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30 septembre 2006

NIHONBASHI, D'UN PONT L'AUTRE

Le Nihonbashi (de nihon, Japon, et bashi, pont) est un célèbre pont de Tokyo maintes fois représenté sur les estampes. Hiroshige, par exemple, l'a plusieurs fois dessiné en tant que première station du Tokaido. C'est à partir de ce pont de bois - qui fut remplacé par un pont de pierre - que sont calculées les distances séparant les villes nipponnes de la capitale.


Quelques ponts japonais dans le style shin hanga.




Le Nihonbashi à Tokyo
par Kawase Hasui, 1940
(Le Nihonbashi aujourd'hui, c'est par ici.)



Kanahama, Hizen
par Kawase Hasui, 1923




Le pont Benkei à Akasaka
par Shiro Kasamatsu, 1953




Le lac Chuzenji à Nikko
par Shiro Kasamatsu, 1952




Le pont sacré à Nikko
par Tsuchiya Koitsu, années 30


Liens
À propos de l'école shin hanga, voir ces articles de la Boîte à Images :
De la perspective - 6
Shin hanga à la française
Paul Jacoulet.



29 septembre 2006

ALAJALOV ET BOBRITSKY : DEUX RUSSES À NEW YORK

Il y avait bien longtemps que je n'avais pas parlé de constructivisme russe ou de quelque chose s'en approchant. Voici donc quelques travaux de deux illustrateurs méconnus, Constantin Alajalov et Victor Bobritsky.






Alajalov naît en 1900 à Rostov-sur-le-Don (Rostóv-na-Donú) au nord du Caucase en Russie. Il commence à dessiner dès l'âge de cinq ans et à l'adolescence, il suit des cours d'art à l'université de Petrograd. Mais la révolution passe par là, et Alajalov se retrouve à peindre des fresques aux murs des bâtiments officiels de la nouvelle union soviétique.

Il émigre à Constantinople où il réalise également quelques fresques sur les murs des restaurants, puis des affiches pour une salle de cinéma.

À la fin de 1922 il monte sur un bateau, et arrive à New York en janvier 1923. Il y réalise (encore !) des fresques dans un restaurant russe, puis dans des hôtels.

En 1926, il ose enfin montrer ses dessins à la rédaction du New Yorker, et sa première couverture paraît en septembre de la même année. Fini les fresques !

C'est ainsi que commence une longue carrière, dont seules les toutes premières années sont marquées par le constructivisme et parfois l'illustration traditionnelle russe. Ensuite, Alajalov se mettra dans le moule amerlocain et ses productions humoristiques, qui séduiront des générations de lecteurs, perdront leur originalité (enfin, c'est mon avis !)




1926



1926



1926



1927



1927



1927



1928



1928


Constantin Alajalov est mort en 1987.



De Bobritsky, je dois avouer que je ne sais rien sauf qu'il oeuvra également au New Yorker dans les années 20-30 ! Si quelqu'un a des informations, elles sont les bienvenues.




1926



1926



1926



1927



Liens
Pour des articles de la Boîte traitant du constructivisme, cliquez ici.

Pour voir les couvertures d'Alajalov à la une du Saturday Evening Post, cliquez sur l'image :


28 septembre 2006

LE MAGRITTE SANS PEINE






Leçon n°1 : Le solide et le gazeux




Leçon n°2 : Le petit et le grand




Leçon n°3 : Le minéral et l'animal




Leçon n°4 : L'animal et le végétal




Leçon n°5 : Le lourd et le léger




Leçon n°6 : L'ombre et la lumière




Leçon n°7 : Le vivant et l'inanimé




Leçon n°8 : Le réel et la peinture




Leçon n°9 : L'avant et l'après




Leçon n°10 : L'opaque et le transparent







On voit par là que la peinture de Magritte s'articule souvent sur le principe de l'inversion : ce qui est lourd devient léger, ce qui est solide devient gazeux, etc., et l'on pourrait trouver sans peine d'autres exemples pour l'illustrer.

La recette est simple, encore fallait-il en avoir l'idée. Et même s'il on peut trouver des précédents et des inspirateurs (Max Ernst, de Chirico), encore fallait-il penser à l'appliquer tel un système.

De toute façon, l'art de Magritte, qui est sans aucun doute le plus copié (voir par exemple mon article sur Rafal Olbinski), ne se résume pas à ces inversions. D'autres systèmes opèrent, se mélangent, et jonglent avec les obsessions graphiques du peintre.

En attendant de tous les décrypter, chacun peut s'exercer à composer une oeuvre en appliquant l'une des recettes magrittiennes évoquées ci-dessus. Et l'on verra que ce n'est pas si facile…

27 septembre 2006

SUR CE PONT SUSPENDU






Sur ce pont suspendu

nos vies s'enroulent

aux sarments de lierre



Matsuo Bashô (1644-1694)



Gravure sur bois,
Kawase Hasui, 1937.





