de Léonard
de Vinci ?
Indiquez dans la case la lettre correspondant au tableau.







Dans ces trois zeuvres, qui sont quatre ! comme le remarqua un honorable commentateur de ce billet ;-)

Mais revenons à nos moutons : la question relative aux sculpteurs me semble particulièrement difficile pour des gamins de quinze ans. Étudie-t-on Le Bernin en 3ème ? Qui serait capable ici de dire tout de go à quel siècle il appartient ?




Buste du cardinal de Richelieu
par Gian Lorenzo Bernini, dit le Bernin, 1640


Ce buste fut exécuté d'après le Triple portrait du cardinal de Richelieu que Philippe de Champaigne réalisa la même année :






En comparaison, les deux dernières questions relatives à l'architecture et à Léonard de Vinci me paraissent d'une extrême simplicité. Mais je ne suis pas prof de collège, encore moins élève, et sûrement pas le meilleur juge.

Si des profs d'arts plastiques ou des élèves de 3ème qui ont subi cette épreuve du Brevet passent par ici, j'aimerais bien avoir leur avis !





P.S. : L'usage de la calculatrice n'est pas autorisé, était-il précisé. Trop dommage.

12:05 Lien permanent

Commentaires

L'interdiction de la calculatrice en épreuve d'examen ou de concours tient au fait qu'on peut y stocker toutes sortes d'infos : dates, textes.... etc.

Ecrit par : Jenny | 28 juin 2007

Ralala! Je dis tout de suite, je suis recalée pour la première épreuve :-(
Euh...j'ai pas compris pourquoi l'usage de la calculatrice n'est pas autorisé, j'ai mal lu les intitulés des questions?

La Boîte à Images n'est-elle pas elle-même "un contexte évènementiel inattendu" à chaque fois qu'on l'ouvre?

Très beau triple portrait de Richelieu (on apprécie quand on a pu le voir de près!)

Ecrit par : Micheline recalée | 28 juin 2007

Troisième question
Dans ces trois œuvres, laquelle est une œuvre de Léonard de Vinci ?

J'en vois quatre

Ecrit par : ah bon | 28 juin 2007

JENNY : J'avoue n'y rien connaître en calculatrices, mais ça m'étonnerait qu'on puisse y stocker tout le programme d'arts plastiques de la classe de 3ème.
Bah ! de toute façon, cette mention était la bienvenue, puisqu'elle m'a servi à trouver un titre pour ce billet ;-)

Ecrit par : KA | 28 juin 2007

AH BON : Tout à fait exact ! « Dans ces trois œuvres, laquelle est une œuvre de Léonard de Vinci ? »
J'ai recopié le texte de l'énoncé, on y parle bien de trois zeuvres au lieu de quatre !

Ecrit par : KA | 28 juin 2007

Dans le genre bourde de cet exposé, j'ajouterai qu'on ne peut pas écrire « seconde question » quand elle est suivie d'une troisième. Parce que « second », ça veut dire « deuxième et dernier ».

Ecrit par : KA | 28 juin 2007

ah bon : on a dit "PAS DE CALCULATRICE" !

Rôôôôô !

Ecrit par : Artephius | 28 juin 2007

J'ai surveillé l'épreuve du Bac 2007, en ARTS PLASTIQUES CULTURE ARTISTIQUE série L, . Durée de l'épreuve 3 heures30 mn. Coefficient : 3 !
On ne nous parle pas de calculatrice ;-)))))
Question 1 : analyse de la reproduction de Pablo PICASSO, Tête de Femme, 1957, bois découpé et peint, 78X33X25 cm. Projet de sculpture monumentale. (Dépôt du Musée Picasso, Centre Pompidou, Paris.
Question 2 :
Le candidat a le choix entre les deux sujets.
Sujet 1
Expliquez comment la sculpture commémorative, traditionnellement érigée sur un socle, s'est aujourd'hui diversement ouverte à l'espace du spectateur ?
Sujet 2
Montrez comment les technologies vidéo et numériques ont contribué à faire évoluer le genre du portrait.

