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07 août 2007
LA BRIGADE DE L'ART ET DU COCHON
Dans un billet intitulé Les Brigades de la Mode, Pascal, de Finis Africae, s'insurgeait hier contre le mauvais goût vestimentaire affiché par d'aucuns qui se pavanent sans retenue en djoguigne gris de vingt ans d'âge, qui font tremper des glaçons dans leur vin rouge ou qui arborent des chaussettes de sport blanches avec des chaussures de ville noires :

Le mauvais goût est un fléau qui s'infiltre partout, vitupérait notre homme. Tel la vermine il s'incruste, il contamine chaque versant de notre quotidien, c'est une véritable moisissure de l'âme que seules une volonté de fer et une moralité sans faille permettent de tenir à distance.
Or donc, notre polémiste distingué proposa - à l'instar de Chondre - la création des « Brigades de la Mode : des équipes arpentant les rues afin d'y traquer et verbaliser les attentats au bon goût vestimentaire. »
Portez avec nous continue-t-il, l'espoir de ce monde meilleur d'où le mauvais goût serait définitivement banni grâce à l'investissement citoyen de chacun, soutenez notre politique de tolérance zéro (…) Et si vous ne le faites pas pour vous, faites-le au moins pour vos enfants...

Diary of a Victorian Dandy: 21.00 Hours. 1998
par Yinka Shonibare
Voilà qui est bel et bien dit ! Et allons plus loin, allons ailleurs. Créons ici la Brigade de l'Art ou du Cochon (la BAC) dont la mission sera de décrocher, d'arracher et de piétiner les horreurs picturales qui s'offrent quotidiennement à nos yeux effondrés.
Investissons en premier lieu les salles d'attente des médecins généralistes et des cabinets dentaires, nettoyons-en les murs de leurs insanités imprimées en quadrichromie et remplaçons-les hardiment par de vraies Zeuvres zestampillées par nos plus valeureux Zistoriens d'Art. Attaquons-nous ensuite aux chambres d'adolescents, aux maisons de retraite, aux foyers de jeunes délinquants, aux cabinets d'esthéticiennes ! Mettons à bas l'imagerie vomitoire et restaurons les vertus de l'Art, le vrai.
Vous trouverez ci-dessous des exemples d'images à dépiauter sauvagement, ainsi que celles qui doivent impérativement les remplacer.
Afin d'éviter toute confusion, la Boîte à Images propose un stage d'initiation : Apprends à distinguer en 10 leçons une vraie croûte d'un authentique Chédeuvre. Le premier cours, intitulé Brush Strokes Available Upon Requests, est disponible gratuitement pour les premiers inscrits !


Portrait de Jean Genet par Alberto Giacometti


Les époux Arnolfini
par Jan Van Eyck, 1434


Ciel à Honfleur
par Nicolas de Stael


Danseuse au tambourin ou Danseuse espagnole
par Edgar Degas, vers 1882


Leonardo da Vinci's Greatest Hits,
par Jean-Michel Basquiat, 1982


Le sommeil par Gustave Courbet, 1866


Plantation Owner and his Field Hands
near Clarksdale, Mississippi
par Dorothea Lange, 1936


