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01 octobre 2007
SAINTE BARBE

Saint Marc, sainte Barbe et saint Luc
par Stefan Lochner, 1445-1450
Sainte Barbe aurait vécu au IVème siècle en Turquie. Son père était un barbare nommé Dioscore, roi de Nicomédie. Un gars pas très sympa, ce Dioscore. Qui avait une étrange idée de la relation père-fille : jugeant qu'elle était trop belle pour être soumise aux regards de ses contemporains, Il l'enferma dans une tour et il partit en voyage, la clé dans sa poche. Un vrai conte de Perrault.
Quand il revint, sa fifille qui en avait eu ras-le-bol de monter au sommet de la tour et de ne rien voir venir sauf des prétendants nuls en escalade, s'était convertie au christianisme. Et donc, elle avait demandé qu'on perce une troisième fenêtre à sa tour afin d'évoquer la Sainte Trinité. L'histoire ne dit pas si elle eut une aventure avec un tailleur de pierres mais ça m'étonnerait…

Sainte Barbe par Domenico Ghirlandaio,
vers 1471
À la vue de cette troisième fenêtre symbolique, le père Dioscore, de retour au bercail, mit le feu à la tour. Sa fifille s'enfuit, se réfugia dans la montagne, mais un berger la repéra et la dénonça. Mal lui en prit : on dit qu'il fut transformé en statue de marbre et que son troupeau fut changé en nuage de sauterelles. Ce qui n'empêcha pas le paternel de livrer sa fugitive fifille au tribunal romain.

Panneau central du Triptyque de John Donne de Kidwelly
par Hans Memling, 1475
Et comme elle refusait d'abjurer sa foi, la fugitive, ledit tribunal ordonna à Dioscore de décapiter sa propre fifille. Tâche dont le roi de Nicomédie s'acquitta vaillamment. Pas d'problème, M'sieur l'juge. Sauf que shazzamm ! il n'eut pas le temps de poser sa hache qu'un éclair le foudroya.
Il semblerait qu'après le décès de la fifille à Dioscore, des chrétiens soient venus réclamer son corps en parlant de "la fille barbare". D'où le nom de Barbe (Barbara en idiome grand-breton).
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La Vierge entourée de saintes
par le Maître de la légende de sainte Lucie, vers 1488

Détail
À gauche, sainte Lucie dont j'avais causé par là. À droite, sainte Barbe dont le manteau est orné de tours.
Sainte Barbe est traditionnellement représentée avec une tour souvent percée de trois fenêtres, un livre dans une main et la palme de martyre dans l'autre.
Elle n'est pas la patronne des garçons coiffeurs mais celle des artificiers, pompiers et autres professions liées au feu, rapport à la tour incendiée et au Dioscore qui s'est fait griller tel une saucisse. Dans les bateaux de pirates et de corsaires, la sainte-barbe était le lieu où l'on entreposait les munitions.
La plus belle des sainte Barbe est peut-être celle de Jan van Eyck (enfin c'est mon avis à moi tout seul et je le partage) :
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Il s'agit d'un dessin exécuté au pinceau avec de l'encre bistre (ou de la peinture ?), sur un panneau de chêne recouvert d'un fond de plâtre. L'objet mesure 31x18 cm. Il fut longtemps considéré comme une œuvre inachevée, l'esquisse d'un futur tableau. Sauf que les autres esquisses de Van Eyck que l'on possède ne sont pas aussi poussées dans l'exécution. Il s'agit, en premier lieu, de l'esquisse du portrait du cardinal Albergati. Réalisée à la point d'argent, elle date de 1430 ou 1431 :

Le vêtement est à peine indiqué et la partie gauche contient des annotations de Van Eyck. Voici la peinturlure finale :

Certes, la comparaison est difficile vu qu'on a dans un cas une image fourmillante de détails, et dans l'autre un simple portrait. Pour une comparaison plus probante, voici l'un des deux dessins préparatoires pour la Vierge au prévôt Van Maelbeke, aussi dénommée la Vierge d'Ypres. On y voit la Vierge debout dans un décor d'église, et le donateur agenouillé face à elle. Si la Vierge et le décor sont dessinés avec précision, le donateur n'est qu'esquissé. On est loin d'un traitement tel que celui de la sainte Barbe.