25 septembre 2006

LES CASES DE FRED - MANDRAKE

Il tend ses mains, et la belle vahiné lévite en l'évitant.






Ou bien le grand méchant se retrouve réduit à la taille d'un Lilliputien de Swift.



Qui est capable de tels prodiges ?
Mandrake le Magicien !




Ce séducteur à fines moustaches gominées vêtu d'une tenue de soirée, d'une cape noire doublée de rouge et d'un haut-de-forme, tient son nom de la célèbre mandragore (mandrake en idiome grand-breton), plante herbacée de la famille des solanacées riches en alcaloïdes aux pouvoirs hallucinogènes. Ouais.






La mandragore a (ou aurait) une forme vaguement humaine et l'on prétend qu'elle poussait au pied des gibets grâce à la semence ultime des pendus…


A la fin, les anges du guet
M'auraient conduit sur le gibet.
Je serais mort, jambes en l'air,
Sur la veuve patibulaire,
En arrosant la mandragore,
L'herbe aux pendus qui revigore,
En bénissant avec les pieds
Les ribaudes apitoyées.


Georges Brassens, Le moyenâgeux.


C'était la séquence culturelle mortelle de la Boîte, revenons maintenant aux petites cases qui enchantèrent mon pote Fred pendant son enfance.







Lee Falk inventa le personnage de Mandrake en 1924, alors qu'il n'avait que dix-neuf ans. Il attendra juin 1934 avant de le proposer au King Features Syndicate*, qui acceptera aussitôt les aventures de ce magicien redresseur de torts. Lee Falk confiera alors le dessin à Phil Davis, dessinateur publicitaire.

Mandrake paraîtra d'abord dans la presse en comic strips quotidiens, puis en pages complètes hebdomadaires à partir de 1935 dans les suppléments dominicaux. À la mort de Davis en 1964, c'est Fred Fredericks qui reprendra le crayon. Au grand désespoir des véritables aficionados.

__________
* Voir dans mon article intitulé LES CASES DE FRED - MODESTY BLAISE ce que je disais à propos des syndicates.



Un célèbre illusionniste canadien des années trente s'appelait également Mandrake, Leon de son prénom. Il ne s'agit là que d'une coïncidence, et l'on dit que lorsque Lee Falk s'en aperçut, il demanda à Phil Davis de modifier les traits de son héros afin qu'il ressemble au magicien de cabaret.





Leon Mandrake



D'un autre côté, l'épouse de Leon Mandrake prit le pseudonyme de Narda, la fiancée du héros de papier.

En France, il y eut également dans les années 50 un illusionniste surnommé Mandrax qui, lui, s'inspira directement de la BD de Falk et Davis :








Mais revenons au plus célèbre des illusionnistes, Mandrake, le seul, le vrai.






Il est accompagné de deux personnages : Lothar et Narda.






Lothar est un ancien prince africain vêtu d'une peau de léopard, qui abandonnera ses fonctions pour entrer au service du magicien.

Copine de Mandrake, Narda est la princesse du royaume de Cockaigne situé quelque part dans les Balkans. Il s'agit, bien sûr, du célèbre pays de Cocagne où l'on trouve de tout en abondance. Ce mythe populaire généra nombre de contes, de peintures, etc. Mais ceci est une autre histoire, à propos de laquelle on trouvera quelques éclaircissements par ici.

Tout ça pour dire que Mandrake, à la classe internationale, ne pouvait être accompagné que par un prince et une princesse. Cette éternelle fiancée fait partie d'une longue lignée dont la plus célèbre est peut-être Dale Arden, compagne de Flash Gordon. En France et en Belgique, Flash s'appelait Guy l'Éclair et Dale devint Camille. La BD d'Alex Raymond vit le jour en janvier 1934, quelques mois avant la naissance de Mandrake. J'ai déjà évoqué ce passionnant sujet par-ci par-là, j'y consacrerai un article entier un de ces jours…






Bon allez, trêve de bavardages, voici de bien belles images de notre magicien favori avant de refaire dans le blabla historique.

Quelques planches traduites en français :









Quelques couvertures amerlocaines datées de 1966 et dessinées par Fred Fredericks :












Finie la rigolade, examinons - de manière désordonnée - quelques aspects de Mandrake.

J'avais consacré deux articles aux Daleks (LES DALEKS ATTAQUENT et DALEKS ET CYBERMEN). Dans le second, j'évoquais leur postérité dans Star Wars, sous la forme de R2D2.