Ecrit par : Amazone | 28 juin 2007

AMAZONE : Oulalah ! ça c'est du sujet balaise et intéressant ! Mais c'est pour des élèves qui ont vraiment étudié ça toute l'année.

La sculpture de Picasso est par là :
http://80.65.232.176/Photos/00/00/05/55/ME0000055550_3.JPG

Ecrit par : KA | 28 juin 2007

Les calculatrices modernes sont impressionnantes ; de mon temps (il y a dix ans) on pouvait y caser l'essentiel du programme de prépa scientifique. Maintenant, elles sont sans doute aussi puissantes que les ordinateurs d'il y a dix ans...

Quand au Bernin, il doit être relié au XVII par élimination, je suppose. Les trois autres étant "trouvables".

Ecrit par : Linca | 28 juin 2007

L'interdiction de l'usage des calculatrices est également spécifiée sur les sujets de philosophie du bac. et l'était déjà en 1981*.

* Précision pour les plus jeunes lecteurs : à l'époque, les calculatrices n'étaient pas programmables et n'accomplissaient que des oéprations strictement numériques, si, si.

Ecrit par : Zorglub | 28 juin 2007

Précision : les arts plastiques n'existent pas en lycée professionnel, ce sont des cours d'arts appliqués, obligatoires avec des modulations différentes selon les sections (il n'y avait aucun souci d'éducation artistique au départ, il fallait de bons dessinateurs ou lettreurs dans beaucoup de métiers industriels ou artisanaux ou commerciaux, la musique ne fait pas partie des options dans les LP).
http://www.ac-nice.fr/artsap/Pages/Programmes.html
Les élèves qui passent le brevet section professionnelle ou en candidats libres sont ceux qui ont échoué en 3e, ils le repassent dans toutes les matières (alors qu'en 3e, ils bénéficiaient du contrôle continu pour les deux tiers de la note avant notre dernière réforme). Ce sont donc des élèves très très faibles qui avaient déjà moins de huit ou neuf de moyenne générale en comptant le sport, la musique, la note de vie scolaire, etc. Autant dire qu'ils n'auront pas pour la plupart leur brevet même dans la série professsionnelle et les rectorats sont totalement muets sur les chiffres de réussite (alors qu'ils communiquent plus sur le brevet section collège).

Ecrit par : Dominique | 28 juin 2007

L'histoire de la calculatrice apparaît sur la plupart des sujets d'examen,
dans la plupart des matières et des filières. Au-delà de l'absurdité
apparente, qui nous fait toujours rigoler aussi quand on distribue les
sujets à ces chers petits, je pense que c'est parce que les sujets d'examen
doivent être tapés/imprimés/rédigés au départ sur des formulaires-type, avec des
insertions automatiques du genre "Ministère de ...", "Académie de ...",
etc., et, bien sûr, "L'usage de ...". Si les secrétaires sont un peu
distraites, après, ...
Comme le précisent quelques commentaires, les calculatrices d'aujourd'hui
sont également nettement plus polyvalentes et performantes que "de not'
temps".

J'ai également tiqué, hier, sur les consignes données pour la partie
"Séquence visuelle", je trouvais ça un peu ardu pour des jeunes (âgés de 15
à 18 ans, je le précise), et j'en ai fait la remarque à mi-voix à la
collègue qui surveillait avec moi. Mais comme sa fille (qui a l'âge de nos
élèves) fait les Beaux-Arts, elle se trouvait en pays de connaissance....

Sinon, chapeau pour l'analyse !

Ecrit par : L'aimable correspondant | 28 juin 2007

Ca me rappelle les bons souvenirs !
Notre prof de math nous conseillait de rentrer toutes les formules dans la calculette. Ca s'appelle de la triche, non ?

Ecrit par : Olenka | 28 juin 2007

Pour l'usage de deuxième et second, l'Académie française n'est pas de cet avis :
http://www.academie-francaise.fr/langue/questions.html#deuxieme
Ils ne précisent par contre pas si l'usage de trois est correct dans le cas de quatre éléments...