Monty Python sacré Graal
par Terry Gilliam et Terry Jones, 1975

La forteresse cachée (Kakushi Toride no San Akunin)
par Akira Kurosawa, 1958
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Commentaires
Magnifique! Mais 'va y avoir du boulot!
«La mode est l'art de demain» écrivait C. F. Ramuz. Heureusement ce n'est pas toujours vrai!
Ecrit par : Béat | 07 août 2007
Tiens! Voilà du boudin! Voilà du boudin!
J'veux parler des Arnol pas finis! Allez vlan!
Et l'Buffet! Tu l'as pas laissé passer, hein! Re-vlan!
Ecrit par : untel | 07 août 2007
Magnifique! oui, le clown de Buffet et aussi celui de Giacometti...
Ben Alors Coi: l'affiche du film de Kurosawa est tout autant affaire de plus ou moins bon goût...
Je sens que je ne vais pas pouvoir faire partie de la BAC!
Ecrit par : la bacchante | 07 août 2007
Magnifique ce Basquiat, je pense que pour les affiches de film , il s'agit plus du contenu, je ne mettrai pas la photo de Lange dans une piece personnellement. La BAC est dure.
Ecrit par : olivier | 07 août 2007
Comment, Keith Haring serait de mauvais goût ? Pas du tout ! Monsieur KA, je suis prêt à vous faire mieux connaître ce new yorkais mort trop tôt.
Sinon, d'accord pour tout le reste...
Ecrit par : waterloo | 07 août 2007
Je suis d'accord avec Waterloo, pas d'accord pour flanquer Haring à la poubelle. Sinon pour les autres, je me demande lequel mérite la palme de la super croûte. Buffet, peut-être ?
Ecrit par : jo | 07 août 2007
Au fil de ces commentaires se dessinent une question -qu'est-ce qu'un chédeuvre?- et une réflexion -le danger de prôner le regard unique-...
Ecrit par : la bacchante | 07 août 2007
LA BACCHANTE : Oui, comme le dit Olivier, il s'agit plus du contenu que de l'image elle-même. A noter que "La forteresse cachée" est l'influence principale de George Lucas pour "Star Wars".
Sinon, évidemment que ce billet pose la question du regard unique, du "c'est quoi un chédeuvre". Je déconne, comme ça, mais l'air de rien j'pose des vraies questions, hein ;-)
WATERLOO & JO : Keith Haring, bof, c'est juste un truc. Des p'tits bonshommes dessinés à la chaîne. Un bizness comme un autre.
Ecrit par : KA | 07 août 2007
ka: ...
Ecrit par : la bacchante rassurée | 07 août 2007
...Pas d'accord pour Haring, mais alors pas du tout...
Comme si Van Gogh ou Picasso n'avaient pas, eux aussi, leur truc...
Ecrit par : Le marmusot | 07 août 2007
Bonjour Maître,
très amusante note ! Mais méfions nous !
Tout est subjectif et il ne faudrait pas tomber dans un academisme censeur. Je suis bien d'accord pour brûler Buffet, mais ce qui me gêne le plus c'est quand les gens font du bizness avec une technique sans remise en cause. Un artiste a le droit de faire des merdes, et il vaut mieux le juger sur la globalité de ses travaux. Un artiste qui ne ferait pas de merdes serait quelqu'un qui se réfugierait dans un confort sans risque ni recherches (et puis un artiste travaille-t-il pour lui ou pour les autres ?).
Pour le reste, les travaux publicitaires doivent être envisagés dans leur finalité : vendre un produit. Si ça fait vendre alors c'est réussi, mais ce n'est pas de l'art, et on ne peut pas tout mélanger.
C'est vrai M. Ka que tu poses des vraies questions, et c'est tout l'intérêt de venir te lire, pour une fois qu'on est stimulé à réfléchir, on aurait tort de s'en priver.
Ecrit par : rimbus | 07 août 2007
Monsieur Rimbus a raison, un ami artiste qui fait des choses tres bien, mais tres mauvaix commercial me disait que l'artiste est en perpétuel recherche et que certain use de "trucs " qui plaisent et s'arretent là car celà se vend. Cependant peut on leur reprocher de vivre sur un style qui en fait une signature aux yeux du monde. Certains (Combas par ex) continuent leurs recherches mais produisent à côté des produits vendanble et accessible. Tiens "Ratatouille" est un trés bon film aussi qui évoque un peu ce problème.
Ecrit par : olivier | 07 août 2007