Quant aux Daleks, leur origine est peut-être (sûrement) à rechercher chez Mandrake :








Notre ami justicier, qui reçut ses pouvoirs d'un lama
de Xanadu ( voir mon récent article sur cet autre lieu mythique), s'allia un temps avec une association luttant contre le crime, j'ai nommé l'Inter-Intel.

Et attention, cette asso c'est pas de la gnognotte, vu qu'elle dispose d'un moyen de communication révolutionnaire qui va peut-être vous évoquer quelque chose :





Une ligne téléphonique, mise au point par l'Inter-Intel, permettant d'échanger des informations. Trop fort, non ?


Mandrake a été plusieurs fois adapté à l'écran. Douze épisodes furent réalisés par la Columbia en 1939 sous la direction de Sam Nelson et de Nordman Deming. Un certain Warren Hull incarnait notre hypnotiseur favori.










On remarquera la disparition de la moustache. Si c'est pas de la magie, hein !

En 1965, Lee Falk souhaita qu'une nouvelle adaptation cinématographique fût filmée par Alain Resnais, grand amateur de BD. (Il me semble, d'ailleurs, qu'il existe un lien graphique entre le parc de l'année dernière à Marienbad et quelques images de Mandrake. Mais je n'ai pas le temps de me lancer dans cette recherche, ni de relire des ouvrages sur Alain Resnais.

Un an plus tard, Lee Falk concluait l'affaire avec Federico Fellini. Mandrake devait être interprété par le superbe, le génial, le fantaaassstique Marcellllooo. Le film ne vit jamais le jour.

On retrouve néanmoins Marcellllooo en Mandrake décati dans Intervista, avant-dernier film de Fellini tourné en 1987 :






Lee Falk créa en 1936 une autre BD-culte, dont je parlerai d'ici avant longtemps. Ah mais j'en vois dans le fond qui s'excitent ! Bein oui, il s'agit du Fantôme du Bengale…






Lien
La liste détaillée de tous les personnages de Mandrake le Magicien est ici.

23 septembre 2006

PETITES FLEURS

Pour B.A.

Une série de cartes postales au graphisme suranné pour Rosh Ashana, le Nouvel An juif. Avec couleurs vives, petites fleurs, oiseaux et paillettes.


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22 septembre 2006

LA BOÎTE À RÊVES - 6 - les textes

Un grand nombre de participants pour cette sixième Boîte à Rêves : au moins quarante-et-un dont certains ont posté plusieurs contributions.





Alors voilà, on vous propose une peinturlure un peu olé-olé, et les imaginations se débrident ! C'est pas joli-joli tout ça, hein…

D'abord figurent les textes non illustrés affichés sur des blogues, envoyés par courrier ou postés en commentaires (par les ceusses qui ne savent pas cliquer sur un lien indiquant une boîte aux lettres, hem !)

Ensuite, les images du Verrou qui ont été agrémentées de bulles de bande dessinée. Cliquez éventuellement sur les liens pour mieux lire les textes.



LES TEXTES


LUI : - Allez, on pique trois Pépitos dans le cagibi, personne ne le saura...
ELLE : - C'est trop tentant Albert, vous êtes fou !

Cali par ici et Cali par là.

Cette première participation reçue est aussi ma préférée. M'enfin si on peut remplacer les Pépitos par des Chats-Mâlo, je ne suis pas contre.

•••


LA MADAME : Donne moi la télécommande, j’affirme mon droit à ne pas vouloir regarder Laurent Ruquier.
LE MONSIEUR : Si c’est encore pour regarder Nikos, tu peux te brosser. Tais toi et passe moi le sel.

Olenka

•••

LANTERNE

LUI : – C'est ben frête icite. Pis j'avions mal au bras d'rester tout tordu en l'air. Si j'avions su qu'c'était ça "faire la pose", j'aurions pas accepté sa bourse, à c'Fragonard du diab' !

ELLE : – Ah bah, c'est un drôle de corps le Fragonard, mais pas mauvais bougre au fond ; et c'est toujours moins pénible que de faire la nourrice chez les aristos qui abusent de nous autres ! Mais arrêtez donc de bouger, vous allez me faire tomber !

S_CL

•••


VERROU TENDRESSE

La femme haletante : - Ahaa, Nicolas, prends-moi, glisse ta langue entre mes lèvres, entre toutes mes lèvres, aimes-moi fougueusement, enfièvre mon corps avec le tien, trouble mon regard, embue mon front de perles de sueur, que mes reins se creusent à la rencontre de ta virilité, mélangeons nos plaisirs, nos cris, nos humeurs ...

L'homme, en lui-même : - Putain de Dominique, pourquoi il a fixé ce verrou si haut !

VERROU PRATIQUE

LUI : - Voyez-vous, Madame, avec ce verrou en acier trempé, fixé avec des vis inoxydables et consolidé par l'entretoise installée dans le chambranle ...

ELLE : -Ah, le chambranle ... hummmm ...