Ecrit par : Zubro | 28 juin 2007

eh bien il faut de l'imagination pour inventer un contexte évènementiel inattendu à partir de cette vilaine image ! Et des lettres pour comprendre ce que veut dire la phrase (moi je n'avais pas saisi, avec un bac plus 3)....Pour des élèves en série professionnelle, je ne pense pas que ça va les aider à avoir leur brevet alors qu'ils ont peut-être d'excellentes qualités artistiques ! Mais ça intéresse qui le brevet, maintenant ?

Ecrit par : Saperli | 28 juin 2007

@ Dominique : j'ai surveillé cette épreuve hier. Les candidat(e)s au brevet ont le droit de quitter la salle au bout de 30 minutes, contrairement aux autres examens. Inutile de préciser qu'au bout de 30 minutes, la salle s'est vidée très vite, certain(e)s n'ayant même pas enlevé leur manteau (il fait froid, en ce moment). Cela dit, les quelques élèves resté(e)s jusqu'à la fin semblaient inspiré(e)s par le sujet.

Les sujets des autres épreuves me paraissent par ailleurs plus "faciles" en série "Professionnelle" qu'en série "Collège" (ben évidemment, me diras-tu, c'est adapté, et ça porte sur le programme de l'année), mais ça permet justement - parfois - à nos petits chéris de se rattraper, et de décrocher quand même un - le - brevet.

Quand à la calculatrice, c'est presque dépassé, maintenant : hier, pendant l'épreuve, un portable a sonné - alors qu'on avait bien rappelé que c'était interdi- - et, malgré nos remarques, l'élève a pris le temps de lire son message avant de ranger son insupportable. Et dans un portable, on peut en faire entrer, des informations, non ?

Bon, sinon, si vous séchez sur les questions - je trouve effectivement celle sur la sculpture un peu ardue - vous pouvez toujours colorier les images.
Vous avez 1 h 30 minutes.

Ecrit par : Marc | 28 juin 2007

Moi je veux voir ce que vous avez fait, KA! Un dessin, un dessin!

Ecrit par : Mikado | 28 juin 2007

Marc : Les sujets des autres épreuves me paraissent par ailleurs plus "faciles" en série "Professionnelle" qu'en série "Collège" (ben évidemment, me diras-tu, c'est adapté, et ça porte sur le programme de l'année), mais ça permet justement - parfois - à nos petits chéris de se rattraper, et de décrocher quand même un - le - brevet.

J'ai corrigé dans toutes les sections (professionnelle, technologique, collège) en français et en histoire-géo. Oui, en général, c'est plus facile en professionnel ou en technologique, mais ce n'est pas toujours le cas parce que les membres du jury veulent parfois montrer qu'ils peuvent être d'aussi bon niveau que ceux de la section dite générale et ils pondent des sujets infaisables même par des élèves de sections dites nobles. Ce n'est pas une règle, c'est juste une tendance, et cela décourage les plus faibles. D'un autre côté, on a des sujets hyper-faciles qui décontenancent les meilleurs élèves qui se demandent s'ils ne se sont pas trompés en répondant aussi vite. Et bon... ce n'est pas parce qu'un élève a passé deux ou quatre heures entières et qu'il aura écrit énormément dans un devoir que celui-ci sera forcément digne de la moyenne : certains sujets ne méritent pas plus de trente minutes en effet tellement ils sont vides, d'autres relèvent juste de la loterie ou de Qui veut gagner des millions ?

Ecrit par : Dominique | 28 juin 2007

Bonjour,
Je vais intervenir sans lien avec ce qui a été dit avant et je vous prie de m’en excuser. Il s’agit pour moi de vous faire découvrir un site récemment apparu sur lequel est présenté La Cartouchière, un nouvel objet très exclusivement réservé aux femmes. Je n’en dis pas plus : allez voir sur xxxxxxxxxxx
Une internaute.

Ma p'tite Marie, tu sais où tu peux te la mettre, ta cartouchière ?
(Oui je sais c'est facile, comme répartie, mais j'ai horrrrrrrrreur du spam.)