Pour le droit imprescriptible au mauvais goût des uns, seul garant de la liberté de chacun, rejoignez la MICHAFLAPI ((la Milice du Chacun Fait ce qui Lui Plait) !
Quelques remarques sur les oeuvres exposées ici :
1- le clown, poster authentiquement acroché au mur de ma chambre en 1976 en compagnie de son copain le Poulbot.
3- la jonque, décor typique en vogue chez les enseignants à la même date. Existait en version "fils tirés", relief du plus bel effet (technique par ailleurs utilisée dans le Procès d'Orson Welles)
Ecrit par : samantdi | 07 août 2007
Et que dirait certaines feministes du tableau de courbet accroché dans le salon, hein? C'est pas forcement de meilleur goût. Même si c'est un Courbet . Et sinon combien connaissez vous de personnes ayant une reproduction de Dali un peu partout chez eux? il y a un concour à faire.
Ecrit par : olivier | 07 août 2007
Ouf, j'ai eu peur, Alain, j'ai cru que vous vous étiez mis à la police de l'esthétique. Le Beau versus le Laid.
Mais d'accord avec vous que les pâles copies numériques sont une honte.
Quant au goût, c'est une affaire d'oeil, d'apprentissage et personnelle.
Ecrit par : Anthropia | 07 août 2007
"Degas, bof, c'est juste un truc. Des p'tites danseuses dessinées à la chaîne. Un bizness comme un autre."
;o)
Je suis pas sûr que la question du "C'est quoi un chédoeuvre ?" soit si bonne que ça vu les pistes de réponses abordées.
Elle était bonne, à l'époque où l'art était artisanat et où il "suffisait" de s'attirer les bonnes grâces d'un mécène pour être considéré comme artiste.
Mais, il s'est quand même passé des trucs depuis qui sont liés à sa reproductibilité technique et qui permettent de mieux s'affranchir de l'approbation des puissants (politiques, religieux ou financiers) pour parler directement au public. On pourrait appeler ça du marketing et n'y voir que du péjoratif ou au contraire l'ériger en nouveau dieu. L'une ou l'autre posture sont aussi excessives à mon avis.
L'argument du "bizness comme un autre" pour plaire au public et gagner sa vie (qu'on opposerait à un Art Pur) me semble bien faible. Il n'y a que les médiocres, les poussifs et les amateurs de loisir créatif, tous ceux qui tirent la langue d'application en bossant, qui mettent toujours et chaque instant leur âme dans leur oeuvre.
Il est arrivé à Basquiat de payer un paquet de cigarettes avec un crobard parce qu'il n'avait pas son porte-monnaie. Le soir même, son dessin valait 5000 $. Et c'est pas d'hier. Michelange n'aurait jamais peint le plafond de la salle des fêtes du Vatican pour des prunes, il attendait au moins en retour d'être nourri, blanchi, béni, logé et c'est bien le minimum vu le boulot abattu.
L'argument du procédé industriel et de la béquille technique me semblent aussi bancals. Les peintures à l'huile des Oil paintings villages chinois relèvent d'un procédé industriel. Oui et alors ? Ce n'est pas pour cette raison-là que ce sont des croûtes.
Les silk-screen de Warhol relèvent du même type de procédé, Duchamp et ses ready-made aussi ... Est-ce que ça les a empêché d'acquérir la reconnaissance des "vrais zhistoriens de l'art" ?
On ne peut pas juger une oeuvre au seul prétexte qu'elle s'adapte à la modernité de son environnement technique. Monet ne serait jamais sorti de son atelier sans la peinture en tube et la perspective, elle-même, est autant un procédé de géomètres qu'une révolution picturale.
Alors, quoi d'autre ?
La faculté de ne pas "s'inspirer" d'autrui et à produire de l'original, du neuf, du jamais vu ? Ce serait faire fi de l'Histoire et bien peu de cas du passé qu'il est au moins nécessaire de connaître pour faire du neuf. Que Georges Lucas connaisse son Kurosawa par coeur, c'est tout à son honneur comme c'est celui de Basquiat que de connaître son Da Vinci. Peut-on blâmer l'un pour autant et crier au génie de l'autre? C'est tout le mérite du cinéma de Tarantino que de plagier ouvertement et sans complexe les plans sublimes de King Hu ou les navets de Jack Hill.