Ce dessin est conservé au Germanisches Nationalmuseum de Nuremberg (Cliquez ici pour le voir en plus grand). Un autre, qui se trouve à l'Albertina de Vienne, est très similaire : le dessin de la Vierge est plus poussé, mais le prévôt reste aussi fantomatique. Seul son portrait est un tout petit peu plus précis.
Il existe un autre point en faveur de l'idée selon laquelle ce dessin est à considérer comme une œuvre terminée : il a été encadré et le cadre comporte, dans sa partie basse, la mention IO[ann]ES DE EYCK ME FECIT. 1437. Mais rien ne nous dit que cette inscription est de la vraie main pour de vrai de Van Eyck…

Quoi qu'il en soit, ce portrait de sainte Barbe et le décor qui l'entoure sont une pure merveille. La tour, les carriers et tailleurs de pierre qui s'affairent, l'architecte dans un coin à droite qui surveille l'avancée des travaux, les dames en visite en bas derrière la sainte, le paysage d'arrière-plan et la sainte Barbe assise sur un promontoire, plongée dans les saintes Écritures. On est là devant une manière tout à fait révolutionnaire de concevoir l'espace, qu'on retrouvera plus tard chez Bruegel, notamment. C'est l'idée selon laquelle il faut montrer des paysages idéaux, œuvres de Dieu mais aussi de l'homme qui les possède en les dominant. Un exemple parmi tant d'autres :