Ecrit par : Marie | 28 juin 2007

Dominique : je sais, c'est vrai, tout ça. D'un autre côté, on peut se "consoler" en se rappelant que le BEP est plus facile que le Brevet des Collèges, et que nos élèves décrochent souvent le 1er, à défaut du second (j'ai tapé "second", clin d'œil à KA) ... Mais tout ça, c'est très aléatoire. Tu parles à juste titre de "loterie" : le sujet (de français) de Bac Pro de cette année (à partir d'un conte d'Amadou Hampatê Ba) était plutôt facile - et tant mieux pour nos élèves - alors que je me souviens d'un sujet à partir d'un poème de Cendrars, il y a 4 ou 5 ans, que j'ai trouvé quasiment infaisable ; cela rejoint ce que tu disais plus haut à propos des exigences et des prétentions des membres de jury.

Ecrit par : Marc | 28 juin 2007

Marie : j'en veux une comme ça pour mettre mes craies !

Ecrit par : Marc | 28 juin 2007

Oh mais vlàti pas qu'on me conteste le deuxième-second, en commentaire et même en bouâtôlaitres !

Alors tenez-vous bien, amis des diptères en vol géo-stationnaire :
Le dictionnaire d'orthographe et des difficultés du français de Dournon chez Hachette, le Larousse des difficultés, et le Petit Robert des noms communs font bel et bien la distinction que j'ai rappelée plus haut.
Ainsi que le distingué linguiste Albert Dauzat, qu'était pas une brêle.

Les trois dicos cités ci-dessus sont ceux qu'utilisent les correcteurs pro.
Et toc. Nanmèhô.

Ecrit par : KA | 28 juin 2007

bonjour,
on est pas à une absurdité prés : j'ai aujourd'hui justement corrigé ce sujet d'arts plastiques, moi qui suit prof d'arts appliqués ! bref, effectivement, peu d'élèves ont compris le sujet, quand à la séquence inattendue.... on a surtout eu beaucoup d'ailerons ou de tempête !

Ecrit par : muriel | 28 juin 2007

MARC, DOMINIQUE & MURIEL : Où peut-on se procurer le corrigé de cette épreuve ? Et l'adresse du tordu qui a pondu ce "contexte événementiel inattendu" ?
J'aimerais vraiment savoir ce qu'espérait l'auteur de cette première partie pratique.

Ecrit par : KA | 28 juin 2007

Moi, je fais la même demande que Mikado: m'sieur KA, tu nous fais "une séquence visuelle cohérente" ?
Bon, ben, tu as 1 heure (et ne nous mets pas une "vague" qui submerge ce pauvre surfeur!).

Ecrit par : Micheline | 28 juin 2007

MICHELINE : La Vague d'Hokusai ! c'était justement mon idée !!!

Ecrit par : KA | 28 juin 2007

Saperli : le Brevet, ça sert ... à passer des concours niveau Brevet (autrefois, gardien de la paix, gardien de prison, employé de mairie, etc.), auxquels se présentent maintenant des candidat(e)s avec bac + 5 ou 6 ...

Ka : pour la 1ère partie de la question, soit on a un copain prof d'arts plastiques/appliqués (ça se trouve, j'en connais) et on lui demande, soit on va fouiner sur la toile en tapant "sujet d'arts plastiques, Brevet 2007" en s'armant de patience. D'ici un jour ou deux, le sujet et son corrigé devraient être sur la toile, si c'est pas déjà fait.

Mais je peux te le trouver par l'intermédiaire d'un copain, si tu peux patienter un peu ...

Pour la 2e partie, l'adresse du coupable, on ne peut malheureusement pas grand-chose pour toi ...

Ecrit par : Marc | 28 juin 2007

MARC : Je vais fouiner sur le ouèbe.
Pour l'adresse du coupable que tu obstinément de me fournir, je constate qu'il existe une solidarité de mauvais aloi entre les enseignants, un esprit de clocher fort regrettable, ma foi ! Maaaaaais ! prenez garde car les temps changent…

Ecrit par : KA | 28 juin 2007

Ben non : on se sait pas qui c'est, c'est tout !
Et si, d'aventure, il connaît la BàI, il se fera tout petit, c'est sûr !

Ecrit par : Marc | 28 juin 2007

Ah ah ah ! Bien joué, Marc, avec ton "2°" !