Celle d'être intelligent dans le contenu et brillant dans la forme ? J'ai là-aussi des doutes : désolé de m'inscrire en faux mais Peter Jackson n'est pas plus un mauvais cinéaste que Terry Gilliam, tous deux sont mêmes excellents. Et la cohérence de l'univers de Tolkien vaut autant que les potaches "Faites chier la vache" de la bande d'allumés anglais.
C'est infiniment plus complexe que tout ça, un "chédoeuvre", c'est un peu de tous ces arguments et surtout bien autre chose, un regard particulier de chacun mais, en même temps, commun lié à une époque, une histoire, une société, une culture, un succès ou un échec. Un impalpable, bien loin de l'"universel et intemporel" auquel seuls les naïfs croient encore, qui fera aussi que ce qu'on adule hier est ce qu'on haïra demain et réciproquement.
Ecrit par : labosonic | 07 août 2007
Comme toujours, il y a de véritables vraies questions - mais Monsieur Ka l'a très bien rappelé lui-même - cachées sous le sérieux d'une telle brigade. Je serais tentée de la rejoindre, ne serait-ce que pour me joindre à cette réflexion utile, sur le jugement que l'on fera de ce qui finalement parle de quelque chose de terriblement intime : le goût.
Et comment partage-t-on ce sens (ou son absence) avec l'autre ?
Je sens que je me passionnerais volontiers... avec un peu plus de temps disponible.
Merci pour ce billet stimulant comme toujours !
Ecrit par : Otir | 07 août 2007
Qu'en dis le tenancier de ces lieux?
Ecrit par : la bacchante | 07 août 2007
diT... argghhhhhh
Ecrit par : la bacchante | 07 août 2007
j'adhèrerai bien... ne serait-ce que pour emmerder le monde !
Ecrit par : Eric LOW | 07 août 2007
Je n'avais pas pensé à ça, un policier du bon goût, waow, est ce qu'on pourra avoir une matraque pour ceux qui ont un tableau en toile avec des york shires?
Ecrit par : olivier | 07 août 2007
Olivier: euh... oui mais tape pas trop fort alors, steupl !
J'en ai eu un en héritage (pas longtemps, certes).
Ecrit par : untel | 07 août 2007
« Qu'en dit le tenancier de ces lieux? », demande LA BACCHANTE.
Eh bein le tenancier il a profité d'une bonne occase pour faire un peu de provoc' afin qu'on se questionne un chouïa sur ce qu'est le goût (le bon et le mauvais) et sur la nature de l'art.
Et maintenant il lit vos réactions mais s'abstiendra de jouer les donneurs de leçon en disant pourquoi telle peinturlure relève de l'art et l'autre pas.
Et il note dans un coin de son carnet, le tenancier, qu'il faudra qu'il offre à Labosonic un Sacré-Cœur peinturé en Chine.
SAMANTDI : Tu parles de "fils tirés" dans "le Procès" de Welles. Si tu penses au court-métrage qui introduit le film, tu fais erreur. Il s'agit d'un film d'animation réalisé avec un écran d'épingles inventé par Alexeieff. J'avais consacré un billet à ce sujet il y a un an, et c'est là :
http://laboiteaimages.hautetfort.com/archive/2006/08/18/apprenons-a-dessiner-avec-un-tapis-de-fakir-nain.html
Ecrit par : KA | 07 août 2007
Monsieur Ka, vi, mais moi je croyais que c'était tout pareil un écran d'épingles et des fils tirés ! (arrête, je me sens mâââl, là, vu que j'ai appris cette énorme c... à mes chères têtes blondes...)
En plus, j'avais lu ton billet :-O
Ecrit par : samantdi | 07 août 2007
SAMANTDI : Pour ta punition, tu te présenteras revêtue d'un rideau de douche bariolé à notre prochain dîner.
Ecrit par : KA | 07 août 2007
KA: Pour toi, pas besoin de rideau de douche vu que tu ne te mouilles pas trop!
Ecrit par : la bacchante | 07 août 2007
LA BACCHANTE : Bein oui, pour une fois je pose une question sans m'aventurer à donner une réponse. Une fois en 620 billets. J'peux, M'dame ?
Ecrit par : KA | 07 août 2007
Pardon si je redonde (avec Samantdi peut-être) mais je vous trouve tous d'humeur bien répressive, même au second degré.