La tour de Babel
par Pieter Bruegel l'Ancien, 1563
Mais revenons vers la Barbe de Van Eyck : le ciel, légèrement coloré en bleu, n'est pas pour rien dans la fascination que peut exercer ce chédeuvre : nous sommes devant un dessin partiellement coloré qui ressemble à une étude, un travail préparatoire, alors qu'il s'agit en vérité d'une image terminée à laquelle rien ne peut être ajouté.
(Je m'interroge cependant sur cette zone jaune, entre le bleu du ciel et la fin du paysage. S'agit-il d'une zone où le plâtre s'est altéré, ou bien est-ce le bleu qui a disparu ? Je n'ai jamais rien lu à ce sujet.)
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L'art, c'est aussi celui de s'arrêter juste à temps.
La Sainte Barbe de Jan Van Eyck est conservée au musée royal des Beaux-Arts d'Anvers, en Belgique.
Lien
On pourrait comparer la sainte Barbe de Van Eyck à ces portraits inachevés qui ne souffriraient pas un coup de crayon ou de pinceau supplémentaire, tels ceux dont j'avais parlé dans un billet intitulé magie de l'inachèvement.
23:35 Lien permanent
Commentaires
L'art, c'est aussi celui de s'arrêter juste à temps...
Vrai de chez vrai !
Mais en parti !
J' ajoute,
pas n'importe où,
pas ni' importe quand,
pas n'importe comment.
Merci pour toutes ces belles expressions.
Ecrit par : seidrik | 02 octobre 2007
"Il aurait fallu que je retrouve sur le ouèbe les deux autres esquisses dont on est à peur près sûr qu'elles sont de la main de Van Eyck : celles de la Vierge au prévot Van Maelbeke, aussi dénommée la Vierge d'Ypres."
Ca y ressemble fortement :
http://www.aiwaz.net/panopticon/portrait-of-baudouin-de-lannoy/gi4411c164
Ecrit par : untel | 02 octobre 2007
"L'art, c'est aussi celui de s'arrêter juste à temps..."
Arriver à faire un travail aussi "complet" en s'arrêtant juste à temps, c'est beaucoup plus qu'un art...
Merci pour ce magnifique article, je partage votre goût pour cette oeuvre, simplement magique!
Ecrit par : S. | 02 octobre 2007
Merci beaucoup pour ce très beau post. Pardonnez mon ignorance, mais où cette oeuvre de Van Eyck est-elle visible?
Ecrit par : Marcl | 02 octobre 2007
UNTEL : Ouais c'est l'un des deux dessins en question, je l'inclus dans le billet.
(J'me doutais que t'allais le dénicher ;-)
MARCL : La sainte Barbe de Van Eyck se trouve au musée royal des Beaux-Art d'Anvers. J'inclus l'info dans le billet.
Ecrit par : KA | 02 octobre 2007
Les feux ça sert pas qu'à flamber les méchants papounets...
http://phares.du.monde.free.fr/phare07/pag1269.html
Bonne journée et que dire sinon encore merci ?
Ecrit par : Basquounette | 02 octobre 2007
Magnifique! je connais bien sûr ;-)
La cathédrale en construction derrière saint Barbe serait celle de Cologne.
Ecrit par : Micheline | 02 octobre 2007
La Sainte Barbe de Jan Van Eyck me fait penser effectivement aux representations de la Tour de Babel, mais aussi à la BD "L'archiviste" dans la serie Cites Obscures de Schuiten et Peeters.
Ecrit par : TarValanion | 02 octobre 2007
TARVALANION : Euuuh… les bédé de Schuiten et Peeters ne sont que des collages, tant au point de vue dessin qu'au point de vue scénario.
Si on commençait à y recenser tous les emprunts, on y serait encore demain ;-)
Ecrit par : KA | 02 octobre 2007
MICHELINE : Je dirai plutôt que la tour derrière sainte Barbe ressemble à la cathédrale de Cologne. En fait, on dirait que c'est une espèce de compilation.
Ecrit par : KA | 02 octobre 2007
Sur cette page, cliquez sur section 2 puis page 3 pour de beaux détails de la Sainte Barbe, et page 5 pour la même Vierge d'Ypres, de qualité différente :
http://www.bergerfoundation.ch/wat4/painter?museum=Eyck&col=painter&cd=6316-3031-3936:6316-3031-3937&cdindex=1
Ecrit par : untel | 02 octobre 2007
UNTEL : Ouaipe, merci ! J'en profite pour préciser que le triptyque de la Vierge d'Ypres n'est pas de Van Eyck.
Ou plutôt : la Vierge est de lui, et peut-être le manteau du prévôt et le décor architectural du panneau central. Le visage du prévôt, le paysage et les deux panneaux latéraux sont d'une main anonyme, qui œuvra probablement après la mort de Van Eyck. Au XVème s., en tout cas.
Voilà pourquoi je n'en ai pas mis de repro dans le billet.
Ecrit par : KA | 02 octobre 2007
Le musée Groeninge à Bruges vient d'acheter une copie du tableau "la Vierge au prévôt Van Maelbeke".
http://www.brugge.be/internet/nl/content/files/musea/nl/persmap_maelbeke_LR.pdf
Il sera bientôt visible.
Ecrit par : Micheline | 02 octobre 2007
Le dessin de la "Madone à la fontaine" :
http://gd.tuwien.ac.at/art/cgfa/eyck/p-eyck17.htm
Bon ! J'vais p'têt' aller bosser moi !
Ecrit par : untel | 02 octobre 2007