(pour le taulier : je suis allée vérifier ce matin, la quarantaine de primitifs italiens n'a toujours pas été expulsée vers son pays d'origine)

Ecrit par : s_cl | 28 juin 2007

Les postulants au BEP passeraient-ils le brevet des collèges ? Ils ne sont pourtant plus au collège mais au lycée professionnel.

Ensuite, vu les barêmes, il est clair qu'un BEP est diplôme professionnel. Ce n'est pas le français ou l'histoire-géo qui y est d'importance, mais bien des compétences pratiques et techniques... On demande à un plombier de savoir réparer ou installer une plomberie, pas de savoir disserter (et vu ce qui se fait en collège en ce moment, de toute façon, le savoir disserter n'est plus de rigueur)

Ecrit par : Marcel Patoulatchi | 28 juin 2007

J'ai été coupable de ce genre de sujet... Une culpabilité collégiale... Une commission, d'une dizaine de prof venus d'un peut partout de l'académie et même plus loin.(heureusement il y a toujours une cafetière qui traîne) Chapeauté par un inspecteur, ( Plus ou moins motivé) dans des locaux crasseux . Il faut pondre 3 sujets plus quelques autres de réserves en suivant le sacro/saint référentiel d'enseignement. dans les quelques heures que dure cette commission.
Ce qu’il en sort : un sujet « compromis » avec un verbiage et des termes biens abscons il est vrai pour nos élèves, mais ils sont prévenus et préparés et puis avec l’indulgence du Jury, les péréquations de notes (Un sport très à la mode en période de corrections) tout rentre dans l’ordre pour un bon pourcentage de réussite…
Mais c’est vrai que dans cet exemple l’image de départ est particulièrement moche ! Ce devait être un prof ancien fumeur qui gardait nostalgiquement cette vieille boite d’allumettes au fond de son cher cartable patiné.

Merci Mr Ka pour votre travail.

Ecrit par : Philippe | 28 juin 2007

J'ai raté mon brevet la première fois, oublié de rendre ma copie de math la seconde (et dernière ;-) Et si je le passais aujourd'hui en série professionnelle, je le louperais encore, avec leurs boîtes d'allumettes moches !!! pfff... heureusement qu'après, les diplômes sont plus fastoches à avoir !
(mais comment t'as fait pour trouver d'où venait cette image ? t'as un google image perfectionné ?)

Ecrit par : laurence | 28 juin 2007

allez, tu nous fait un p'tit dessin, pour voir ?

Ecrit par : laurence | 28 juin 2007

On peut repasser le brevet que l'on soit en lycée professionnel ou non ou que l'on soit candidat libre. La série la plus courante est celle du collège à l'issue de la 3e, mais il existe d'autres séries que l'on peut passer en fin de seconde générale (sans contrôle continu, sur des épreuves de type collège) ou en fin de seconde professionnelle ou première année de BEP-CAP (sans contrôle continu non plus, mais avec des épreuves qui correspondent plus à la filière professionnelle ou technologique*).

* Je ne vais pas faire tout l'historique de ces sections et de leurs diplômes, mais il n'y a plus de de 4e-3e pro (anciens CAP en trois ans) pour lesquelles il y avait un brevet spécifique (on a des Segpa ou des classes d'insertion ou des classes relais à la place), mais les sujets propres aux sections professionnelles sont souvent donnés aux sections de 3e technos et assimilées. C'est un peu le foutoir quand on se penche sur les classes d'élèves en difficulté, et je reste poli...

Ecrit par : Dominique | 28 juin 2007

Quand je pense KA que l'idée d'entrer dans l'enseignement t'a un jour effleuré... Qu'aurais-tu fait dans cette galère ? A la réflexion, tu aurais sans doute relevé le niveau des profs en ne cherchant pas à piéger les élèves avec des questions qui cherchent à (se) prouver qu'on est plus intelligent que le commun des mortels !

Ecrit par : FG | 29 juin 2007

LAURENCE : Bah… J'ai reconnu ce visuel pourri de boîte d'allumettes, alors après c'était facile de trouver les images.