Claudius

•••


— Ô, lapinou, serre-moi fort dans tes bras.
— Monsieur lapinou ! Sois plus polie sinon, tu la vois celle-là ? Tu vas te la prendre dans...

— Si j'attrape le connard qui a foutu l'interrupteur à cette hauteur...
— N'éteins pas la lumière ! Elle me fait un peu peur cette chambre ; j'ai l'impression qu'on n'est pas tout seuls...

MccRcMc

•••


Louis-Armand :
Et pourquoi, malheureuse, trouvé-je sous cette robe
une tapette à souris ? Suis-je un rongeur qui gobe
qui fouine et puis renifle un fruit si défendu ?
Aïe aïe aïe que je souffre, j'ai le doigt tout mordu !

Marie-Adélaïde :
Pardon mon doux Éros, mais je ne suis qu'une femme
prête à tout, oui à tout ! pour apaiser la flamme
d'un mari obsédé qui sans cesse m'assiège.
Laissez-moi vous ôter cet abominable piège...

32janvier

•••


ELLE : - Le saule vengeur y but trop, freine ! La part assez tamoule brûle du sang des roses et les baigneuses clignent d’un œil sentant la laine fraîche ! Si je vole ta Reine, crevez donc mon escarre, Paulette ! On n’aurait des corps chez l’amour sans peau, hélas ! Et lasse, pire il n’a de faire vexant de s’y presser, mais vers où ! VERS OÙ ?

LUI : - Ah ! Taisez-vous donc, pauvre insensée !
Je ne saurais souffrir plus longtemps vos débordements !
Maintenant que je vous tiens, n’ayez crainte, dans la pièce où je vous enferme vous aurez tout loisir de recouvrer calme et raison.

Ter

Vous pouvez peut-être relire cette participation pharmacienne….

•••


LUI : - Mais enfin Madame, je vous en prie, laissez moi sortir ! On m'attend en bas.
ELLE : - Oh restez, monsieur KA ! Personne ne parle de Lucrèce comme vous !

Ou bien elle dit : Mais pousse-toi, manant!
Il dit : Non Madame, n'ouvrez pas! Vous savez que Monsieur Barbe-Bleue l'a défendu...

Anita

J'aime bien la première ;-)

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ELLE : - Attendez Monsieur n’oubliez pas votre engagement, vous devez peler la pomme avant que nous la croquions ensemble.
LUI : - Il est trop tard madame, ce que vous sentez n’est pas un économe, la Pink Lady restera sur la table de nuit le temps qu’il faudra, vous aurez tout le loisir de la déguster ensuite.

Stanislas Bergamote

•••


ELLE : - Mmmmhh… où suis-je ?
LUI : - Zut, elle se pâme déjà… J’ai dû trop forcer sur la dose d’arsenic… Fermons vite ce verrou avant que quelqu’un ne la découvre…

Jeanne-Cécile B..

•••


Oh ! mon ami, déjà ! vous voulez me quitter ?
Ne la sentez-vous pas, ma gorge qui palpite ?
Dans mes yeux chavirés, cette langueur subite
Ne la trouvez-vous pas ? Je vous vois hésiter…

M’en aller, Madame ? vous n’êtes plus farouche !
Vos charmes m’ont ému, m’affole votre bouche.
Ce désir trop longtemps, vous l’avez voulu taire.
Se peut-il qu’aujourd’hui, j’ai l’heur d’enfin vous plaire ?
Je vous tiens contre moi, tremblante et frémissante.
Sous vos voiles de soie, vous êtes …ravissante.

Etes-vous sûre, elle dort, la petite soubrette ?
Voilà, je suis à vous, je pousse la targette…

Micheline

•••


LE VISITEUR : - Paméla, laisse-moi entrer dans la Boîte à Images.
PAMELA : - Non, Monsieur Ka écrit un nouveau billet, il ne faut pas le déranger.

Loopi

Je ne sais pas pourquoi, j'aime aussi beaucoup cette paire de répliques !

•••


LUI : - Justine, ma douce, ma vertueuse, ma tourterelle apprivoisée, qu'il te plaise d'adoucir ta fierté et rabattre ton orgueil, c'est assez, mon pauvre cœur se pâme, une fièvre m'enflamme, vivons, ma mie, ma douce mignonnette, ne méprisons pas la nature en ce beau mois de May où Flore ranime la verdure, laissons-nous guider par le cours de nos désirs et allons voir si la rose...

ELLE : - Donatien, t'as pensé à apporter tes menottes
et ton fouet ?

Ania

•••


LUI : - Ça y est, v'là ma poupée gonflable qu'y s'dégonfle
encore !! Où que j'ai rangé cette pompe, déjà ?
ELLE : - Ppchchchchch ...