Et bien moi, si je suis d'accord avec toi pour le van Eyck, j'ai été estomaqué par le premier tableau, celui de Stefan Lochner, et notamment les élements d'architecture en haut de la toile qui semblent avoir été traités différemment. Ca donne une impression curieuse, un peu comme un collage tout à fait contemporain. Peut-être en lien avec les couleurs (sombres, assombries ? moirées ?) notamment le doré. C'est assez saisissant.
Merci Ka !
Ecrit par : 32janvier | 02 octobre 2007
32JANVIER : désolé de te décevoir, mais les éléments architecturaux ne sont pas peints. Il s'agit de sculptures sur bois qui font corps avec l'encadrement, qui sont donc posés par-dessus la peinturlure.
Ecrit par : KA | 02 octobre 2007
et comme on dit dans l'armement
"par Sainte Barbe, vie la Bombarde..."
on est poète ou on ne l'est pas
Ecrit par : higgins | 02 octobre 2007
"L'un des deux dessins préparatoires pour la Vierge au prévôt Van Maelbeke"
L'autre se trouve sur la page 6 du lien donné par Micheline...
Ecrit par : untel | 02 octobre 2007
Le texte nous apprend que ce second dessin, conservé à Vienne (Grafische Sammlung Albertina), serait une copie réalisée par Petrus Christus.
Ecrit par : untel | 02 octobre 2007
Ah, d'accord ! Je m'explique mieux que la perspective soit si finement rendue (pour l'époque je trouvais ça étonnant).
Merci pour la précision, Ka.
Bon, ben il est temps que j'aille faire ma visite annuelle chez l'oeillologue ;-)
Ecrit par : 32janvier | 02 octobre 2007
A quand la decomposition des affiches pour grimbergen, avec le col svp?
Ecrit par : olivier | 02 octobre 2007
Sainte patronne des artilleurs, aussi, ce qui à l'armée me valut une journée de repos.
Ecrit par : M | 02 octobre 2007
Sainte patronne des mineurs, aussi, si je ne m'abuse?
Et à Cuba, Santa Bárbara est le "double" syncrétique de Changó, dieu du tonnerre et des tambours dans la Santería (équivalent cubain du Vodu haïtien) ; syncrétique, parce que les esclaves faisaient semblant d'adorer Sainte Barbe, alors qu'ils rendaient hommage à Changó. Mais le camarade Jean avait déjà posté cela à propos d'un autre billet.
En tous cas, Ka (pardon !), comme toujours, merci.
Ecrit par : Marc | 02 octobre 2007
Une pure merveille!
Une chose m'intrigue en haut à droite, dans le bleu: est-ce la lune, le soleil avec cette escadrille de b52? ;-), je n'arrive pas à voir même avec le cliquer pour agrandir.
En tout cas merci encore une fois!
Ecrit par : kelticlago | 02 octobre 2007
Des B-52 ? En agrandissant, je me demande si ça serait pas plutôt des stukas ;p
Mais attention, hein, des stukas de Luftbarbe.
Ok, ok je sors...
Ecrit par : 32janvier | 02 octobre 2007
B-52 ? Stukas ? Epineuse question ! En tous les cas, ils sont encore sur ce panneau de L'Agneau Mystique, cliquer sur l'image :
http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/5/52/Ghent_Altarpiece_E_-_Hermits.jpg
Ecrit par : untel | 02 octobre 2007
Je vous ai déjà dit que les B-52 n'existaient pas encore à cette époque. Pfff… Zêtes durs à la comprenette. Maintenant, si ce sont des Stukas, faudra m'expliquer pourquoi ils ont bombardé la cathédrale de Cologne.
En tout cas une chose est sûre, le service de maintenance est au top : les zavions n'ont pas encore disparu du ciel qu'une première tour est déjà reconstruite. Ya pas à dire, l'efficacité teutone n'est pas qu'une légende.
Ecrit par : KA | 02 octobre 2007
Faut pas prendre les B-52 pour un vol d'oies sauvages, à moins que ce soit le contraire...
Ecrit par : Sylviane | 02 octobre 2007
Magnifique peinturlure-dessin, oui. Ca ne me fait pas penser à de la Bd, moi, mais plutôt au roman de Tritiaux, les passeurs de lumière. L'histoire d'un génial maître verrier templier qui fait les plus beaux vitraux de son époque (12ème, 13 ème ? je sais plus) mais qui pour cela, semble devoir renoncer au bonheur. Une fomre de martyr...
Paradoxal pour un tableau avec si peu de couleurs, mais je crois que ça tient à la finesse du dessin. L'écriture même, le style de Bernard Tritiaux est, à mon avis, aussi fin et raffiné dans ce bouquin en tout cas, que la peinture de van eyck.
(Les passeurs de lumière, Bernard Tritiaux, coll. folio.)
Ecrit par : leila | 02 octobre 2007
"Maintenant, si ce sont des Stukas, faudra m'expliquer pourquoi ils ont bombardé la cathédrale de Cologne."
Qui a dit qu'ils avaient bombardé le Dom ? Il peut s'agir tout simplement d'un regroupement d'unités à Dusseldorf ou en Belgique, en préparation de la bataille d'Angleterre. Vu la hauteur de la cathédrale, ça devait faire un vachtement chouette point de repère.
En plus de ça, sur la toile de van Eyck, il fait jour ! Les bombardements avaient rarement lieu le jour...