FG : Qu'aurais-je fait ? Bein… j'aurais déprimé grave, ou bien j'aurais tout fait péter, ou encore j'aurais foutu le feu à la machine à café de la salle des profs puisque de toute façon elle est toujours en panne et quand par extraordinaire elle ne l'est pas elle fait du café dégueu. J'ai encore jamais bu un bon caoua dans une salle des profs. Après on s'étonne si d'aucuns pondent des "contextes événementiels inattendus".
arf arf arf

Ecrit par : KA | 29 juin 2007

Bon, je mets mon grain de sel quant à la "séquence visuelle cohérente" et autres jargonneries pseudo savantes....
C'est un travers très politiquement correct. voyez le "référentiel bondissant" qui n'est autre qu'un ballon en sport, ou le Phonème qui est le son , le morphème qui est le mot (unité de sens) et je vous fais grace des odieusetés syntaxiques que nos chers bambins doivent se farcir pendant leur scolarité.
au départ, il y a un désir d'être précis et rigoureux mais cela dévie très vite car on oublie que pour mémoriser qque chose, il faut rester simple et concis, bref, adapté au niveau de celui qui apprend (l'apprenant, sic!).
Mais les bons vieux compléments et attributs du sujet font trop ringards, vous comprenez mon cher... et l'enseignant ("l'appreneur" bientôt ?) risquerait de se sentir dévalorisé à ne plus jargonner devant son public.
A moins bien sur que les profs soient innocents de tout et que l'ego de leurs inspecteurs soit le principal coupable dans cette histoire....

Ecrit par : Isa Doc | 29 juin 2007

Bon, je mets mon grain de sel quant à la "séquence visuelle cohérente" et autres jargonneries pseudo savantes....
C'est un travers très politiquement correct. voyez le "référentiel bondissant" qui n'est autre qu'un ballon en sport, ou le Phonème qui est le son , le morphème qui est le mot (unité de sens) et je vous fais grace des odieusetés syntaxiques que nos chers bambins doivent se farcir pendant leur scolarité.
au départ, il y a un désir d'être précis et rigoureux mais cela dévie très vite car on oublie que pour mémoriser qque chose, il faut rester simple et concis, bref, adapté au niveau de celui qui apprend (l'apprenant, sic!).
Mais les bons vieux compléments et attributs du sujet font trop ringards, vous comprenez mon cher... et l'enseignant ("l'appreneur" bientôt ?) risquerait de se sentir dévalorisé à ne plus jargonner devant son public.
A moins bien sur que les profs soient innocents de tout et que l'ego de leurs inspecteurs soit le principal coupable dans cette histoire....

Ecrit par : Isa Doc | 29 juin 2007

Voilà comment on fabrique des jeunes révoltés et déboussolés... Je suggère le goudron et les plumes pour celui ou celle qui pond des questions pareilles. Je vois la tête de mes petits gars de professionnelle devant un tel examen, eux qui ne savaient même pas conjuguer le verbe peindre : "M'dame, c'est avec vous k'on va pinter ?"
La bêtise n'est pas toujours là où on l'imagine. Ka, si tu fais tout péter, je me joins à toi.

Ecrit par : jo | 29 juin 2007

JO : Pinter — Verbe qui ne se conjugue qu'à la forme pronominale : « je me pinte, tu te peintes », etc. Quand il s'agit d'appliquer de la couleur, on préférera les verbes « peinturer » ou « peinturlurer ».
Peinturiste — Se dit d'une personne qui peinture avec un talent d'artiste.
Peinturlureur — Se dit d'une personne qui peinturlure avec ardeur.

Ecrit par : KA | 29 juin 2007

Hé, les amis, vous croyez qu'on est si libres et coupables que ça ?