Et aussi :

LUI : - Ça y est ! Comme me l'a suggéré le Professeur Frankenstein, j'ai réussi à implanter le clitoris de ma créature sur ce simple bouton !! Je vais l'avoir mon doctorat !!
ELLE : - Oooohhh !! Aaahhh !!

Yogi

•••


LUI : - Ho hisse. Eh attends, Jacqueline, avant de foutre les draps partout. Rends-moi un service : vérifie sur le plan de chez Ikea avec quoi il faut accrocher le Knut 240 dans le support Bradmeuk.

ELLE : - Oh, mon Jean-Louis, mets donc tout de suite le Brakdmeuk dans le Knut. On verra après.

Emmanuel

Quand ça sent le vécu comme ça, on n'a plus qu'à tirer l'échelle !

•••


ELLE : - Je m’en remets à vous, jeune homme au corps si vigoureux, qui surgissez de ma fenêtre. J’ai besoin de vous, prenez-moi en cet instant fou !
LUI : - N’ayez crainte, Madame la Marquise, je suis venu pour m’occuper de vous ! Je sens déjà cette intense chaleur nous gagner. Posez vos mains sur moi, je vais vous prendre dans mes bras et nous allons faire une chose délicate. Je vais devoir vous culbuter du balcon de la pièce voisine afin que vous atterrissiez dans l’herbe et fuyiez cet incendie démoniaque qui ravage votre château !

Victor O sur Points de suspension.

L'animateur d'ateliers d'écriture que je suis dans la vraie vie d'en dehors des blogues voudrait juste signaler que le mot vous revient six fois dans ce texte. À part ça, tout va très bien, Madame la Marquise.

•••


ELLE : - T’es ouf ou quoi ? Laisse béton ! Ca ne peut chémar… Chuis plus djeune ; j’pourrais êtr’ ta reum et j’te kiffe pas. T’es relou quoi ! Caillera quoi ! Arrête ou j’vais te mettre un coup de tela dans les yoks, mec !

LUI : - T’occupe, la greluche ! Pas d’esbroufe ! Arrête de jaspiner. J’ai le sexe en projet d’érection. Ça urge ! Mets-toi à loilpé, allonge-toi sur le pucier et en route pour le 7ème ciel. Je vais lourder la piaule, on s’ra peinards et y’en a pas pour
des plombes !

FG

Ma keupine F. qui côze le ziva. On aura tout vu, ici !

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ELLE : - Du calme! Je suis encore faible. Une semaine au lit, je douterais que vous le pussiez.
LUI : - Je n'aime pas attendre ma chère, il serait temps que vous le sussiez !

Thomas

Bon, Thomas, euh, comment dire… M'est avis qu'un p'tit paquet de cours sur l'emploi du subjonctif ne serait pas superflu. En plus, ça fournirait du boulot au noir pour tous les enseignants accros de la Boîte !

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ELLE :
Témoin de cet état, qui me pousse vers vous,
Et me fait ruisseler, humez ma main, mon Doux...

LUI :
Aux suaves jeux de l'amour, sa moiteur nous exhorte,
Mais son odeur ordonne qu'on ouvre cette porte!
Votre verrou réclame de tâter de ma clef,
Daignez qu'avant Madame, celui-ci soit ôté
Pour que de l'air d'été, plutôt que de vos miasmes,
Nos corps enamourés nourrissent leurs orgasmes.

Monsieur Doux Grabuge

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LUI : - ... une main au panier ? Ok, c'est comme ça qu'il fait Jordan, tu vois, c'est facile, mouvement souple, main légère, et paf, tu marques.
ELLE : - D'accord pour le basket, bon, euh... et le billard, tu connais ?

v/

Voilà, on leur explique les beautés du sport, et elles…

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ELLE : - Oh mon dieu ! C'est horrible ! Je ne peux souffrir la vue de...
LUI : - S'il vous plaît Josiane, ce n'est pas le moment de tomber en pâmoison, ça fait super mal : mon doigt est coincé dans le verrou, je vous rappelle...

cidrolin

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A mon avis, ce sinistre jeune homme chante une chanson de Gainsbourg :

Sait-on jamais où va une femme quand elle vous quitte
Qu'importe là ou ailleurs les verrous sont mis
Sait-on jamais où va une femme quand elle vous quitte
Qui disait cela
C'est c'que tu n'as jamais su
Sait-on jamais où va une femme quand elle vous quitte
Moi je le sais c'est au cours d'son procès
Landru


Et elle, comme elle a écouté du Renaud dans sa jeunesse, en entendant le nom de Landru, elle lui chante, au bord de l'évanouissement :

Je t'en prie me scie pas les os.

(Je m'étonne qu'à cette époque on connaissait déjà Landru, Renaud et Gainsbourg, mais bon...)

laurence

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— Mon ami, je vous en supplie, ouvrez donc là
Ce frigo, j'ai un désir fou de Nutella !