Et en plus, le Dom (et quelques immeubles autour) a justement été épargné par les bombardements (enfin à peu près).
Bon mais ça on s'en fiche, c'était pour rire.
En revanche, je me demande si le peintre ne fait pas un parallèle en l'aspect "inachevé" de son oeuvre et le fait que précisément la cathédrale elle aussi est inachevée. Peut-être une façon pour lui de critiquer la lenteur des travaux ? Au moment où il peint la toile, ça fait presque 200 ans que la construction est entamée, et il sait, comme beaucoup de ses contemporains qu'il ne la verra pas achevée...
Ecrit par : 32janvier | 03 octobre 2007
32JANVIER : Judicieuses remarques, à une exception près : il ne s'agit pas d'une toile, mais d'une peinture sur bois de chêne. À l'époque, on ne peignait pas sur toile !
Nanméhô.
Ecrit par : KA | 03 octobre 2007
Ceci dit, les photos que j'ai vues de la cathédrale de Cologne, ne ressemblent pas vraiment.
Et puis l'auteur a pu prendre des motifs architecturaux d'un monument et les ajouter à un autre.
Ecrit par : untel | 03 octobre 2007
Aventure avec un tailleur de pierre ou pas, sainte Barbe est la patronne des sculpteurs sur pierre.
Ecrit par : artbite | 03 octobre 2007
Eh oui chaben ! … Et j'en ai trouvé une cubaine, avec une épée (a cause de la tête coupée ?).
http://www.lightstalkers.org/images/show/19101
OK. Pas le même style :-)
Vrai que Van Eyck c'est rudement beau.
Ecrit par : Jean | 03 octobre 2007
Il y a peut-être un truc qui n'intrigue que moi, dans cette Sainte Barbe de Van Eyck, c'est ce triangle au beau milieu de sa robe, comme posé là au beau milieu des plis, comme trop parfaitement triangulaire pour être là par hasard, qui se trouve être juste dans la direction pointée par la plume que porte Sainte Barbe. Est-ce que c'est très courant, l'apparition d'une figure si géométrique, comme ça, qui ne serait pas simplement décelable dans l'oeuvre mais comme en surimpression sur la scène figurative?
Mais on pourrait croire plus prosaiquement que cette forme représente juste un coussin triangulaire, sinon...
Ecrit par : Marco | 03 octobre 2007
MARCO : Je ne crois pas qu'il faille voir quelque chose de particulier dans ce triangle. A cette époque, les tissus étaient probablement assez raides, et on peut constater, dans la peintre de toute cette époque et même un peu au-delà (dans les gravures de Dürer, notamment) que les plis des étoffes engendrent toujours des plis triangulaires. Il n'y a qu'à voir le dessin de "la Vierge d'Ypres" (dans le même billet) : les plis du tissu sont une succession de triangles.
Ecrit par : KA | 04 octobre 2007
Faut pas prendre des V6 pour des lents ternes non plus, puisqu'ils se sont arrêtés aux V2.
Ecrit par : M | 04 octobre 2007
fulgimineuse est donc une voleuse de toutes parts,dommage domage,ça reste beau quand meme
Ecrit par : melanie | 04 octobre 2007
M : C'est drôle ! Y'a quelques jours j'avais posté "les vés sis pour des lents ternes" à propos d'autres objets volants : les goélands. C'est sur cette page :
http://blog.legardemots.fr/post/2007/09/17/Google-les-mouettes
Ecrit par : untel | 04 octobre 2007
A propos du triangle de la robe de sainte Barbe, les tissus des peintures flamandes représentent la réalité, des tissus en laine, épais et lourds parce que le pays est froid et les maisons pleines de courant d'air. Les plis que forment ces tissus épais font des triangles alors qu'en observant bien les peintures italiennes de la même époque (bon, pas toutes bien sûr) les tissus plus légers et donc plus souples forment des plis sinueux (le pays est chaud, doux, climat continental) et c'est un truc ds les devinettes (genre examen des écoles d'art) pour savoir si une peinture est faite par un peintre flamand ou italien.
Ecrit par : artbite | 04 octobre 2007
Pardon, Ka, tu l'avais déjà dit. :)
Ecrit par : artbite | 04 octobre 2007
La tour prend Barbe:
A propos de Sainte Barbe fêtée le 4 décembre, me semble inconTOURnable "La mort et la boussole" (in "Fictions" de Borges) inspirée par un tableau de Mandie Molina Vedia (qu'on aimerait voir un de ces 4). La nouvelle débute par l'assassinat dans une TOUR d'un rabbin BARBU le 4 DECEMBRE.
Alain Calame spécialiste de Borges a écrit 2 parodies de cette nouvelle, l'une où le losange est remplacée par un tétraèdre, et où le dernier meurtre est commis en haut de la tour Eiffel, l'autre où le Baruj Spinoza borgésien est remplacé par Barbe Eloha.
Demouzon a commis une enquête du commissaire Bouclard voisine, "La 7e victime", avec une dernière victime prévue pour le 4 décembre.
Remerciements à KA
Ecrit par : blogruz | 05 octobre 2007