Un enseignant qui se fait inspecter est obligé de "servir" à l'inspecteur le cours que celui-ci attend. S'il est réfractaire (l'enseignant), il sait que ça risque de ne pas plaire à qui de droit, et que donc le rapport d'inspection et la note seront défavorables, et que donc l'avancement dans la carrière (changement d'échelon = augmentation, etc.) se fera au ralenti.
Quand, au bout d'un moment, un prof voit que le collègue d'à côté (mêmes diplômes, même ancienneté) "grimpe" plus vite, parce qu'il est bien vu en haut lieu, on peut comprendre qu'il se sente obligé de parler "pédagol" ("référentiel bondissant", etc.)
De plus, on est prisonnier d'un programme (même si, dans certaines matières, on a une relative liberté d'aménagement), et on n'est pas toujours sûr que les rénovations régulières des programmes et des référentiels (en gros, la bible, ce qu'il faut faire dans telle matière dans telle section) soit prévues pour bénéficier aux élèves ...
Un prof réfractaire au "pédagol" le restera de toute façon, mais il sait à quoi il s'expose : avancement ralenti au bout d'une vingtaine d'années, ça commence peut-être à peser un peu...), travail dans de mauvaises conditions, etc.
Et vous savez ce que c'est qu'un "référentiel bondissant aléatoire" ?
... un ballon de rugby ...

Ecrit par : L'aimable correspondant | 29 juin 2007

Oups ! J'ai oublié d'ouvrir une parenthèse avant "au bout d'une vingtaine d'années" !

Ecrit par : L'aimable correspondant | 29 juin 2007

L'AIMABLE CORRESPONDANT : Oui,on se doute bien de la manière dont se passent les choses et sans doute, celui qui a pondu la formule citée plus haut n'en est-il pas l'unique responsable.
J'avoue que j'ai tendance à simplifier en suggérant qu'on lui administre une volée de coudpiéhoderche.
Mais qui que soient les "coupables", il faut bien reconnaître que de telles formules alambiquées sont d'autant plus inappropriées qu'on s'adresse à des élèves en difficulté.
Sans parler du contenu de cet exercice pratique, ô combien capillotracté ;-)
A part ça, je n'ai toujours pas trouvé le corrigé mais ça ne saurait tarder, sans doute.

Ecrit par : KA | 29 juin 2007

Ah voui, peinturer est très en vogue ici aussi. T'étai premié en grammère, je voi ;-))

"Pinter" signifie aussi "boire" (en Wallonie uniquement, je crois, mais il faudra demander confirmation à Pamela-Micheline. C'est peut-être typiquement liégeois ?), mais plutôt de la bière et avec la ferme intention de vider une quantité industrielle de pintes. Très appliqué à la fête du 15 août ou lors des sorties estudiantines. Donc, la question de mes élèves ne manquait pas de saveur...

Ecrit par : jo | 29 juin 2007

JO : En France, on ne pinte pas, on se pinte. Et ça veut bien dire qu'on picole !

Ecrit par : KA | 29 juin 2007

"pinter" oui, oui, je confirme (voir les synonymes ci-dessous
http://www.la-conjugaison.fr/du/verbe/pinter.php
1 pinte vaut 2 chopines! (voir sur ouikipedia)

Mais moi je venais voir si m'sieur Ka avait rempli ses cases ;-)

Ecrit par : Micheline | 29 juin 2007

MICHELINE : Ouais ouais ça va viendre, mais là je bosse… Ce soir peut-être !

Ecrit par : KA | 29 juin 2007

En fait, je pense qu'il ne fallait pas faire une séquence type bande dessinée, une séquence narrative avec un gag, mais, si c'est bien des arts plastiques, il fallait mettre en scène les éléments plastiques ( formes, lignes, valeurs...) pour en faire une composition inattendue; Il fallait transformer, déconstruire, répéter.... et pour avoir plus de possibilités, on avait le droit de changer le cadrage, le point de vue...
Pour le vocabulaire employé , c'est sûr, il est trop difficile pour cette classe d'age. Et pour les questions posées...c'est lamentable...quant à la correction, en général, il n'y a rien de proposé, c'est laissé a l'appréciation du correcteur...qui galère parfois ....

Ecrit par : celine | 29 juin 2007

On ne dit pas dessiner mais :

« Traduire graphiquement le réel. »

Une de mes préférés du référentiel (Béni soit son nom) des Arts appliqués.