— Je ne veux plus vous voir partir, ma tendre et chère,
À vos réunions nocturnes de Weight Watchers !

Le petit Champignacien illustré

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ELLE : (ton implorant) - S'il te plaît, laisse-moi aller
dans la cuisine !
LUI : (ton paternaliste et réprobateur) : Non, tu sais bien que la mousse au chocolat ça te fait du mal. Je t'empêcherai de céder à la tentation !

Bob

Après un paquet de Pépitos et un pot de Nutella, voici la mousse au chocolat ! Sans compter un autre pot de Nutella dans un Verrou agrémenté de bulles de bande dessinées (voir plus bas). Et les Pim's ? Personne n'a pensé aux Pim's ?

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ELLE :
Ne m'abandonnez pas, mon doux et bel amant,
Je ne puis me résoudre à survivre sans vous.

LUI :
Quittez donc promptement ce regard larmoyant,
Je vous dis qu'hier soir, j'avais bu comme un trou.

Eldebaran

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Fragon :
De grâce, laissez-moi prendre congé Madame,
Brisons-là nos ébats, je rengaine ma lame.
Je veux de ce déduit quitter le doux combat
Que depuis cinq nuits je porte dans vos bras.
Il me faut, je le crains, ouvrir là cette porte,
En ôter le verrou, le tirer de la sorte
Qu’à jamais de vos chaînes je puisse me défaire.
L’espoir m’attend dehors, je le veux satisfaire.

Epectase :
Comment donc, déjà ? Vous vous portez vaincu ?
Si j’en crois votre ardeur à m’attraper le cœur,
Vous fûtes plus têtu dans les draps tout à l’heure.
Les hommes se dressent haut pour avoir le dessus,
Mais aussitôt repus ils oublient leurs manières,
Nous devons, solitaires, faire aboutir l’affaire.

Sébastien B.

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ELLE : - Voyons ! Théodore ! Ne stressez de la sorte ! Restez encore un peu, que diable ! On ne vit q'une fois ...
LUI : - Euh ..., Esther ... J'ai un affreux pressentiment. Laissez-moi y aller ...

Didier(?)

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ELLE : - Ah Hubert, je meurs d'envie de t'embrasser mais tu pues vraiment du bec...
LUI : - Pas de problème Eugénie, la salle de bain c'est par ici ?

Slanka

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ELLE : - Laissez-moi ouvrir ce cabinet et allez plutôt me chercher mes sels ! Il ne tambourine même plus à la porte. Jean-Honoré, vous m'entendez ?
LUI : - Cesser ce doux badinage et reprendre la pose pour ce fieffé coquin ? Qu'il aille au diable, Madame !

La Bacchante


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LES IMAGES

Cliquez éventuellement sur les liens pour mieux lire les textes




Chris

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— Bien, Je pense que vous avez intégré les bases, nous allons maintenant passer au tango bolivien, le plus difficile de tous.
— Ah mon cher Hubert, vous êtes décidément un excellent professeur !

Martin Granger

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Briscard

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Krysalia

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skoobeedoo

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M. LeChieur

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Xave

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Stefirst

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Kozlika

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Nuits de Chine

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Akinou

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Vroumette

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20 septembre 2006

LE PRÊTEUR ET SA FEMME DE QUENTIN METSYS - réédition

La Boîte à Images s'est refermée sans prévenir, j'en suis désolé !
Elle rouvrira vendredi matin sans faute, avec la publication
des textes de la dernière Boîte à Rêves.
En attendant, deux rééditions dont voici la seconde…



Cliquez sur l'image pour la voir en plus grand



Le Prêteur et sa femme par Quentin Metsys,
1514, musée du Louvre, Paris.



En ce début du XVIème siècle, les prêteurs, les changeurs, exercent une fonction de la plus haute importance. Le commerce est international, et les marchands ont besoin de convertir leur monnaie locale afin de travailler dans les pays qu’ils traversent. Quentin Metsys connaît bien ce monde : né en 1466 à Louvain, il passe l'essentiel de sa vie à Anvers qui est alors la capitale économique de l'Europe.


Les deux personnages sont placés de manière symétrique. Devant le changeur sont étalées des bagues, des perles, des pièces d'or qu'il est en train de peser. Sa femme abandonne sa lecture pour observer cette pesée. Entre l'homme et la femme, un miroir convexe. A l'arrière-plan, des objets posés sur des étagères et plus loin à droite, dans la rue, deux passants en grande discussion.

Il s'agit là d'une des première scènes de genre, qui allie la représentation de bourgeois et la nature morte. La méticulosité du dessin rappelle Van Eyck, alors que les visages sont influencés par l'Italie renaissante.