Cela dit j'ai rien contre apprendre comment reconnaître un truc trop fastoche à faire mais qui en jette un max d'un vrai truc super dur mais qu'est en tout petit dans un coin (genre l'histoire des miroirs qu'on vexe ou qu'on cave ;-) ).
PS : le mauvais goût vestimentaire, moi, j'aime bien. (et Pascal Africaius qui lit à l'instant même ce commentaire pense aussitôt "Ça se voit !"). Parce que souvent ça va avec un côté on s'en fout d'la marque et du costard griffé qui n'est pas pour me déplaire, moi qui usine dans un pays de gens (qui se croient) bien sapés
Ecrit par : gilda | 07 août 2007
Ben alors quoi, Monsieur Ka, quand on aime Hopper, c'est bien, quand on aime Vettriano, c'est mal?
Ecrit par : Billy | 07 août 2007
Bon. On va offrir au taulier un carnet à souche et un képi puisqu'il se trouve dans sa phase verbalisatrice.
Ecrit par : s_cl | 08 août 2007
Monty Python Sacré Graal ! Merci M. Ka ! Désormais je pourrai me gondoler en me disant que je regarde une œuvre d'art labellisée "Boîte à images"...
Ecrit par : thbz | 08 août 2007
On dit bien que knok, le fantome de canterville , Gargantua, charlot, les tableaux de bosch, etc sont des chefs d'oeuvre.
Ecrit par : olivier | 08 août 2007
et si la pensée unique (qui a l'air très affreuse) n'était pas celle de penser que toute les subjectivités sont aptes à juger ? et si c'était celle qui, ici, affirmait que l'esthétique est juste une affaire de goût ?
La BAC n'est pas répressive,
autoritaire,
seulement peut-être un chouilla radicale ? :-)
mais qu'est ce que ça peut faire qu'elle le soit ?
-du bien !
je suis plus effrayée par ce genre de pensée unique (lâcheté politique qui reconnaît à tous les citoyens le même droit, et qui confond indistinctement propos bêtes et propos lumineux) que par l'idée selon laquelle l'art n'a pas la seule valeur qu'on veut bien lui donner;
idée à laquelle, par ailleurs, j'adhère
bravo pour ce billet !
:-)
Ecrit par : lucie | 08 août 2007
LUCIE : Euh… si je suis d'accord avec le fait qu'un Sacré-Cœur peint en Chine ou sur la place du Tertre ne peut être considéré à l'égal du plafond de la Sixtine, je ne peux pas, en revanche, adhérer à cette idée selon laquelle il y aurait une « lâcheté politique qui reconnaît à tous les citoyens le même droit ».
Les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits. Les distinctions sociales ne peuvent être fondées que sur l'utilité commune, nous dit l'Article premier de la Déclaration des droits de l'Homme et du citoyen de 1789.
M'est avis que les p'tits gars qui ont pondu ce texte étaient tout sauf des lâches.
Ecrit par : KA | 08 août 2007
je ne voulais pas dire ça,
et je présente mes plus plates excuses.
en fait, je ne voulais pas précisément parler de "droit",
mais de capacité à juger.
et puis, effectivement,
je ne crois pas qu'égalité et liberté vont de pair, malheureusement,
même si ce n'est pas ce que dit notre pays.
ma critique visait plutôt ça...
merci de me rectifier !
Ecrit par : lucie | 08 août 2007
LUCIE : Le malentendu est levé :-)
Ecrit par : KA | 08 août 2007
je me demande bien ce que tu a contre harry potter et le seigneur des anneaux.... ^^'
Ecrit par : léo | 08 août 2007
Pourquoi diantre est-ce que cette histoire de brigade de la mode m'a fait repenser aux hippies, aux jeans interdits dans les lycées, et à mon grand-père, prisonnier-évadé de guerre qui décida à la libération que personne ne l'obligerait plus à porter une cravate.
Quand aux œuvres d'arts, une seule solution: interdire les musées. L'art est mort le jour ou la Révolution à décidé d'exposer aux yeux de tous des œuvres faites dans un autre but. Il faut réserver la vue de la Joconde à Monsieur KA, le seul qui soit capable d'en apprécier la façon.
Ecrit par : yves | 08 août 2007
YVES : Et comme en plus j'aime pas la Joconde, l'affaire va vite être réglée ;-)))
Ecrit par : KA | 08 août 2007
Elle a pourtant des qualités, la Joconde. C'est pareil que la tombe de Jim Morrison au Père-Lachaise, on l'a mise là pour fixer plein de touristes sur place. Comme ça, on est plus tranquille dans le reste du musée...