Ecrit par : Philippe | 29 juin 2007

PHILIPPE : Ah oui mais où met-on, dans cette définition, le dessin abstrait ? Hein ? En voilà une question qu'elle est bonne ;-)

CÉLINE : Si on comprend l'énoncé ainsi, que fait-on du "contexte événementiel inattendu" ? Que fait-on de cette notion d'événement, qui implique une narration ? (Là je sais pas si la question elle est bonne…)

Ecrit par : KA | 29 juin 2007

L'abstraction n'est pas vraiment abordé en art appliqué ( en CAP BEP et Bac Pro je précise hors sections métiers d’arts) ( c’est bien compliqué tout ça…) pas en ce terme de toute façon. sinon en terme de "ré appropriations de lignes graphiques afin de rythmer et dynamiser une surface donnée"
Vive l’enseignement…

Effectivement, inutile de rechercher des corrigés pour ce type d’épreuves, ils n’existent pas. C’est laissé à l’appréciation des correcteurs… Seul le temps de réalisation de l’épreuve est testé. Imaginez un prof tout seul dans une salle d’un rectorat ( pour éviter les fuites ) à tester la faisabilité du travail…

Ecrit par : Philippe | 29 juin 2007

Ben mes élèves chéris à moi ils étudient une oeuvre du Bernin au début de la 4ème, en histoire. Vu que les programmes d'histoire sont chronologiques, et qu'en 4ème on commence par "L'Europe aux 17ème et 18ème siècles", j'ai trouvé la bonne réponse pour le Bernin. Après, mais après seulement j'ai triché et j'ai regardé la réponse dans ces commentaires.
J'avais bon je suis trop trop fière !
Par contre j'ai pas bien bien compris les consignes du premier exercice, mais après tout je suis que prof...

Ecrit par : Caroline | 29 juin 2007

Un petit tour sur les grilles d'évaluation des contrôles en cours de formation des BEP s'impose :
http://www.arts-appliques.ac-versailles.fr/IMG/pdf/EVALUATION_BEP.pdf

et zou pour les bac pro :
http://www.arts-appliques.ac-versailles.fr/IMG/pdf/EVALUATION_BAC.pdf

Une fiche par élève... 300 élèves par prof en moyenne... une heure d'arts appliqués en BEP par semaine ou deux en bac pro.
Je suis montée à 14 classes une année.
Que du bonheur.
Amusez vous :)

Ecrit par : Marie | 29 juin 2007

Vous mettez un exercice de brevet dans la boîboîte, et hop, vous avez 45 commentaires de profs! C'est quoi le truc?

Ecrit par : Mikado | 29 juin 2007

Mikado : M. KA est très, très bien indexé par les moteurs de recherche. Cela fait à peine un jour qu'il a publié cet article et le contenu est déjà dans Google.

Peut-être les profs ont-ils cherché à comprendre l'expression « contexte événementiel inattendu » : or sur l'intégralité du Web tout entier, une page et une seule utilise cette expression : la page présente de M. KA.

En revanche, des centaines de pages parlent de « contexte événementiel ». Je les épluche petit à petit afin de cerner le concept...

Ecrit par : thbz | 30 juin 2007

THBZ : Eh bindidonc ! j'avions point regardé Goût-Gueule… En revanche, il me semble que la Boîboîte n'apparaît pas dedans quand on se contente de taper son nom. Ou plus exactement, des Boîboîtes apparaissent mais pas la mienne. Bah !

MIKADO : Un billet sur l'épreuve d'arts pla du Brevet : 45 comm de profs ; un billet avec des p'tites culottes : 450 comm d'obsédés.
J'préfère lire 45 comm plutôt que 450. C'est un choix ;-)

Ecrit par : KA | 30 juin 2007

Bonjour, je ne rentrerais pas dans le fil de la discussion, mais chapeau ce blog est un délice, tant aux niveau des articles que des commentaires :)

Ecrit par : rimbus | 30 juin 2007

Qui se soucie de l'angoisse de l'apprenant - bien qu'à ce stade il vaut mieux qu'il soit un peu plus qu'un apprenant, alors un ayant appris?-devant sa feuille avec un sujet aussi pitoyable?
Une minute de silence pour eux...

Ecrit par : la bacchante | 30 juin 2007

Oh là là, mais que je l'aime cette boite à images !
Elle est dans mes favoris sur mon blog et j'y envoie tous mes amis.
Merci qui ?
Merci Monsieur Ka !

Ecrit par : Nathalie à Sydney | 03 juillet 2007