La robe de la femme est quasiment identique à celle que portait Marguerite Van Eyck, quand elle fut peinte en 1439 par son mari.







Ces personnages sont donc représentés dans des vêtements vieux de soixante-quinze ans. Certains historiens en ont conclu que cette oeuvre de Metsys pouvait être la copie d'une oeuvre de Van Eyck, aujourd'hui disparue. Hypothèse purement spéculative.

Le miroir convexe, qu'on retrouve dans plusieurs oeuvres flamandes, trouve peut-être son origine dans celui peint par Van Eyck derrière les époux Arnolfini.





Cliquez sur l'image pour la voir en plus grand




Là encore, des historiens ont fortement suggéré que le personnage reflété par le miroir du Prêteur et sa femme était Metsys lui-même, au prétexte que l'une des silhouettes de celui des Arnolfini serait un autoportrait de Van Eyck. On attend des preuves concrètes venant étayer ces deux hypothèses qui, pour l'heure, ne reposent sur rien.

Il est plus logique de penser - mais sans l'affirmer telle une vérité établie - qu'il s'agit là de la silhouette du commerçant venu changer son argent. À moins que ce ne soit - puisqu'il est bien vu de formuler d'oiseuses spéculations - celle de Jan Van Eyck !



On a coutume de dire que ce tableau est l'une des premières natures mortes. Hyperréalisme des objets posés sur la table, ainsi que sur les étagères. On peut d'ailleurs noter une astuce des peintres de natures mortes et des peintres de trompe-l'oeil toujours utilisée de nos jours : l'objet qui dépasse de son support. Ici, il s'agit de papiers pliés. Ce procédé, allié à un traitement exagéré des ombres et des lumières, permet de donner l'illusion de la profondeur.






Nature morte aux attributs des arts
par Jean Baptiste Siméon Chardin, 1766



Mais au-delà de la scène de genre, Le Prêteur et sa femme est une critique sociale dans la lignée de la pensée humaniste d'Érasme*, ami de Metsys. Car à y regarder de plus près, qu'y voit-on ?

Un changeur, dont l'épouse détourne son regard d'un livre religieux (une Vierge portant l'Enfant Jésus est représentée sur la page de droite), pour observer l'or qu'il pèse.






Ce changeur tient une balance, évocation du Jugement dernier.






Devant lui, des perles, symbole de la luxure.






Derrière, une carafe et un chapelet rappelant la virginité de Marie (la lumière traverse la carafe d'eau sans la détruire, de la même manière qu'elle traversa la Vierge sans la déflorer afin qu'elle donne naissance à l'Enfant Jésus).






Une orange et une bougie éteinte signifiant la pourriture, la mort inévitable, et le péché originel.






Un vieil homme faisant la leçon à un jeune.







À l'évidence, c'est l'envie qui est condamnée ici. La convoitise qui détourne des saintes Écritures.

Le sujet de ce Prêteur et sa femme puise peut-être sa source dans le Saint Éloi réalisé par Petrus Christus

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On trouve maintes copies et interprétations du Prêteur de Metsys, dont deux exécutées par Marinus van Reymerswaele :





Le Prêteur et sa femme , 1539




Le Banquier et sa femme



Plus tard, Metsys traitera à nouveau le sujet avec Les Usuriers, en y ôtant toute référence religieuse. Ce tableau est construit selon la même mise en page que Le Prêteur et sa femme , mais présente quatre personnages très caricaturaux. (Je n'en ai malheureusement pas trouvé de reproduction sur le ouèbe.)


Dans un genre différent, Le Prêteur et sa femme figure au Cahier des charges de Georges Perec pour la rédaction de La Vie, mode d'emploi.



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* Érasme : voir note explicative au bas de l'article intitulé la Duchesse d'Alice.

19 septembre 2006

LA DUCHESSE D'ALICE - réédition

La Boîte à Images s'est refermée sans prévenir, j'en suis désolé !
Elle rouvrira vendredi matin sans faute, avec la publication
des textes de la dernière Boîte à Rêves.
En attendant, deux rééditions dont voici la première…




Sir John Tenniel, premier illustrateur en 1865 des Aventures d'Alice au Pays des Merveilles de Lewis Caroll, représenta la Duchesse sous ces traits :






La coiffe moyenâgeuse et le visage caricatural viennent directement du Portrait d'une vieille femme, peint par Quentin Metsys entre 1525 et 1530.






C'est la raison pour laquelle, référence à Tenniel, cette oeuvre est aussi appelée l'affreuse Duchesse.