Ecrit par : thbz | 08 août 2007
Excellent commentaire thbz :)
Peut être que si la joconde n'était pas aussi galvaudée et montrée à toutes les sauces, M. Ka aurait plus d'indulgence pour cet étrange portrait. Je suis un peu comme lui du reste, et moi je préfère la belle ferronière, peut être à cause de son air un peu boudeur, et parcequ'elle a des sourcils, elle !
Ecrit par : rimbus | 08 août 2007
THBZ & RIMBUS : Ah je dois dire que vos arguments sont particulièrement convaincants ! Enterrons la Joconde au Père-Lachaise et gardons secrète la vérité vraie : c'est la belle ferronnière qui lui a vendu la dose mortelle.
Ecrit par : KA | 09 août 2007
pour répondre à Yves :
je suis assez d'accord avec lui, l'art des musées me fait parfois chier. Quand Duchamp exposait un présentoir à bouteille, c'est à mon avis pour se foutre de la gueule des gens qui s'extasient devant en disant c'est géniaaaal. C'est ça qui est génial. Il a bien montré que l'exposition dans un musée et le titre qu'on mettait sur une chose suffisait à créer un chédeuvre. La meilleure preuve c'est qu'il a arrêté ses conneries et qu'il a tout rangé dans une petite valise et qu'il n'en a pas profité outre mesure. D'autres après lui ne se sont pas gênés pour exploiter le filon.
Marcel Duchamp est un grand génie à mon avis, et un honnête homme, avec un sacré sens de l'humour. Et lui aussi n'arrêtait pas de se renouveler et de chercher de nouvelles voies. Et puisque M. Ka nous interpelle sur le bon goût, il n'est pas inutile de réfléchir sur cette citation de Duchamp :
"L'art est une chose beaucoup plus profonde que le goût d'une époque."
Ecrit par : rimbus | 09 août 2007
Alors qu'est-ce qu'un chédeuvre?
Serait-ce une oeuvre qui me donne envie de m'asseoir par terre dans un musée avec cette impression que je pourrais encore être là à la fermeture?
A ces tableaux, j'ajoute aussi tous les tableaux qui ont sur vous le même effet mais pour lesquels je n'ai pas trouvé encore de voie d'entrée.
Môssieur KA a-t-il revêtu son rideau de douche?
Ecrit par : la bacchante définitionnelle | 09 août 2007
Mr KA est un immense provocateur , mais le pb soulevé (qui peut juger? au nom de quoi? qu'est ce que l'art? pourquoi sommes nous émus par quelque chose? l'émotion est elle culturelle? (oui bien sûr) sommes nous conditionnés (par notre habitus, cher Mr KA)? pourquoi défendre NOTRE système de valeur comme si c'était le bon), bref lepb soulevé, s'il doit être traité ici prendra des mois et des milliers de pages, courage, raison de plus pour commencer tout de suite.
En tout cas (KA?) merci
Ecrit par : Raplouf | 10 août 2007
RAPLOUF : habitus, habitus… ah non, pas encore Bourdieu ;-)
Ecrit par : KA | 10 août 2007
Le jeu de mots classique que personne n'a encore fait dans ce billet :
L'art et le cochon, ça me fait penser à Bacon (pardon, je n'ai pas pu résister) ...
Ecrit par : Marc | 14 août 2007
MARC : ;-)
Ecrit par : KA | 14 août 2007
J'arrive bien trop tard pour y participer
et mon commentaire n'a rien à voir avec ce débat.
C'est juste qu'un de ces commentaires,
le très long signé "Labosonic" cite une réplique
de Sacré Graal, je viens de revoir ce film
et quelque chose m'a troublé.
Quand le chevalier français, sur sa muraille,
invite ses compatriotes à balancer une vache
sur les angliches en contrebas, il aurait dit:
"Faites chier la vache !".
Du moins c'est ce que jai longtemps cru, moi aussi.
Je viens de revoir cette scènes et John Cleese
déguisé en français dit en fait, sans accent:
"Fetchez la vache !" ; to fetch = aller chercher !
Ô merveille!
Ca sonne mieux que "allez chercher la vache !"
et ça permet de faire ce jeu de mots...
Ce commentaire est inutile, je sais...
Ecrit par : Ter | 30 août 2007
TER : A noter que "Fetch" est un logiciel de téléchargement disque dur=>ftp.
Encore un commentaire inutile, je sais…
Ecrit par : KA | 30 août 2007