Ainsi, il est un fil qui relie l'anglais Tenniel au flamand Metsys. Un fil seulement ? Tirons dessus pour voir…

C'est sûrement la lecture de l'Éloge de la Folie, composé par son ami Érasme, qui donna à Metsys l'idée de ce sujet :

Mais le plus charmant est de voir des vieilles, si vieilles, si cadavéreuses qu'on les croirait de retour des Enfers, répéter constamment : « La vie est belle ! » Elles sont chaudes comme des chiennes ou, comme disent volontiers les Grecs, sentent le bouc. Elles séduisent à prix d'or quelque jeune Phaon, se fardent sans relâche, ont toujours le miroir à la main, s'épilent à l'endroit secret, étalent des mamelles flasques et flétries, sollicitent d'une plainte chevrotante un désir qui languit, veulent boire, danser parmi les jeunes filles, écrire des billets doux. Chacun se moque et les dit ce qu'elles sont, archifolles. En attendant, elles sont contentes d'elles, se repaissent de mille délices, goûtent toutes les douceurs et, par moi[la Folie], sont heureuses.

Éloge de la Folie
, chapitre XXXI, Érasme, 1508 (voir note en bas de page).

Quant au portrait lui-même, il est inspiré d'une série de caricatures signées par Léonard de Vinci vers 1490 :












La coiffe dessinée par Vinci, inconnue en Italie, était à la mode en Flandre dans les années 1430-1450. C'est la même qu'on peut voir sur la tête de l'épouse Arnolfini peinte par Van Eyck en 1434 (voir mon article intitulé LES ÉPOUX ARNOLFINI) :





ainsi que sur le portrait de Marguerite Van Eyck peint en 1439 :






D'autre part, le dessin de Vinci rappelle fortement une miséricorde anglaise en bois sculpté de l'église de Ludlow (Grande-Bretagne), qui daterait de 1440.






Selon l'historien Erwin Panofsky, cette représentation trouve ses origines - ainsi que plusieurs autres thèmes traités par les arts décoratifs anglais - dans l'art flamand.


L'anglais Sir John Tenniel s'inspire en 1865 d'un tableau de Quentin Metsys ;
le flamand Quentin Metsys s'inspire, entre 1525 et 1530, d'une caricature de Vinci ;
l'italien Vinci s'inspire du flamand Van Eyck ou d'une sculpture anglaise du XVème siècle ;
la sculpture anglaise s'abreuve à la source flamande.

On croyait dévider une pelote, on se retrouve avec une boucle dissimulée sous la coiffe d'une affreuse duchesse !




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* Érasme (Rotterdam, 1469 - Bâle, 1536), est l'auteur de l''Éloge de la Folie. Publié en 1511, ce texte satirique reprend le principe de la Nef des Fous de Sébastien Brant édité en 1494 (voir mon article à propos de LA CHUTE D’ICARE de Bruegel), en se moquant des philosophes, des théologiens, des rois et des courtisans.

À cinq cents ans de distance, l'ouvrage a gardé tout son sel. Qu'on en juge par ces quelques lignes extraites de la préface, rédigée par son auteur en 1508 :

À qui me reprocherait de mordre, je répondrais que l'écrivain eut toujours la liberté de railler impunément les communes conditions de la vie, pourvu qu'il n'y fît pas l'enragé. J'admire la délicatesse des oreilles de ce temps, qui n'admettent plus qu'un langage surchargé de solennelles flatteries. La religion même semble comprise à l'envers, quand on voit des gens moins offusqués des plus gros blasphèmes contre Jésus-Christ, que de la plus légère plaisanterie sur un pape ou sur un prince, surtout s'ils mangent son pain.





Portrait d'Érasme par Quentin Metsys, 1517



Liens

Le texte intégral et en anglais des
Aventures d'Alice au Pays des Merveilles
.
Les reproductions des dessins de Tenniel y étant de mauvaise qualité, on préférera les regarder sur le Victorian web.

14 septembre 2006

LA BOÎTE À RÊVES - 6 - proposition


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Contraintes d'écriture

À partir de cette peinture, écrire deux répliques. L'une pour l'homme, l'autre pour la femme.

• L'ordre des répliques est indifférent, c'est à vous de voir.
• Leur longueur peut aller de cinquante à sept cents signes (espaces compris).


Modalités de participation et de publication

• Les personnes intéressées peuvent publier leurs textes et l'image sur leur blogue éventuel ; dans ce cas, elles devront faire un lien vers cette page de la Boîte et m'avertir par courrier électronique de leur parution ;
• les ceusses qui ne possèdent pas de blogue ou ne veulent pas y publier leurs textes peuvent me les envoyer par courrier électronique ;
• ils devront être publiés ou postés au plus tard le lundi 18 septembre 2006 à 23h 59 ;
• une page de la Boîte à Images récapitulera, avec les premiers mots en amorce, la liste des textes publiés sur des blogues ; elle affichera également l'intégrale des textes adressés par courrier.

Allez hop ! À vos claviers !

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